LISTE DES SONDAGES
■ 9 lo
Position géographique.
Au Nord de l'île Smith
Entre l'île Smith et l'île Snow
Détroit de Bransfield
— — (près l'île Bridgman) .
Ile Déception (au milieu de Port-Foster) . . . Baie de l'Amirauté (au milieu de la baie)..
— (à l'entrée de la baie)
Détroit de Gerlache
Chenal de Roosen
Chenal Peltier
Chenal de Lemaire (entre l'île Krogman et
l'île Petemian)
Chenal de Lemaire (entre l'ile Krogman et
la Terre de Graham)
Chenal de Lemaire (entre l'île Peterman et
la Terre de Graham)
Au large des îles Biscoë
Près des îles Biscoë
Baie Matha
Au large de l'île Adélaïde
Baie Marguerite
Entre l'ile Adélaïde et la Terre Alexandre .
Au large de la Terre de Graham
Latitude.
SS
ude est
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Profondeur en
mètres.
Nature
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l'on
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du fond.
2 800 Pas de fond.
Vase et cendre.
Vase.
Vase.
Vase et cailloux.
Vase et gravier.
Roche.
Pa. de fond.
Roche et sable.
Pas dt fond.
Vase.
Vase.
Roche.
Roche.
Vase et gravier.
Vase.
Roche et vase.
Roche.
Roche.
Vase.
Vase.
Vase.
Roche.
Vase et gravier.
Vase.
Roche.
Roche.
Roche et sable.
Vase et gravier.
Roche.
Roche.
Roche.
Roche et vase.
Roche et vase.
Roche.
Roche.
Roche.
Roche.
Roche.
Sable et vase.
Roche.
Vase sableuse.
Roche et vase.
Roche et vase.
LISTE DES SONDAGES (Suite).
Position géographique.
Dans l'Océan Antarctique.
(au nord de l'île Pierre-Ier) . . .
Latitude.
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6qo
6qo
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IV d' fond.
Nature du fond.
Roche.
Vase et cailloux.
Roche.
Roche.
Roche et vîise.
Vase.
Roche.
Pendant le voyage du » Pourquoi Pas? » dans l'Antarctique, la température de l'eau de mer de surface a été mesurée plusieurs fois par jour. Ces observations étaient faites, en même temps (|ue les observations météorologiques, par MM. Nozal et Boland et par moi-même. Pour faire ces mesures, nous puisions un seau d'eau à l'avant du navire, en prenant toutes les précautions d'usage, et la température était mesurée aussitôt à l'aide d'un thermomètre à grande échelle, rigoureusement étalonné avant le départ de l'Expédition, et dont le zéro fut souvent vérifié pendant notre séjour dans l'Antarctique.
Pendant l'hivernage du « Pourquoi Pas? » à l'île Petermann, la tempé- /ature de l'eau de mer de surface était mesurée une fois par jour, à midi, par M. Nozal. L'eau de mer était alors puisée dans une petite anse à proximité de Port-Circoncision.
Pour chaque observation, la position du navire est donnée en latitude et en longitude à partir de Greenwich d'après les cartes de M. Bongrain. Nous donnons aussi l'état de la mer et des glaces, suivant les remarques consignées sur le journal de bord par les officiers de quart.
Première campagne d'été (i 908-1 909). — Dans les canaux de la Terre de Feu au mois de décembre, l'eau est plus froide qu'au large. La température est voisine de 7», tandis qu'au sud du cap Horn et à l'ouest du cap Pilar elle dépasse 8^. Le 10 décembre 1908, à 0 heures du soir, par L= :i()0 34'S et G = (i7o30'W, la température de l'eau de mer est encore à 8». Le 21 décembre à 2 heures du soir, par L = tifolT'S et G =: 66o22'W, la température de l'eau de mer est à 1°, et elle ne varie plus ensuite jusqu'aux terres du Sud. Comme tous les navigateurs qui ont traversé le détroit de Drake, nous observons donc une baisse rapide de la température de l'eau de mer entre le 57^ ol le (31^ degré de latitude.
