PRÉFACE. IX
opératoires sur le traitemeut des kystes, et parmi mes observations j'en ai rapporté une dont je ne connais pas d'exemple (p. 385). J'ai essayé de profiter des travaux microscopiques des micrographes aux ari\e\ es tumeurs fibreuses, cancer, cancroïdes, polypes. Analysant les tumeurs vasculaires d'après les observations cliniques, j'en ai trouvé jusqu'à huit espèces; j'ai simplifié, au contraire, les anévrismes eo les ramenant à trois, le vrai, le ceîluleux ou enkysté, trauma tique ou non, l'artério-veineux et en séparant nettement la dilatation des artères et la varice artérielle.
Je me suis malheureusement retrouvé en dissidence avec les auteurs sur les brûlures, !es froidures et les plaies d'armes à feu , surtout. Je le regrette vivement, mais encore une fois, je ne puis enseigner que ce que je pense et ce que je crois. Je n'en dirai pas davantage et me bornerai à renvoyer aux pages 186, 850, 360, 361, 557, 723, 790 et suivantes ceux qui apprécient les détails opératoires pratiques dont l'importance réclame des descriptions minutieuses, quelque ennuyeux qu'ils puissent être.
Dans les diathèses, et particulièrement dans la syphilis, je me suis armé d'une critique sévère, et pour épargner les personnes en attaquant les doctrines, je me suis servi de fictions, comnie à l'Académie, oii mes précautions ont été bien inutiles! En efTet, on l'a vu, j'aurais, dans mon dernier discours à l'Académie de médecine, culbuté, à coup de pieds, la ruche des chancriers, qu'ils n'auraient pas été plus furieux et n'auraient pas fait entendre de plus effroyables bourdonnements. Heureusement que tout cela a fini par un bon conseil, dont je les remercie : ils m'ont renvoyé à l'école , pour y apprendre ce que j'ignore. J'en profiterai, mais j'en