‹ Deuxième expédition antarctique francaiseChapitre 9 sur 15 · TERRE ALEXANDRE · texte numérisé non relu

TERRE ALEXANDRE

Cette terre élait le but de notre expédition, et, après plusieurs tentatives, nous avons pu approcher de sa côte à 3 milles et la voir du Nord-Est, du Nord et de l'Ouest.

Séparée de la Terre Fallières et de la Terre Charcot par de vastes estuaires encombrés de glaces, la Terre Alexandre semble bien une île de dimensions très comparables à celles de l'île Adélaïde, mais plus éloignée du continent que cette dernière.

Elle est constituée par plusieurs massifs juxtaposés et réunis par une croûte convexe de glace :

Le petit massif Rayonne (1 420 mètres), séparé du massif Paris par un col neigeux ;

Lç massif Paris, qui étend vers le Sud-Est une crête étroite dominée par trois sommets dont le plus élevé atteint 2 180 mètres. Il présente au Nord une particularité curieuse et visible de très loin : (|uatre aiguilles rocheuses de hauteur uniforme rappelant l'aspect des dents d'une scie ;

Le massif Calais, à l'Est, est peu important et sans sommets bien marqués et atteint 1 'i'M) mètres.

Au Sud de cette première ligne et séparé par une profonde dépression, se développe do l'Est à l'Ouest le massif Rouen, aux croupes arrondies atteignant 2 KK) mètres.

linfin, plus au Sud, une ligne de sommets orientée Nord-Est-Sud-Ouest forme le massif Le Havre et s'étend jusqu'à là limite Sud de la Terre Alexandre ; la hauteur maxima de ce massif est de 1 900 mètres ; il envoie

à li'avcrs la croùto i;lacéo, sous forme do nunataks, de noiiibronsos ('"inorgences.

La Terre Alexandre est flanquée, à l'Kst, de plusieurs îles, dont la plus importante est l'île Nicolas-ll, au relief très accentué, et <|ui atteint une altitude de 820 mètres.

Au Sud, une il<' conique, l'île E. de Rothschild, déborde un peu la terre dans le vaste estuaire (jui la sépare de la Terre Charcot.

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