‹ Devant le rideau, conférencesChapitre 37 sur 42 · ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE

Ah ! Lisette ! tu me désespères.

Attendez î II me semble pourtant que l'on peut concilier votre amour et ma conscience. Oui, allons trouver votre mère... Avouons-lui tout. Elle aime qu'on la flatte, qu'on la caresse : flattons-la, caressons-la... Il est vrai qu'elle est toujours du sentiment de celui qui lui parle le dernier. N'importe; ne laissons pas de l'attirer dans notre parti.

Et comme la rusée Soubrette s'entend à flatter » et à « caresser » la maman !

LISETTE, sans faire semblant de voir M"" Ovonte.

Il faut convenir que M«»e Oronte est une des plus aimables femmes de Paris.

M™e ORONTE.

Vous êtes flatteuse, Lisette.

LISETTE

Ah ! Madame ! Je ne vous voyais pas ! Ces paroles, que vous venez d'entendre, sont la suite d'un entretien que je viens d'avoir avec Mademoiselle Angélique au sujet de son mariage. Vous avez, lui disais je, la plus judicieuse de toutes les mères, la plus raisonnable.

M^s ORONTE.

Effectivement, Lisette, je ne ressemble guère aux autres femmes; c'est toujours la raison qui me détermine.

Sans doute.

Page 1