I. PI. D,fig. 3. — a. T. Il, ch. IX
les coroplastes observaient la nature. Toutefois, la règle n’est pas absolument constante'. lanagre. — Hauteur : o m. 2i5.
Cette jeune fille est solidement charpentée, elle offre des formes d’une plénitude et. dune vigueur remarquables.
2. Jeune fille agenouillée. — Elle aussi tient un petit sac qui nous montre qu’elle est dans l’âge ou l’on n’a pas encore renoncé aux jeux de 1 enfance ; mais, pour le moment, elle ne s y livie point. Elle a posé à terre un grand vase à deux anses élevées sur lequel elle s’appuie. Elle se. penche en avant et elle regarde de face avec attention. Les cheveux, serrés par une ténie, sont relevés par-dessus de chaque côté, suivant un usage qu’on pourrait noter assez fréquemment, dans cette collection; noués par derrière, ils laissent tomber une large natte carrée par le bout. Tanagre. Hauteur : o m. 2o5.
Si l’on voulait chercher ce qui distingue cette superbe figurine de ses voisines, on trouverait sans doute que c’est le sentiment intense de la vie. Le sein, l’épaule, le visage, paraissent photographiés, non d’après une terre cuite, mais d’après nature; la bouche et les yeux sont vivants.
PLANCHE LXY
1 et. 2. Joueuses d’osselets. — Il est inutile de décrire séparément ces deux figurines, tant elles se ressemblent malgré quelques différences. La principale consiste dans le costume : 1 une a la tunique et l’himation et ne montre qu’une partie de l’épaule et. l’un des seins; 1 autre n a que 1 himation, et tout, le haut du corps est dévoilé. C’est ainsi que les coroplastes savent varier l’intérêt plastique de leurs figurines. Des deux côtés les formes sont pleines et vigoureuses, le visage d’une beauté régulière et sévère. Les exemplaires précédents nous ont déjà fait connaître le geste du bras droit, qui vient de lancer les osselets et qui se retire en arrière, ou qui va les lancer. Tanagre. — Hauteur des deux figurines rom. 17.
PLANCHE LXYI
1. Jeune femme agenouillée contre un rocher. — Elle est adossée à une paroi rocheuse dont une proéminence sert d’appui à son bras gauche; le droit est retiré en arrière dans un geste qui ressemble à celui des joueuses d’osselets, mais qui me paraît ici être un geste d’étonnement. Elle incline légèrement la tête et regarde fixement devant elle. Costume usuel. Dans les cheveux une ténie que recouvrent des bandeaux sur les tempes. — Hauteur : o m. i65.
Bien que l’attitude ne soit pas sans analogie avec celle des joueuses d’osselets, il semble bien que le sujet diffère. La jeune femme, en se laissant tomber à genoux, a cherché un appui; le regard mélancolique est. dirigé au loin. Peut-être s’agit-il d’Ariane, qui, sur le bord de la mer, constate son abandon.
Le rocher est de la même facture que celui de la planche 20, n" 1 .
2. Jeune femme agenouillée près d’un rocher. — Elle porte le costume usuel; l’épaule et la moitié du sein droit sont nus. Dans les cheveux, qui tombent par derrière en deux nattes plates, une ténie dont les deux bouts flottent sur les épaules. Elle pose la main gauche sur une éminence rocheuse sans s’y appuyer, car le corps est incliné vers la droite; elle retourne et relève la tête et regarde en haut. —
Le corps est solidement construit; les joues, pleines, ont toute la fleur de l’adolescence. Cette rondeur du visage, ce velouté de la chair est un des charmes que présentent parfois les jeunes filles de Tanagre’.
1. Première Collection Lecurer, pl. C*, Gg. 3. — a. V. une statuette de la collection de Clercq, dans O. Rayet, Monuments de l’art antique, a* livr., pl. X, fig. i.
TERRES CUITES ANTIQUES TROUVÉES EN GRÈCE ET EN ASIE MINEURE