SUCCÈS
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oncorde me,
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MonrTréaL, 26 janvier 1892.
M. l'abbé J. B. Proulx, Vice-Recteur
de l’Université Laval à Montréal.
Moxsteur LE CuRé,
Samedi dernier a été une Journée de riche courrier d'Europe. Lettre de Mgr Racine, lettre de vous, carte du frère de M. H... lettre de Suisse, Jérusalem, etc., etc. Ces lettres ne me disaient rien de nouveau, parce que la cause du retard est toujours la même : Québec qui veut tout retarder et faire manquer. A Rome on doit
connaître à fond leur tactique. (1) La mort du
Cardinal Simeoni vient jeter une cause de deuil,
et aussi de retard sur nos affaires. Si, comme
(1) Ce nous était un grand sujet de satisfaction de voir que l'opinion que nous soutenions devant la Sacrée Congrégation de la Propagande, était partagée si entièrement par Mgr l'Archevêque de Montréal.
me 49 on le dit, c’est le Cardinal X... qui le remplace, c’est un homme qui connaît bien nos affaires, ou du moins qui a bien connu l'affaire St-Jérôme... Dites bien des choses aimables à Mgr de Sherbrooke et continuez à prier pour
Votre tout dévoué serviteur,
+ EDOUARD CHS, Arcz. de Montréal.
Sr-HyaAciNTus, 28 janvier 1892.
Monsieur le Chanoine Proulx,
Vice-Recteur U. L. M.
Mox cer MONSIEUR,
Un câblegramme reçu hier au palais cardinalice à Québec informe que le Cardinal Ledochowski est nominé Préfet de la Propagande. Je ne connais pas même de vue cette Eminence.
J'ai néanmoins une grande vénération pour ce
prince de l'Eglise, qui a confessé la foi par la
prison marck.
Mgr attaque sans co soir à demain obsèque Les réunisse nomina J’air que vou et croy N.S.
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dina- Ledoe. Je ence. ar ce
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prison et l'exil sous le culturkampf de Bismarck.
Mgr Langevin est mort le 26 courant d’une attaque d’apoplexie foudroyante, Il est tombé sans Connaissance à six heures du matin, et le soir à 6 heures il expirait. Il est enterré demain. Mon Grand Vicaire me remplace aux obsèques. |
Les Evêques de la Province de Québec se réunissent cette semaine pour procéder à la
nomination du successeur de Mgr Bégin.
J’ai reçu les deux Mémoires de Mgr Racine,
que vous avez eu la bonté de m'adresser. Merci et croÿyez-moi toujours votre tout dévoué en N.S.
T L. Z., Zv. de St- Hyacinthe.
Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Rome, 28 janvier 1892.
A Monsieur X..., Montréal.
Mox cHER MoNSIEUR,
J’ai reçu hier votre lettre du 12 janvier...
Heureux d’apprendre que M. Bruchési est à peu près hors de danger, on avait su dernièrement de si mauvaises nouvelles sur son compte. Ce que vous me dites à produit ici un sentiment général de satisfaction ; car cette âme sympathique n’a partout que des amis. Certes, il mérite un prompt retour à la santé, après le bon coup qu’il vient de faire, Son passage à l'Université n’aurait-il produit que ce résultat, qu’il aura laissé sa marque.
Aussitôt qu'il se présente quelque part une étoupe et une étincelle de discorde, on trouve
une influence occulte pour souffler dessus, vent
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font ur à Mon bâcle, de Mé prend s le mom Le caln de plus prépare bien. L nables Q J’abot de la né lante et actuels :
ne volor notre vo versité, 1 puis peut dites : “ écrit à R jet, il dé:
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qui souffle du nord-est. Car au nord-est ils en font une maladie de ce que l’union fonctionne à Montréal. Ils comptaient tant sur une débâcle, pour s’en faire un argument. Si l’Ecole de Médecine, comme je n'en doute pas, comprend ses plus chers intérêts, qu’elle évite pour lemoment tout ce qui pourrait faire du bruit, Le calmeet le silence, c’est ce qui la rendra
de plus en plus maîtresse du terrain gagné et
préparera sûrement les pas de l'avenir. Ca va
bien. Les hoiames au fond sont plus raisonnables qu’ils ne le paraissent.
