‹ Deuxième lettre aux électeurs du comté de LotbinièreChapitre 8 sur 10 · y a eu, l’an dernier, un déficit de · texte numérisé non relu

y a eu, l’an dernier, un déficit de

Ceci encore est faux. Prenons les comptes publics de 1877, aux pages 9 et 9. On y voit qu’à part ce qui concerne les chemins de fer, les dépenses ont été de $2,914,117.30 dont il faut retrancher l'intérêt sur la dette des chemins de fer $407,176.01, laissant $2,106,971.29 pour les dépenses de l’année.

Or les recettes ont été de $2,433,111.63, desquelles il faut retrancher le produit des chemins de fer $199,102.64, laissant pour recettes $2,233,008.99,

Il y a donc eu un ExcépanrT en 1877 de $126,037.70.

Voilà les chiffres officiels, et le valentin ne les changera pas.

30. Parce que la police de cetie province a coûté l'an dernier $56,297.45.

. Nouvelle fausseté. Prenons les comptes publics de 1877. On y voit, aux pages o et 6 que la police a coûté $66,030.09 et qu’elle a rapporté, y compris ce qui à été payé par les villes, $54,250.57, portant le coût total à $11,779.52.

Cette année, la police n’a coûté que $9,732.64 (Voir page 5 des comptes pu-! blics)

IL n’est pas étonnant qu'aucun homme respectable aït consenti à signer le valentin de son nom, vu que c’est un mensonge d’un bout à l’autre.

__ 4o. Parce que les magistrats de districts coûtent $31,586 par année !

Que va dire M. Chauveau, ministre de M. Joly, lui qui a voté encore cette année pour cette mesure de son père ? Il y aura guerre dans le cabinet Joly. Quant à M. de Boucherville, ce n’est pas lui qui a fait cette loi, et il a exprimé

Na: à mit. à

son intention de ne pas nommer de nouveaux magistrats de district, excepté dans . les districts où ces Cours épargnent des milliers de piastres à la Province pour. l'administration de la justice:

En voilà d’ailleurs des gens bien scrupuleux sur les dépenses des tribunaux ! Ces rouges si économes, ils ont créé une Cour Suprême exprès pour: eux, ets y. sont logés au nombre de sept, au coût de. $75,000.00 par année. Et dans cette, Cour, on n’y peut entrer sans débourser des milliers de piastres ! Quels hâbleurs que ces rouges. Et quel blagueur que ce valentin !

à. Bois et Forêts

Le Valentin se plaint dela vente des limites en 1872, et affirme que le gouvernement y a perdu $1,217,749.

Nouveau mensonge ! Le gouvernement n’a pas perdu un centin sur la vente de ces limites. M. Joly doit se rappeler qu en 1872, M. Holton, après avoir pris: communication des rapports officiels, et sur la menace qu'iceux allaient. être publiés, a cessé de blÂmer le gouvernement au sujet des limites. 1 s’est tunet. J'invite M. Joly a consulter ces rapports. Il se convaincra que le gouvernementia vendu ces limites à nn prix tel que les acheteurs lui ont offert depuis, de. les remettre au prix de l'achat, sans avoir coupé un arbre dessus. Il y en à mêmeeu: 2000 milles en superficie de remises par des acheteurs qui ont perdu ainsi $40,000 qu'ils avaient payé au trésor. C’est un fait notoire que les meilleures limites ont été vendues avant la Confédération, à des riches capitalistes anglais, et que celles qui restaient en 1867 ne valaient rien. Si mon adversaire tient à avoir les noms des heureux protégés, je les lui donnerai, et il se convaincra que ce sont les siens qui ont eu le magot. Maïs que les siens ont crié parcequ’un ou deux canadiens ont aclieté quelques mauvaises limites! J'aimerais à avoir aussi l’opinion de M. Rosaire T nbaudeau sur la manière de se procurer des limites. (Ca doit être iris-

tructif.

6, L,'.Agriculture.

Valentin a tort d'aborder ce sujet. M. Joly, pendant 8 ans, a été président du conseil d'agriculture, chargé d'encourager l’agriculture... Sous sa présidence, l’agriculture a progressé comme le chemin Gosford : à rebours. En voyant l’innaction de M. Joly, M. de Boucherville s’est chargé de la besogne, il y. a 18 mois. Son premier acte a été de faire imprimer un ouvrage pratique hautement approuvé par le conseil d'agriculture. Ce volume sera bientôt répandu dans les campagnes. Son auteur, M. Landry, un brave cultivateur, a merité les louanges du pays. Mais parceque c'était un conservateur, M. Joly ne voulait pas faire imprimer son livre, bien qu’il eùt été obligé de l’approuver hautement. M. de Boucherville a réparé cela, et l’ouvrage s'imprime ccetuellement.

Convaincu qu’il y avait besoin de réformes dans l’agriculture, M. de Bou: cherville s’est assuré les services d’un autre agriculteur pratique et éclairé, l'auteur des Causeries Agricoles si populaires, M. Barnard. Tous deux ont approfondi la loi concernant l’agriculture, et à cette dernière session: a été passé un amendement remédiant aux lacunes, et rendant le ministre d'agriculture respon:. sable au peuple des progrès de l’agriculture. Puis M. de Boucherville a fondé un journal agricole parfaitement rédigé, distribué gratuitement aux membres des sociélés d'agriculture, Ge journal est maintenant tiré à 14,000 exemplaires, et il créera bientôt une révolution dans notre système agricole. Je pourrais encore vous parler de la culture des betteraves, des expériences que le gouvernement de Boucherville a fait faire dans tous les comtés pour prouver l’importance.et la richesse de cette culture. Puis il y a le phosphate de chaux, ce minerai aussi précieux pour l’industrie que pour la culture, qui a attiré toute l'attention de M. De Boucherville. Il a fait cesser la vente des terrains qui en contenaient, a fait faire de nombreuses expériences qui ont prouvé qu'avant peu le phosphate de chaux sera pour notre province une source intarissable de richesse. Il y a aussi lPencouragement aux exhibitions agricoles que vous connaissez.

En 18 mois, M. De Boucherville a plus fait pour l’agriculture que M. Joly en 8 ans.

Valentin nous parle d'émigration. Là encore il se fourre un doigt dans Pœæil. Nos compatriotes émigrent parceque le gouvernement rouge refuse de nous protéger.. Le gouvernement de Québec, lui, paie pour faire revenir nos compatriotes. Qu'on juge de la différence. Puis l’émigration coûte à Québec $20,000 ; à Ottawa les rouges nous la font payer $353,951.04.

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