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LE MÊME AU MÊME, Brun

. La proposition de Sazonoff, dans sa dépêche du 29, (conversetion. directe ou médiation à quatre), est refusée par Von Jagow, comme inacceptable de l'Autriche.

69—SAZONOFF à BENCKENDORFF, Sr-PérerspouRrG, 31.

Remercie Grey de la fermeté de son langage dans ses pourparlers #7ec l'Allemagne et l'Autriche. Grâce à cela, tout espoir n’est pas perdu. C’est dans une conférence à

ndres qu’il serait plus facile d'amener l’Autriche à un compromis. Communiqué à aris.

70—DÊPÉCHE SECRÊTE AUX AMBASSADEURS, Sr-PÉTERSBOURG, ler août.

“A minuit, l'ambassadeur d'Allemagne m’a déclaré, sur l’ordre de son gouvernement, que si, dans un délai de douze heures, c’est-à-dire à midi, samedi, nous ne commençions à démobiliser non seulement du côté de l'Allemagne, mais aussi du côté de l'Autriche, le gouvernement allemand serait forcé de donner l'ordre de mobilisation.

Sur ma demande si c'était la guerre, l'Ambassadeur répondit que non, mais ajoute qu’on en était bien proche.—SAZONOFF

71—BENCKENDORFF à SAZONOFF, Lonores, 1.

Grey a télégraphié à Berlin que la dernière formule acceptée par la Russie four. nissait la meilleure base d’arrangement. Il espérait que pas une Puissance ne commencerait les hostilités avant d’avoir examiné cette formule,

73—ISVOLSKY à SAZONOFF, parts, à.

Hier l'ambassadeur d'Autriche a déclaré à Viviani que son gouvernement était prêt à discuter avec les autres puissances le fond de sa difficulté avec la Serbie. Les

mesures allemandes de “Kriegszustand’’ (mobilisation déguisée) créent une vive inquiétude en France.

‘74—LE MÊME AU MÊME, Paris, 1.

Viviani exprime à Von Schoen son étonnement de la mobilisation allemande au moment où les conversations se poursuivent entre les puissances. L'a rien dire, la dépêche qu’il a reçue de Berlin étant indéchiffrable. Par suite de l’armement allemand, le gouvernement français a dû ord-iner la mobilisation. L'’ambassa-

deur est informé que cette mobilisation n’implique Pas nécessairement hostilité et

qu’il peut rester à Paris, de même que l’ambassadeur russe reste à Vienne et l’ambassadeur autrichien à St-Pétersbourg. ‘

38 DEVANT LE GRAND JURY DES NATIONS 75—LE MÊME AU MÊME, Pas, 1.

Isvolsky apprend que l’ambassadeur d’Autriche a affirmé à Viviani que son gouvernement avait déclaré à la Russie son intention de respecter non seulement l’intégrité territoriale, mais aussi la souveraineté de la Serbie, mais que le gouvernement russe tenait cette déclaration cachée, Isvolsky Jui donne un démenti formel.

76—COMMUNICATION DE LA DÉCLARATION DE GUERRE DE L'ALLEMAGNE À LA RUSSIE, le ler août à 7 h. du soir.

77—EXPOSÉ DES FAITS PAR SAZONOFF, Sr-PÉTERSBOURG, 2 août.

La presse étrangère ayant faussement représenté la conduite de la Russie en cette affaire, Sazonoff remet les choses au point. La note autrichienne donnait qQuarantehuit heures à la Serbie Pour répondre; ce n’est que dix-sept heures après signification à Belgrade que le texte en a été communiqué à St-Pétersbourg. Délai trop court pour prendre action. Aux représentations amicales de la Russie, qui désirait avoir plus de

moyens pacifiques Pour arriver à une entente qui satisfit l’amour-propre de l’Autriche. Celle-ci se déroba à toutes les offres d'intervention conciliatrice des Puissances, déclara

guerre à la Serbie, et dès le lendemain bombarda Belgrade, Le manifeste qui ac-

res sur celles de l'Autriche, la Russie n’a pas cessé de faire des propositions de paix, de concert avec les autres puissances, ce qui n’a pas empêché l'Allemagne de lui signifier son utimatum du 31 juillet, et sa déclaration de guerre le lendemain. -

78—SAZONOFF AUX AMBASSADEURS, Sr-Pérerspourc, 2 août.

la guerre, parce que celle-ci était obligée de se Protéger contre les allures menaçantes de l’Autriche, qui, tout en restant en pourparlers, bombardait Belgrade et mettait toutes ses troupes en Campagne. L'Allemagne a refusé d'accepter la parole d’honneur du Czar, que ses troupes ne commettraient aucune agression aussi longtemps que continueraient les pourparlers avec l'Autriche, Elle n'avait Pas le droit. de douter de notre sincérité, En déclarant Ja guerre au moment où les puissances Poursuivaient

79—ST-PÊTERSBOURG. 6 août à 6 h. au soir.

Déclaration de guerre par l’Autriche à Ja Russie, signifiée Par l’ambassadeur d’Antriche ( Szâpâry).

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