‹ Deuxième memorandumChapitre 3 sur 30 · I. Trebutien · texte numérisé non relu

I. Trebutien

Allé chez Gandin. Dîné avec lui et son cousin Ach... Le docteur G... est venu. Lui ai entonné du vin de Bourgogne et l'ai fait bavarder outre mesure. — Passé chez ma tante. Absente! De là chez la Marquise. Nous sommes allés (car il y avait le Baron R..., la Vicomtesse de St-M... ^ et madame de M...) nous asseoir devant le café de Paris et y prendre des glaces, — c'est-à-dire eux, moi ne prenant rien. Reconduit la Marquise chez elle. Causé de verve, projetant mille éclairs. Sorti vers minuit. — Ai trouvé une lettre follement mélancolique de Guérin, — répondu et ai porté, en robe de chambre et en pantoufles, ma lettre à la poste. Une nuit superbe, pure et d'un bleu pâle criblé d'étoiles d'argent. — Le jardin qui est près de l'hôtel versait à flots dans la rue le parfum magnétisant desébéniers. J'aime cette odeur d'orange qui me rappelle le château de Mesnilsauce et l'époque où je l'habitais. — Ecrit ceci, — bu un verre d'eau. Je me couche et vais lire. Un jour presque sans sensations. — Pourquoi ne sont-ils pas tous ainsi?

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