‹ Deuxième collection Camille LecuyerChapitre 50 sur 77 · PLANCHE XLIX · texte numérisé non relu

PLANCHE XLIX

1 et 2. Jeune femme debout appuyée sur un cippe. — Ce n’est pas une petite besogne que de décrire toute ces jeunes femmes de Tanagre si semblables entre elles et pourtant si différentes. Peut-être faut-il laisser quelque chose au plaisir des yeux et à l’admiration individuelle, surtout lorsque les statuettes sont comme ici reproduites de divers côtés, et se borner a signaler le trait caractéristique de chacune d’elles. Celle-ci, debout sur la jambe droite, la gauche mobile, s’appuie sur un cippe et a le bras replié derrière le dos. Les joues rondes annoncent la fleur de la jeunesse; la chevelure est couverte d une calotte qui laisse déborder des bandeaux ondulés et d’où s’échappe par derrière un anneau formé de deux boucles dont les extrémités sont rentrées sous l’étoffe. L’himation est plissé autour du bras gauche d’une façon très originale; sous l’aisselle un pan qui descend verticalement. De tous les points où la draperie est arrêtée ou tendue rayonnent en éventail des plis magistralement accusés, lanagre. Hauteur : o m. a3.

3 et 4. Jeune femme debout. — Le poids du corps porte sur la jambe gauche, la droite étant mobile. Elle a comme sa voisine l’un des bras derrière le dos, mais l’autre collé contre le corps remonte vers le menton en tenant la draperie. L’étoffe, qui moule le corps, est sillonnée de plis aussi justement, aussi fièrement indiqués que ceux de la statuette précédente, mais moins nombreux et moins pressés. La statuette n’a pas de point d’appui et l’attitude ainsi que le jet de l’himation a quelque chose de décidé et de viril. La chevelure, très riche, est partagée en torsades qui vont se réunir par derrière en un chignon circulaire; elle est ceinte d’une mitra assez étroite. — Hauteur : o m. az5.

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