Il ne laut pas s'étonner que, lors(|ue nous naviguions au milieu des glaces, la température de Teau de mer ail diileré (lun degré entre des points très rapprochés, car le passage d'un iceberg ou le voisinage d'une plaque de glace en fusion causent des troubles accidentels dans la répartition des températures. Il faut tenir compte aussi que, prndaiil les journées claires des mois d'été, dans les endroits où les glaces ne sont pas très denses, la température (le l'eau de mer a une variation diurne qui peut atteindre 1°. C'est pour ces raisons qu'une observation isolée n'a pas une grande signification et qu'il faut raisonner sur la moyenne de plusieurs observations.
Dans le détroit de Branslield, au voisinage des Shetlands du Snd, et dans le nord du détroit de Gerlache, la température de l'eau de mer est voisine de 1° au mois de décembre. Au mois de janvier, le long de la Terre de Graham, à l'île Petermann, elle est légèrement inférieure à 0" (moyenne: — 0°, 3 à l'île Petermann du 4 au 12 janvier). Au voisinage des îles Biscoë et de l'île Adélaïde, elle est de II» on moyenne, tandis (lu'an large de l'île Victor-Hugo elle atteint 1°. Pour la baie Marguerite, au mois de janvier, la moyenne de 16 observations nous donne — Oo,o ; dans la baie Matha, le l^r février, la moyenne de o observations donne — 00,6.
Entre l'île Adélaïde et la Terre Alexandre-I^"^, la température diminue à mesure que l'on avance vers le Sud. Au voisinage de la baie Marguerite, jusqu'au (J8e degré de latitude, elle reste dans les environs de 0», mais au sud du (ISe degré, où l'on rencontre en général le pack, elle descend rapidement à — |o, et, au milieu du j)acU qui entoure la Terre Alexandre-I^r, on mesure en moyenne — \°,2. La température minimum de l'eau de mer que nous avons observée pendant la première campagne d'été n'a pas été inférieure à — lo,3.
Nous avons observé plusieurs fois, à l'entrée de la baie Marguerite, une sorte d'îlot d'eau relativement chaude (0°, 5 à0o,8), alors que l'eau dans la baie et au sud était inférieure à 0°. Cet îlot d'eaux chaudes est mis en évidence par la série d'observations fréquentes que nous avons prises le 23 janvier, alors que la mer était à cet endroit à peu |)rès libre de glaces et que toutes les observations étaient prises ainsi dans les
14 ROUCH. — OCÉANOGRAPHIE PHYSIQUE.
mêmes conditions. Une antre fois, auprès de la banqnise côtière de la Terre Fallières, alors que la température de l'air était de 0^,2, nous avons observé une température de l'eau de merde 1°,8. On pourrait expliquer ces îlots d'eau chaude en admettant que le courant profond d'eau a une température supérieure à 0°, dont nos observations thermométriques profondes démontrent l'existence, remonte parfois jusqu'à la surface. Mais ce n'est là qu'une hypothèse.
Deuxième campagne d'été ( J909-19W). — A la fin du mois de novembre 1909, la température moyenne de l'eau de mer dans le détroit de Gerlache est de — 0^,5 et dans le détroit de Bransfield de — 0°, 1 . Pendant notre séjour à File Déception au mois de décembre, la température moyenne est de 0°. Nos observations présentent plusieurs lacunes, car notre mouillage était parfois assez près de terre pour que l'influence des sources chaudes qui bordent le rivage et qui sont à une température de 68° se fît sentir d'une façon très notable. Ainsi, dans le port des Baleiniers, à une centaine de mètres du rivage, la température de l'eau de mer de surface atteignait parfois G à 7°. A partir de 150 mètres environ du rivage, cette influence semble négligeable sur les eaux de surface.
A la fin du mois de décembre, dans le détroit de Bransfield, la température moyenne de l'eau de mer est de 0°,8, analogue à celle que nous avons observée l'année précédente à la même époque. Le 23 décembre, à 2 heures du soir, la présence du pack dense qui défend l'île Joinville et la Terre Louis-Philippe, et qui nous force à remonter au nord vers l'île Bridgman, n'a aucune influence sur la température de l'eau de mer. A la lisière du pack, nous observons des températures de 0^,8 et même de i°,A. 11 faut que nouspénétrions franchement dans le pack pour que le thermomètre descende au-dessous de zéro. 11 est probable que ce pack n'était pas à cet endroit depuis bien longtemps, et qu'il venait d'être poussé là par des causes fortuites, vents ou courants. Aux environs de l'île Bridgman et de l'île du Boi-George, la température de l'eau de mer est voisine de 1°, comme autour de l'île Déception, qui est pourtant un degré plus au Sud. Les Shetlands du Sud sont donc baignées par des eaux sensiblement à la même température. Dans l'intérieur de la baie
de l'Amirauté, Teau est légèrement plus froide et a une température moyenne de 0°,7.
