‹ Devant le grand jury des nations [microform]Chapitre 39 sur 41 · FE · texte numérisé non relu

FE

Un ancien assistant Attorney General du Bouvernement fédéral] américain, M. James M. Beck, a disséqué touts la Preuve dans un livre dont les nombreuses rééditions ité

Prouvent laspopularité, Voici ses conclusions :

‘S'il existait une Cour Suprême de la Civilisation devant laquelle les nations Pourraient être appelées à débattre leurs intérêts avant de recourir aux armes, quel . le jugement de ce bre

ne Cour impartiale n’hésiter

“10 L'Allemagne et l’Autri en secret pour imposer Jeur volonté ressant l'équilibre européen.

lançant un ultimatum qui étai avec les griefs que l'Autriche pouvait. avoir à l’Europe un délai insuffisant Pour exami les — intéressées.

L ir de conserver la paix.

‘40 L’Antriche ayant à mobiliser see forces

‘50 L'Allem ne pas avoir dé toutes les concessions raisonnables, =] ix se trouvaient en bonne voie, — à prévipité la guerre.”

DEVANT LE GRAND JURY DES NATIONS 67 M. Charles W. Eliot, président de l'Université Harvard :

‘* La source ? à cette heure l'Europe est ’ Allemagne ss valeur la TRS ap la douceur,

nage que les doux et les incapables meurent ! Le le maitre. .

llemands imaginèrent un supplément de doctrine à cette ils édifièrent une théorie mystique de l'Etat, entité marend toutes les activités de la nation et les guide vers un Allemand doit une obéissance absolue. L inconvénient pte de la liberté individuelle...

La guerre actuelle cratie du gouvernement force. Ce que la Belgique suffit à prouver au monde ce que pourrai .# On doit souhaiter que le résultat de la guerre et à toute nation le désir de dominer le monde. devrait sortir une Europe fédérée ou une ligue protéger la sécurité des petits Etats et à empêcher la 1 grande puissance. Cette union aurait pour objet de garantir les naux, de limiter les armements sur terre et sur mer. Personne ne sait encore comment on pourrait atteindre à un tel but ; chacun comprend pourtant que ce résultat est le PE qui pourrait satisfaire des hommes libres épris de liberté et soumis au respect de a loi.”

Taches de sang ineffaçables

Au moment où allait éclater la guerre eropéenne, une commission internationale créée par la Fondation Carnegie, présidée par le Baron D'Estournelles de Constant, publiait le rapport de l'enquête qu'elle était allée faire sur place sur les causes et les circonstances des deux dernières guerres des Balkans.

L'Allemagne devait être représentée dans cette commission par deux doctes professeurs allemands (dont, soit dit entre parenthèses, les noms ne figurent pas parmi les 98 intellectuels plus haut cités). Le rapport constate qu’à la dernière minute, tous deux firent faux bond à leurs collègues, l’un s'étant vu refuser la permission de partir par l’Université de Berlin à laquelle il appartenait ; l’autre rebroussa chemin à Belgrade. L'Allemagne pressentait-elle dès lors qu’il n’y avait pas de place pour elle dans une œuvre d'humanité ?

Ce fut un long cri d'horreur dans le monde entier lorsque cette commission publia la relation des atrocités de Macédoine : villages serbes, bulgares, turcs Ou grecs tour à tour rançonnés et saccagés, hommes, femmes et enfants fusillés ou rôtis vifs dans les mosqués où on les avaït emprisonnés, soldats blessés mutilés ou achevés à coups de routeau, femmes outragées. puis massacrées, etc.

Qui eût dit, alors, que ces horreurs allaient être répétées sur une plus grande échelle par une nation qui pousse la présomption jusqu’à prétendre dépasser de toute la tête les sociétés les plus civilisées de la terre ? Il n’y a que les noms à changer : la seule différence est que les rouges saturnales de Belgique et du Nord de la France éclipsent en étendue les tueries villageoises de Macédoine. Les copistes ont aisément distancé leurs modèles.

Ils avaient &uerre des Balkans, Grecs, laient à l’envi, à tour de rôle, Que sera done l

Louvain à Reims ?

5 Oorsque toute cruauté, de rapacité, de lubricité qui a

herr ne voudrait invoquer :

représailles, car dans la seconde assacraient, s’incendiaient, se pil-

la vérité sera révélée sur la colossale orgie de marqué le passage des légions tudesques de

s preuves de ce monstrueux crime national surabondent déjà. Les cahiers de

marche

'officiers prussiens contiennent l’aveu d'atrocités révol-

Pports publiés par les commissions d'enquête belges et frand’horreurs. Contentons-ncus de citer ici une autorité dont le et ne sera pas démenti, celui de Son Eminence le Cardinal Mer-

‘* Moins que personne peut-être aucun Belge ne doutera, ‘espère, du

de toutes

j'ignore ce qu'a souffer retentissem citoyen et d'évêque,

.Pauvre pays. Et

avoir duré un siècle, po . les mères pleurent des abident; la misère s'étend, l'angoisse est Population de deux grandes cités nte-Quatre heures d’un bombarde- Parcouru la plupart des régions les plus déce plus de cinquante villes et villages du dio-

alles, hôpitaux, couvents ; Sont hors

Des villages entiers ont sur 280 foyers, il en ; à Bucken, sur 100 ma

éverlé, ré “D nirs, la s

ra re ; sur le et

? aber

noblesse traditionnelle et s’animaien

intellectuelles, historiques, artistiques, fruit de cinq siècles de ï.

