‹ Deuxième lettre aux électeurs du comté de LotbinièreChapitre 7 sur 10 · Les $# 14,000 de St. Patrice · texte numérisé non relu

Les $# 14,000 de St. Patrice

J’ai dit que M. Joly avait voulu faire payer $14,000 à St. Patrice pour un chemin de fer. A cela le valentin répond: « M Amyot n’aime pas que St. Patrice ait le droit de vote.» Quelle absurdité ! Sur quoi se base-t-on pour dire que moi, l’ami sincère, l’admirateur de la franchise électorale, j'y suis opposé ? IL n’y à qu’un esprit avachi qui puisse se résoudre à débiter de pareilles calomnies.

Le valentin est divisé en trois parties. J’ai répondu brièvement à la première, laissant de côté les inepties et les ineffabilités dont il abonde. J'arrive à la 2ème partie. Elle est intitulée :

€ RAISONS POUR LESQUELLES LE PARTI ANGERS-DEBOUCHERVILLE NE DOIT PAS ÊTRE SUPPORTÉ DANS CETTE PROVINCE. »

ÆZa« Dette,

19 Parceque la dette de la Province est de $11,000,000. Ce premier avancé du valentin est faux. La dette est de $8,000,000. Pour la porter à $11,009,000 il faut v ajouter les $3,000,000 des commissaires des chemins de fer. Cette dette d’aïleurs à été exclusivement créée pour les chemins de fer. Nous avons valeur pour. Ces chemins de fer ont été demandés par tous les partis, et M. Joly lui-même, à voté dans ce sens. de citerai entr'autres ses votes du 12 février 1875, et du 15 décembre 1875, lesquels sont contenus dans les régistres de la chambre.

Les rouges ont belle grâce de se plaindre de cette dette, quand ils augmentent celle d'Ottawa de $10,000,000 par année.

Et les chemins de fer construits par le gouvernement ne sont-ils pas une richesse nationale ? M. Joly qui voulait que St. Patrice payât $14,000 pour un chemin de fer, trouvaitil alors que les chemins de fer ne sont pas avantageux au pays ? $14,000 pour St. Patrice, c’est 100 fois plus que $8,000,000 pour la Province. Montréal a lui seul doit $14,000,000.

Eé gouvernement d'Ottawa doit près de $134,000,000. Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que le gouvernement de Québec ait pu, avec si peu de ressources, consliuire tant de chemins de fer. Qu’on compare à ces derniers les chemins de fer Intercolonial et du Pacifique, et l’on verra quelle a dû être l’économie du gouver nement DeBoucherville. Mais attendre que ceux qui ont pris le pouvoir par la force admettent cela, c’est attendre la semaine des trois jeudis.

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