Du «j au 9 janvier 1910, au large de la Terre de Graham, nous naviguons en mer absolument libre, et la température de la mer est sensiblement uniforme aux environs de Oo,8. Le 9 janvier, à minuit, par L — 07° 03' S et G = 72o30' W, cette température tombe brusquement à O0.2. Aucune glace n'est encore en vue, mais le 10 janvier, à 2 heures du soir, par L = 68o50'S, nous serons arrêtés par la banquise. La banquise ne pouvait pas avoir une influence aussi marquée sur la températurc de l'eau de mer à 100 milles de distance. Il est probable ijue cette baisse subite de température, le 9 janvier à minuit, indique la limite ordinaire du pack qui venait d'être repoussé vers le Sud par les vents du NE.
I>u 10 au 22 janvier, pendant tout notre voyage le long de la banquise, la lciii|ii''ialmM' de l'eau de mer est voisine de — 1°. Elle descend parfois iiis(|ir;i — l'J.S ; elle monte parfois ius(|irà I". Elle a des variations très iiil(''rcssantcs. Chaque fois (pie la banquise présente une indi'ntatioii importante vers le Sud, la température de l'eau de mer devient voisine dr 0° e| même supérieure à 0°, comme si ces indentations étaient causées par lin comaiil d'eau relativement chaude venant du Nord. Ainsi, le I 2 janvier, à mesure que la banquise s'infléchit vers le Sud, la température de l'eau de mer passe de — 1^,2 à 0° et même l»,!. Dès que la banquise remonte vers le nord, le 12 janvier, à (> heures du soir, la température retombe à — 0^,8 et à — lo,2. 11 ne s'agit pas là d'une observation isolée, mais de 6 observations consécutives supérieures à 0». Sur la ligure 1 j'ai porté à la limite de la banquise les températures de l'eau de mer que nous avons observées le 9, le 10, le 11 et le 12 janvier. On y verra une illustration des remarques que nous avons faites précédemment sur la variation de la température de l'eau de mer à l'approche de la banquise, et aussi d'une façon très nette cet alllux d'eau chaude du 12 janvier.
Le l'irt le 1() janvier, alors (\v\o nous pouvons gagner un degré de latitudevers le Sud, la moyenne de nos observations pendant trente heures est de — 00,1, supérieure de près d'un drgié à la température moyenne
i6 ROUCH. — OCÉANOGRAPHIE PHYSIQUE.
de l'eau de mer des autres jours. Là encore il doit y avoir un courant d'eau relativement chaude venant du nord.
Le 19 janvier, cependant, tandis que nous atteignons notre latitude extrême 70° 22', la température de l'eau de mer ne présente aucune variation et reste inférieure à — 1°. Il en est de même le 21 janvier, où nous franchissons encore le 70e degré. 11 faut attribuer ces températures
Figure i.
basses à hi présence d'un pack au large. Nous étions probablement alors dans une petite mer libre au milieu de la banquise, dans laquelle nous avions pénétré le 18 janvier et dont nous sommes ressortis le 23. Je reproduis textuellement les remarques inscrites sur le journal de bord par les officiers de quart.
Mardi 18 janvier 1910 {officier de quart : M. Roiich). — A 6 heures
du matin, aperçu dans l'Ouest derrière la banquise un watersky très net.
, A 7 heures du matin, trouvé une faille praticable vers l'Ouest, alors que
le pack remonte à perte de vue dans le Nord (à 6 heures du matin :
DimancJie 23 janvier 1910 [officier de quart: M. (iodfroy). — 7 heures
du matin. Traversé un pack de dérive eu (loes épais s'éteudant à perle de vue dans l'Est et dans l'Ouest. Les icebergs étaient très nombreux avant de traverser le pack. A 8 heures du matin, nous en avons seubMuent, trois en vue. Observé aussi, après le passage dans ce pack, une diflerence très marquée dans la coloration de l'eau de mer (à 7 heures du matin: L=06o50'S,G= 111)0 50' W).
il faut remarquer que Bellingshausen venant du iioi'd avait été justement arrête'' au même endroit par un pack infranchissable.