erchter-Wackendeux tiers de la comà Schaffen, d’une agglomé-

beaux-a laires, inédits, ses archives ;

portraits des recteurs, ides ch ls maîtres et élèves d’aujourd t au travail : toute cette

‘ De nombreuses isses furent privées de leur panteur.

paroi cent douloureux d’un vieillard à dans son église ébréchée : Voilà le prêtre. non loin de Hanov

‘Des milliers de citoyens peiges

gne, à Munsterlagen, à Celle, à

sonniers civils. L'histoire dira les ‘ Des j

ui je demandais s’il eux mois curé et le vicaire étai

re.

ont été ainsi déportés dans les prisons d’Allemaagdebourg. Munsterlagen seul à compté 3,100 pritortures physiques et morales de leur k

centaines d’innocents furent fusillés ; ;

ong calvaire.

Pas au complet ce si-

» MAS je sais qu'il y en eut, notamment,

mort, leurs concitoyens ee cont

Dans l’agglomération de Lo

hommes et femmes, valides et malades, fu

à Pélerinage à encore avec le zèle d’un apôtre, je

roisse, le diocèse, la patrie.

et Pauvres,

e prêtres ou religieux furent mis

ous ne pouvons ni compter nos morts, ni mesurer l’étendue de nos ruine... ‘" Je disais qu’il Y a eu treize ecclésiastiques fusillés dans le diocèse de Malines. Ty en à eu. à ma Connaissance actuelle, plus de trente dans le diocèse de Namur, de Tournai et de Liège.” (Ici, encore, les noms Propres sont donnés en détail.)

Que signifierait une victoire allemande?

S Un autre savant allemand, le professeur Oswald, lauréat du prix Nobel, a fait à un journal de Stockholm, le Dagen, les déclarations suivantes :

‘ On parle du militarisme allemand ;, il se pourrait, en effet, que l'hostilité que rencontre l'Allemagne dans le monde fût fondée sur le développement du militarisme ; mais c'est justement ce militarisme qui constitue l'une des expressions les plus puissantes de la force organisatrice de l'A Or, l'Allemagne, grâce à sa faculté d'organisation, « atteint une étape lus élevée que les autres peuples. La guerre un jour les fera participer, gamisation, à une civilisation plus élevée. i i en sont encore à la période de la horde, alors que i i nt le degré de développement cultural que nous-mêmes 8vons il : quante ans. Cette étape est celle de l’individualisme. Mais au dessus de cet*e étape, se trouve l'étape de l’organisstion. Voilà où en est l'Allemagne aujourd’hui.

‘ Vous me demanderez ce que veut l'Allemagne ? Eh bien, l'Allemagne veut organiser l'Europe, car l'Europe, jusqu'ici n’s pas été organisée.”

Lt après l'Europe, l’ Amérique sans doute.

Voilà done le monde entier averti. Les nations connaissent maintenant, pour les voir appliqués à la Belgique, les procédés par lesquels l’ Allemagne entend ‘‘organiser le travail collectif.”

Les Canadiens voudraient-ils du joug Prussien ?

Une défaite à la Prussienne

L'Allemagne a inventé, après coup, une excuse de sa brutale invasion en Belgique. : Le produit deux documents dénichés, dit-elle, dans les bureaux de l'Etat-major à

ruxelles. -

10 Un mémoire daté de 1906, rapportant des conversations entre officiers belges et anglais sur les mesures à prendre pour assurer le débarquement de 100,000 soldats anglais dans l'éventualité d’une invasion allemande.

20 Une lettre écrite en 1911 par le représentant de Belgique à Berlin—d’inspiration russienne sans doute—pour mettre son gouvernemeht en garde contre la possibilité ‘un coùûp de.main français à travers le Luxembourg et la Belgique.

Qu'est-ce que tout cela prouverait, sinon que, loin de vouloir troquer sa neutralité.

la Belgique entendait la faire respecter des deux côtés?

D'ailleurs, dans un cas comme dans l’autre, ces pourparlers isolés n’eurent pas de suite ni de conclusion officielle. 11 s’agit d'actes privés qui n’ont jamais eu l’approbation du gouvernement de Belgique.

Est-il rien d’absurde comme cette accusation de loyauté lancée contre un peuple qui a préféré le martyre plutéé que de manquer à sa parole ? Un journaliste français fait ressortir cette abs ité d’une façon piquante :

‘“ Le projet d'intervention anglaise en Igique, dit-il, fait songer au révolver paisible bourgeois achète au lendemain d’un crime sensationnel—-pour 8e défen-

e au cas où des cambrioleurs pénétraient chez lui. La Wilhemstrasse annonce bien haut qu’elle a trouvé ce révolver dans es bureaux de l'Etat-major de Bruxelles ; elle vudreüt faire croire que c'est la Belgique qui fut l'assassin, que ‘‘c'est elle qui a commencé.”

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