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DES DIFFÉRENTS MODES DES POLYPES

De ce que nous avons dit, il résulte que, sous le rapport matériel, ils sont uniques ou multiples dans les diverses cavités muqueuses ou cutanéo-muqueuses, avec ou sans pédicules, petits ou gros, mous, fermes ou durs, et de structure variée; sous le rapport des symptômes, enflammés ou non, ulcéreux, saignants, gangreneux, graves ou non, primitifs ou récidives. Les tumeurs cancéreuses pédiculées sont des cancers, et non de vrais polypes, le caractère du cancer devant, par sa gravité, l'emporter sur celui du polype pour les désigner. Nous ne décrirons ici que les modes relatifs aux différences de structure qu'ils présentent; les modes relatifs au siège le seront dans la pathologie spéciale.

Des polypes celluloso -membraneux.

Ces polypes présentent trois espèces distinctes : les polypes muqueux, fongueux et granuleux.

Les polypes muqueux.

Les polypes muqueux, mous ou vésiculaires, ont pour caractères essentiels d'être mous, gris, transparents, jaunâtres, gélatiniformes et extrêmement friables.

Zl78 CHAPITRE III. — MALADIES ORGANIQUES.

Disposition anatomique. — ils s'observent clans les fosses nasales, où ils sont très-communs j on en trouve quelquefois dans l'une et dans l'autre, et parfois il y en a plusieurs dans la même. Ils peuvent être assez considérables pour remplir toute la cavité qu'ils occupent et s'étendre dans ses anfractuosités, et même dans le pharynx et hors du nez. Leur forme est toujours fort irrégulière. Leur pédicule, plus ou moins large, peut être attaché à presque tous les points des fosses nasales, mais particulièrement en haut et surtout à la paroi externe.

Le corps de ces polypes est un peu aplati d'un côté à l'autre, comme les cavités nasales; il présente des renflements vis-à-vis les points où elles s'élargissent. Sa surface, sa circonférence ou son bord sont plus ou moins irréguliers, quelquefois mamelonnés, vésiculeux et en grappes. Très-mous au toucher, ces polypes cèdent à la moindre pression, s'écrasent et se déchirent avec facilité; leur niasse est grisâtre, jaunâtre, transparente, et par cela même gélatiniforme. L'œii y observe pourtant des points opaques , et d'ailleurs leur transparence n'est point égale partout; il y a beaucoup de nuances à cet égard. J'en viens d'arracher un il n'y a qu'on instant; il était blanc, opaque, et mou comme le fromage frais, k son extrémité libre. Il présentait aussi quelques points indurés et rouges.

Ils sont composés d'une membrane extérieure d'iioe minceur variable dans les différents polypes et les différents points d'un mênîe polype. Cette membrane est d'ailleurs assez difficile à détacher du tissu sous-jacent qui forme la masse de l'excroissance. Ce tissu ressemble au tissu cellulaire; mais ses aréoles paraissent plus grandes, ses lames et ses filaments plus fins, plus transparents et plus friables. Il est

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