CHLORU RATION ET DENSITÉ DE L'EAU DE MER
|iai' lo Laboratoiri' C.i'iilial de Christiania cl (Mail conservôo dans des iiilics de verre scellé. La tilr;dion des échanlillons étail corriiit'c d'a|»n's la diirér(>nce entre la titration diroctf de l'eau iiorinalc ainsi ohtenne d \r litre de cette (\aii normale donné par le Laboratoire Oïdial. Eidiii la pliijiart des tilrations ont été faites deux lois. Je n'insiste pas snr les ddails de la méthode, ni sur les précautions qu'il Tant prendre, car toute cette tpieslion a été lon!.;uem(Mit traitée déjà dans des ouvrai^cs spt'ciaux. en particulier par ^1. L.-Cî. Sabrou dans son « |{ap[)orl sui' les iiM'Iliodes d'analyse en usaj^e dans les laboratoires du Conseil inl<'rnati(iiial pcrma. nent pour l'exploration de la mer » [Bulletin du Muaéc ucranoiiruiiliniiip (If Monaco, 30 décembre 190i).
Dans les tableaux qui suivent, je représente par :
Cl, le poids de chlore en i^rammes contenu dans 1 000 grammes d'eau de mer.
Salinité, le poids total en graimnes de la matière solide dissoute dans I OOOgramnK's d'eau;
17?, la densité à 0°, en jirenanl comme base l'eau distillée à '1" C. (ces deux dernières valeurs, salinité et oi, ont été prises d'après Cl dans les tables de Knudsen {Hydro(jraphical Tahle^ Copenhagen, litOl) ;
c', la densité à la température m situ 9, calculée sur les courbes de dilatation de I'cvtu de mer de ^L Thoulet;
/.c', la densité in si/u, en tenant comjjte du coeffîcientdc compression n correspondant à la profondeur à laquelle l'eau a été puisée (J. Tbonlet, Ocêanof/rap/iit' statique, p. 'MW ).
La longitude est conqttée à partir de Greenwich.
C/t/oruratio/i et densité des eau. r ilc nier de surface. — L(<s valeurs de la chloruration et de la densité de l'eau de me)- de suilace i\\w nous |)ublions dans les tableaux suivants complètent les valeurs rapporté(>s par le voyage de la " Belgica » et celui du <( Français ».
Uans le d»Hroil de Di'ake, la densité /// situ de l'eau de mer va en croissant jusqu'aux Shetlands du Sud. Au voisinage Aw cap Ibun. pai' L = aSolO'S et C. = 67oO'2'W, elle <'st de 1.02031. et, en vue de lil.- Smith, |)ar L = 02ol:rS et rT=r)3o02'W, elle est d." 1,02730. Tout près du cap llorn, à une vingtaine de milles des terres, la densité de l'eau
38 ROUCH. — OCÉANOGRAPHIE PHYSIQUE.
tlo mer est plus faible : 1,02575 par L = 5()0 3i'S et G= (wo.'ÎO'W, le 10 décembre 1908. Dans notre traversée de retour, le l^r février 1!»10, h une vinij,taine de milles du cap Pilai-, nous avons noté aussi une diniinution très appréciable de la densité, 1,02500, alors que plus au larye nous observions 1,02020 et des chiffres plus forts. Ces deux échantillons du 11) décembre 1908 et du 1^^ février 1910 étaient à des températures assez élevées, et ce n'est pas simplement le voisinage des terres qui diminue leur densité, mais probablement aussi l'intluence de la hranche sud du courant de Humboldl, qui suit de très près le rivage du Chili et de la Terre de Feu, et qui amène jusqu'au sud du cap llorn les eaux plus légères et plus chaudes du Nord.
Dans les canaux de la Terre de Feu et le détroit <le Magellan, la densité est notablement inférieure à celle {|u'on observe en pleine mer. Dans la baie Ponsomby, nous avons mesuré 1,02383 et dans le long Reach 1,02274. L'influence des glaciers et des ruisseaux si nombreux, qui se jettent dans la mer dans ces parages, est évidente.
Dans le détroit de Bransfield, d'après ntjs observations de 1908 et de 1909, la valeur moyenne de la densité est de 1,02730. Dans l'est du détroit, vers l'île Bridgman et l'île du Roi-George (observations du 24 décembre 1909), la densité est encore plus forte (1,02700 environ).
Daus l'intérieur de Port-Foster (île Déception), la densité est normalement plus faible que dans le détroit de Bransfield, et cette différence de densité cause dans la passe un courant vers le détroit que nous avons observé plusieurs fois. Le flot est en général faible, tandis que le jusant est fort.
Dans la baie de l'Amirauté (île du Roi-George), la seule valeur que nous avons observée à la surface, 1,02770, nous paraît anormalement forte, surtout si l'on considère qu'à 50 mètres de profondeur elle n'est que de 1 ,02757. La densité serait ainsi au milieu de la baie plus forte que dans le détroit de Bransfield, ce qui send)le, a /ir/i)n\ inexact.
Dans le détroit de Gerlache, la densité, 1,02720, est moins forte que dans le détroit de Bransfield. Le voisinage des glaciers la fait diminuer encore dans le chenal de Roosen et dans le chenal Peltier.
Au voisinage de la Terre de Graliam, en janvier, par 05° environ de