V. 33. Avayssa, traduit dans Raynouard par avaisse
nd
M. Chabaneau se demande si ce ne serait pas l’amandier
Le mot se retrouve dans Du Cange (Henschel) s. u. Vaischa : arboris minutioris species. Dans une charte de 1332 on trouve: de Vaychiis et aliis arboribus uiridibus, exceptis....... arboribus fructiferis. Charte de 1341 : cum quibusdam Vayshis et aliis minutis arboribus modici
ualoris.
Dans le Tresor doi Felibrige de Mistral on trouve les
vaisso, baisso (g.), abaisso (rouerg.)
formes suivantes : (bas-lat. vaxa) avec le sens de « coudrier, noisetier en
Rouergue et en Velay ». Toujours d’après le Tresor vaisso blanco désigne l’alizier blanc en Rouergue.
M. Behrens {Zeitschrift für rom. Phil. xui, 413) après avoir cité l’article de Mistral et donné de nombreux
exemples de la prothèse de a, ajoute que l’étymologie de
avaissa est encore à trouver.
Kærting (Lat. Rom. W. 2% édit.) propose la racine ger-
Le) manique wahs, qui a le défaut d’être trop générale. On
peut se demander s’il ne vaudrait pas mieux songer au lat. uascus, a, um, courbé, tordu, dont la forme féminine
uasca (s. e. arbor ou uitis) aurait donné le bas. dat. vara (cité par Mistral, mais absent dans Du Çange, au moins avec ce sens) et le prov. vaissa : quant à la prothèse de la, rien de plus commun.
Il semble que le mot, comme il arrive pour des noms de plantes ou d'arbres, ait eu des sens divers suivant la contrée où il est employé. L'exemple de Daude de Pradas cité par Raynouard /Lex. Rom. v, 471, 2) prouve qu’il désigaait une sorte de raisin {sauvage?). R. de Vaqueiras : una pruna d’avays (ibid.)
Rien dans l'expression de B. Alanhan ne nous permet de préciser le sens que peut avoir le mot dans ce passage.