‹ Deuxième collection Camille LecuyerChapitre 49 sur 77 · PLANCHE XLVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XLVIII

1. Jeune femme assise sur un rocher. — Elle est complètement drapée et appuie le bras droit sur

le rocher. Le visage, d une beauté régulière, regarde tranquillement en avant. Tanagre. Hauteur :

Cette figurine, ainsi quun certain nombre de celles qui précèdent et qui suivent, nous donne sur la coiffure des femmes des renseignements intéressants. M. Lecuyer a recueilli le plus de variétés qu’il a pu et au besoin a fait reproduire ses statuettes sous plusieurs aspects afin d’apporter une contribution à cette partie de 1 archéologie. Nous avons déjà signalé cette petite pièce d’étoffe dans laquelle les Grecques enveloppaient leurs cheveux et dont l’arrangement différait suivant la mode ou la fantaisie individuelle. Ici elle offre une bordure gaufrée, prend les cheveux comme une calotte ronde et laisse échapper par derrière un petit catogan, tandis que par devant on aperçoit les bandeaux sur le front et sur les tempes.

2. Jeune femme agenouillée. — C’est la statuette de la planche 47, n° 2; cette fois le visage est de face et le buste de trois quarts, tandis que c’était le contraire précédemment.

3. Jeune femme assise sur un dé carré. — Elle est. assise a droite et se tourne vers sa gauche, le regard dirigé en bas et considérant quelque chose avec attention. Elle appuie sa main gauche sur le bord du banc de pierre, la droite est enveloppée dans l’himation qui ne couvre que le bas du corps. Tunique à manches très courtes, serrée au-dessous des seins. Tanagre. — Hauteur : o m. 22.

Les cheveux sont ramenés vers le sommet de la tête, où ils s’épanouissent frisés en boules. Ce n’est plus une sorte de bonnet que forme comme précédemment le foulard dont nous nous occupons, mais un bandeau extrêmement large.

Aussi bien que leur coiffure, la chaussure de nos figurines appelle quelques remarques. Elle n’est, pas extrêmement variée, bien que dans la vie ordinaire elle dût offrir bien des formes différentes. Dans le septième mime d’Hérondas, deux femmes s’en vont chez un cordonnier pour faire leur choix : celui-ci leur énumère tous les genres de souliers qu’il tient à leur disposition, et cette énumération ne remplit pas

1. Aphrodite, p. 356 sq. — a. W. Frœhner, Terres cuites d’Asie, pl. a7, et Collection J. Gréau, 1886, pi. Si. Cf. mes Terres cuites grecques, pl. ia, fig. 1. — 3. Christodore, Descript. stnt.,y. 78 sq. : "Ay/t oà Kj-pi; IXapr.iv IXeiSs oè viipojw yaXzôi ’AyXa% gaOiptyyaî....

moins de cinq vers1. Naturellement il est assez difficile de dire exactement à quoi correspondent tous ces noms, comme nous sommes parfois embarrassés d'autre part pour dénommer les chaussures que nous montrent les monuments. Dans notre ouvrage nous avons déjà rencontré les bottes qui conviennent aux chasseurs, à tous ceux qui marchent dans les pierres et les broussailles et qu’on appelle les endromides ; la simple semelle que maintient un jeu plus ou moins compliqué de courroies entourant le pied et le bas de la jambe, ce sont les sandales. Ici nos trois figurines portent des souliers en cuir fin, — que nous avons déjà vus ailleurs — et qui ne paraissent avoir eu qu’une semelle très mince. Ce sont peut être des embades, mais le nom n’est pas sûr : certains archéologues voient dans les etnbades une variété de Vcndromidc.

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