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CHAPITRE IX

De la flexion (1), ou diffraction.

$. 125. Je ne dirai rien de la flexion ou diffraction ; sinon , qu’en l’envisageant sans pénétrer dans les détails, il est difficile de n’y pas reconnoître des attractions et des répulsions exercées à quelques petites distances inégales. Un rayon d’un diamètre fini , étant mû parallèlement à la surface d’un corps attractif, doit , à une petite distance , éprouver dans ses diverses molécules , selon leur situation , des attractions et des répulsions ; partant aussi des déviations variées.

Sous ce point de vue général , le phénomène correspond si bien à la. théorie , que nous avons cru ne pas devoir négliger d’en faire la remarque.

Mais nous n’ignorons pas, qu’en ce moment, d’habiles observateurs s’occupent à rechercher

(i) Ce mot a été substitué à propos, par M. Brouoham, au mot à' inflexion. Ce dernier a pour opposé la déjlexion.

APPLICATIONS. LTV. II. 345

les lois du phénomène ; et nous devons attendre de connoitre les résultats de leurs travaux , avant de songer à faire l’application de de uos principes à des lois peut-être encore imparfaitement déterminées.

1 24. Je crois toutefois devoir dire un mot de plus sur ce phénomène , observé avec tant ; de sagacité et si ingénieusement discuté par

M. t’aiiSNEL (i).

Si l’oti admet quelque influence des molécules lumineuses les unes sur les autres , je Crois que l’on n’aura pas besoin de recourir à l’ondulation pour expliquer ces nouveaux faits»

Un ravon, qui en croise uij autre sous un petit angle , doit agir strr ses molécules et les faire dévier. Chaque couleur , en ce cas , doit lavoir sa déviation propre.

Lorsqu’un corps opaque est plongé dans un rajon solaire , ses bords devieuuent des centres de flexion ; quelques molécules sont défléchies par ces centres , devenus pour elles centres de répulsion ; d’autres sont infléchies par attraction. On peut donc envisager ces points extrêmes comme de véritables centres d’émission lumineuse.

(i) Ann. de c him. et de phye. f T. 1 , pag. a3g,

346 3. 4 TRAITÉ. QUELQUES NOUVELLES, etc.

Cela étant entendu ; si l’on substitue aux nœuds et aux ventres des ondes supposées ( 1 ) ; les dispositions alternatives d’attraction et de répulsion de chaque molécule sur sa trajectoire ($. 111 .) j on aura les mêmes résultats qu’a obtenus le savant auteur de cette théorie ondulatoire.

En effet , les molécules parties sensiblement d’un même centre ont pour trajectoires les rayons d’une même sphère. Toutes sont mues avec la même vitesse. Toutes ont des dispositions alternatives, ou accès, qui diffèrent pour ’ chaque couleur , mais qui sont les mêmes pour une seule et même couleur. Par conséquent, celles d’un rayon éprouvent tour-à-tour, en deux sens contraires, l’inQuence du rayon voisin; et cela à des intervalles égaux. Il n’en faut pas davantage pour l’emploi de la théorie nouvelle dans le système de l’émission.

Je soumets à l’examen des physiciens ce point de vue du phénomène , qui me semble digne de leur attention.

(1) En particulier dans la fig. 1 , du mémoire que je viens de citer , où les points A et B représentent les centres d’émission formés par les forces attractives et répulsives des bords extrêmes du corps opaque.

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