‹ Devant le grand jury des nations [microform]Chapitre 40 sur 41 · I--L'EMPEREUR GUILLAUME à L'EMPEREUR NICOLA · texte numérisé non relu

I--L'EMPEREUR GUILLAUME à L'EMPEREUR NICOLA

S 28 juillet 1914 (10 b. 45 du soir.).

C’est avec la plus vive i uiétude que j'ai a is l’impressi ’« produite dans ton Empire, la marche en svt de l'Autriche. Rene ns la Barbe! LE À sans scrupule qui se poursuit depuis des années en Serbie, a conduit au VArchiduo .François-Fardinand a été la victime. L'état d'esprit qui a Sans les Serbes à le Propre roi et son épouse r. encore dans

Ton ami

11—L EMPEREUR NICOLAS à L'EMPEREUR GUILLAUME Laiais de Péterhof, le 29 juillet 1914 (1 heure après-midi).

Je suis heureux que tu sois rentré en Allemagne. En ce moment si grave, je te prie instamment @ velir à mon aue. Une guerre nonteuse a éte declaree # une tsible nation; je partage entièrement l’indignation, qui est immense en Russie. Je prevois que très prochainement Je ne pourrai plus longtemps resister à la pres- Lg qui est exerce Sur MOI et que je serai forcé de prendre des mesures qui conduiront guerre. Û Four prévenir le malheur qui serait une guerre européenne, je te prie, au nom de notre vieille amitié, de taire tout cœ qui sera possible pour empêcher ton alliée d'aller trop loin.—NicoLas.

111—L EMPEREUR GUILLAUME à L'EMPEREUR NICOLAS 29 juillet 1914 (6 h. 30 du soir.)

J'ai reçu ton télégramme et partage ton désir de maintenir la paix.

Cependent, je ne puis, ainsi que Je te le disais dans mon premier télégramme, considérer la marche en avant de l'Autriche-Hongrie comme ‘une guerre honteuse.”” L’Autriohe-Hongrie sait par expérience qu’on ue peut absolument pas se fier aux promesses de la Serbie tant qu’elles n’existeni que sûr le papier.

A mon avis, la conduite de l’Autiche-Hongrie doit être considéré comme une tentative d'obtenir toute garantie que les promesses de la Serbie seront exécutées aussi en fait. La déclaration du cabinet autrichien me fortifie dans mon opinion que l’Autriche-Hongrie ne vise à ‘ucune acquisition territoriale au détriment de la Serbie.

. pense donc qu’il est très possible à la Russie de persévérer, en présence de la « autro-serbe, dans son rôle de spectatrice, sans entrainer l’Europe dans la guerre a plus effroyable qu’elle a jamais vue.

Je crois qu’une entente directe entre ton Gouvernement ei Vienne est possible et désirable attendu ue, comme Je te l’ai déjà télégraphié, mon Gouvernement essaie de toutes ses forces de la favoriser. . -

Naturellement des mesures militaires de la Russie, que l’Autriche-Hongrie rrait considérer comme une men@cæ, hâteraient une calamité que tous deux nous ns à éviter, et rendrait également impossible ma mission de médiateur j'ai acceptée

avec empressement lorsque tu as fait appel à mon amitié et à mon aide.—GUILLAUMS.

IV—L'EMPEREUR GUILLAUME à L'EMPEREUR NICOLAS 30 juillet 1914 (1 heure du matin.)

Mon Ambassadeur a été chargé d’appeler l'attention de ton Gouvernement sur les dangers et np conséquences d’une mobilisation ; c’est ce que je t'avais dit dans i amme.

L’Autriche- « — n’e mobilisé que contre la Serbie et seulement une partie de son armée. Si la ussie, comme c'est le cas d’après ton élégramme et la communication de ton Gouvernement, mobilise contre l’Autriche-Hongrie, la mission de médiateur que tu m’as amicalement confiée et que j ai acceptée sur ton instante prière, sera Com-

mise sinon rendue im possible.

Tout le ve de la décision à prendre pèse actuellement sur tes épaules, qui auront à supporter responsabilité de le guerre.ouù de la paix.— GUILLAUME.

y L'EMPEREUR NICOLAS à L'EMPEREUR GUILLAUME Péterhof, le 30 juillet 1914 (1 h. 20 après-midi.) Je te remercie cordialement de ta prompte réponse. , J'envoie aujourd’hui soir

Taticheff avec mes instructions. Les décisions militaires qu sont mises maintenant en Taie M aajR été prises il y à cinq jours à titre de i

diateur que j'apprécie Nous svons besoin de ton intervention énergique suprès de l'Autriche. afin qu’elle arrive à une entente avec nous.—Ni100L48.

DEVANT LE GRAND J URY DES NATIONS VI—L'EMPEREUR NICOLAS à L'EMPEREUR GUILLAUME j 81 juillet 1914.

intention, qui laisser percer une lueur d'espoir que tout se terminera encore à l'amiable. T

Je te remercie de tout mon cœur de ton

echniquement, il est impossible de

ms nos préparatifs ités par la mobilisation de l’Autriche.

Nous sommes loin de désirer la ; aussi longtemps que dureront les pourparlers avec l’Autriche, au sujet de le Serbie, mes troupes ne.se pe à aucun acte de

“ e ma par ’honneur. .

J'ai confiance absolue dans ser À divine et souhaite la réussite de ton intervention à Vienne pour le bien de nos pays et la paix de l’Europe. |

Bien cordialement à toi.—Nicoas.

I—L'EMPEREUR GUILLAUME à L'EMPEREUR NICOLAS 81 juillet 1914 (2 heures après-midi.) -

Pendant que cette action était encore en cours tes troupes ont été mobil tre mon alliée l’Autriche-Hongrie ; ù

isées con-

nt ; à la eo AUOi, ainsi pe te sel déjà Ro voir, mon intervention enue presque i ire. cela, ’ai contin É is à l'instant des nouvelles dignes de foi touches ge 1°

En ce moment encore il ne tient qu’à toi de !’ ; l'honneur et la puissance de la qu b eût bien be à

le résultet de mon ini et ton royaume, qui m'a été transmise Par mon Grand. Père à son lit de mort, est tou shorée Pour moi, et j'ai été fidèle à laRussie lors. qu’elle s’est trouvée dans le » notamment dans ta dernièr, i

e guerre, Maintenant encore la paix de l’Euro Pet; otre maintenue par toi, si la Russie se décide à d ilitair l’Allemagne et l’Autriche.—GuiLauws.

"EMPEREUR NICOLAS à L'EMPEREUR GUILLAUME ler août 1914 (2 heures après-midi.)

J’a ton télégramme, ; prends que tu sois obli de mobiliser voudrais avoir de 4oi 1e bre” Je, COM %'ai donnée, Anse

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