A|)rès notre passage dans cette ligne de pack, le 23 janvier, la température de l'eau de mer passe au-dessus de 0° .et remonte lentement avec la latitude.
Le 2 i janvier, par L = 61° 30' S et G = H^oSO'W, nous observons des températures voisines de 1°, que nous avons rencontrées en 1008 dans le détroit de Drake par G 1 0 S.
Le 2<» janvier, au moment où nous apercevons le dernier iceberg, par L = 51)0 8 et G = lOio ;]{)' W, la température de l'eau de mer est de 1o,7. Au voisinage immédiat de la Terre de Feu, elle est supérieure de près d'un degré à celle que nous observions plus au large. Cette hausse de tempéralure le long des rivages de la Terre de Feu est due à la branche sud du courant de llumboldt.
Les remarques qui précèdent nous ont permis de dresser, d'après nos observations, une carte d'isothermes de l'eau de mer pendant les mois de décembre et janvier pour les régions que nous avons parcoui'ues (PI. II). Le tracé des isothermes entre nos deux itinéraires d'aller et retour est tout à l'ait hypothétique. On voit, sur cette carte, que les isothermes sintléchissent au Nord autour de l'Amérique du Sud. e| ;ui Sud autourde la Terre de Graham. Elles présentent, au Sud, dans la mer de Bellingshausen, à l'Est et à l'Ouest de lile Pierre-I^r, deuxintlexions très nettes, dues probablement à un courant sud, qui, à la rencontre de l'île Pierre-I^r, se divise en deux branches, s'inclinant vers l'Est et vers l'Ouest.
Température de letm de mer priKhinl rhioerna<je. — Les observations prises i)endant l'hivernage du « Pourquoi Pas? » à l'île l'elerniaim donnent la variation annuelle de la tempéralure de le.iu de mer. l'eii-
Exftcdition Charcol. — Rouen. — Océanograpliic |)liy.'4i(iuu. ■'•
i8 ROUCH. — OCÉANOGRAPHIE PHYSIQUE.
daiit l'été, d'un jour à l'HUlre, la température peut varier suivant l'état (les glaces. Le maxinuim oliscrvé a été |o,1. l'endant les niois d'hiver,
l'eau de mer est toujours sur le point de se congeler. Le minimum observé est — \^,[). Nous avons tracé sur la figure 2 la courbe des tempéi'atures moyennes de chaque mois, en joignant à la série de dix mois de l'hivernage les températures observées au même endroit pendant sept jours du mois de janvier et (jui ont donné comme moyenne — 0o,3. C'est donc probablement au mois de février que l'eau de la mer est le plus chaude.
■fOo
Fi^'ure -. — Vai'iiilion annui'lle do la teiiipciiiluri' de l'eau de mer à l'ile Potormann.
TEMPÉRATURE DE L'EAU DE MER DE SURFACE. (Première Campagne d'été.)
Dates.
lO décembre 1Q08.
17 décembre.
18 décembre.
IQ décembre.
20 décembre.
21 décembre.
22 décembre.
23 décembre.
25 décembre.
26 décembre.
28 décembre.
20 décembre.
3() décembre.
' janvier IQ09.
4 janvier.
5 janvier.
6 janvier.
7 janvier.
10 janvier.
11 janvier.
i3 janvier.
14 janvier.
i5 janvier.
16 janvier.
Midi.
Midi.
Midi.
Midi.
Détroit de Magellan devant Punta
Arenas.
Détroit de Magellan devant le cap
San Isidro.
Canal Cockburn L = 54° 29' G = 72° 05'
Au mouillage de Port-Edwards
Au mouillage de la baie de Lapataïa Baie Saint-François.
Position.
59° 50' L = 60» 12' L = 60" 36' L = 61° 17' L = 61037' L = 61° 57' L = 62° 05' L = 620 13' L = 62° 45' L = 630 00' I. Déception.
L = 63° 06' L = 63° 25' L = 630 45' L = 64° 06' Détroit de Gerlache :
L = 04° a' L = 640 o' Port-Lockroy.
Chenal Peltier.
Chenal de Lemaire.
Port-Charcot.