J’abonde dans votre sens quand vous parlez de la nécessité d’une administration forte, vigilante et efficace à Montréal, et tous mes efforts actuels s'unissent à ceux des hommes de bonne volonté comme vous pour en arriver là:
notre voyage à Rome, en ce qui regarde l’Université, n’a guère d'autre but. Maïs là où je ne puis peut-être pas vous suivre, c’est quand vous dites : Le Conseil Universitaire de Québec a écrit à Rome que loin de s'opposer à notre pro-
jet, il désire pour Montréal une Université in-
es qe dépendante. Il préfère que nous n’ayons rien à faire avec Québec, pas même de nom. On dirait que la raison et la sagesse commencent à germer par là ” Eh bien ! voyez vous-même.
Le Conseil Universitaire n’a pas d’objection à notre projet. Le Chancelier apostolique l’arrête en ne l’approuvant pas. Le Conseil demande une Université indépendante à Montréal : il sait fort bien que le Chancelier ne le suivra pas sur le terrain, et que le Souverain Pontife n’est pas prêt à accepter sa demande, Pièce de stratégie que tout cela. On court an-devant des coups. D’un autre côté, le Conseil fait semblant de reculer, dans l’espérance de sauter plus loin. Il demande l’indépendance, parce que Montréal est devenu incontrôlable, et qu’il va à l’encontre des décrets romains ! Si l’on pouvait persuader cela à Rome, moyen comme un autre de regagner le terrain perdu. Donnez une Université à Montréal, mais la conséquence sera celle-ci : nous avons bâti une Université pour toute la Province ; la moitié de la Province nous écliap-
pe : qui va la payer ? Et que d’autres hypothè-
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le pli notre vis-àrance:
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Se ses se présentent à l'esprit. (1) Cependant il n’en est pas moins vrai qu’il est toujours dangereux de jouer avec le feu. Le Conseil pourra peut-être s’en apercevoir trop tard. Mais pour le présent, le plus clair de tout cela, est qu’on s'oppose à
notre développement, que l’on veut pratiquer
vis-à-vis nous, en faisant naître des espé-
rances actuellement irréalisables, le dvide ut imperes, et surtout que dans le cas présent on a pour but de gagner du temps, comptant qu'une année nouvelle d’incertitudes et de défiances amènerait le désarroi parmi nous. Toutefois les événements lesservent mal : le Lieutenant Gouverneur, sans y penser, est venu déranger leurs calculs. Il y «4 long d'ici au mois d'avril, et la corde du retard est bien tendue, Elle va casser. On leur a écrit de Rome, ils ne
répondent pas, le motif saute aux yeux. Ils sont
(1) On a mis devant nous le cheval de bois, et on aurait été trop heureux que nous l’eussions introduit de nous-mêmes dans la ville. Pour moi, malgré toutes ses arlequinades, je ne suis pas prêt à ajouter foi aux paroles du Sinon qui habite au milieu de nous.—J. B. P.
EU après faire notre preuve, nous n’aurions qu'à nous croiser les bras, ; cependant nous ne les croisons pas. Mgr Racine est actif comme un jeune homme. Je crois notre cause grandement avancée. La mort soudaine de ce bon Cardinal Simeoni est bien pour nous, sans doute, un arrêt, mais ce ne sera qu'un arrêt momentané.
Ceci pour vous seul, Montréal n’est pas loin
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d'ici, c’est un faubourg de Rome. Nos journaux connai y sont lus plus qu’on ne croit ; et quand il paraît réal ? quelque chose qui pourrait nous être défavorable, qui st certaines personnes sont intéressées à le faire nous h parvenir au Vatican. Rien n’est plus désagré- moë,\a able à la cour de Rome (et elle a raison) que, être di au cours des négociations, des indiscrétions 4 advers soient commises sur ses paroles, ses intentions : bien ou ses desseins. Dans le passé, surtout du temps & nuisibl de M... bien des causes ont été compromises par DM sionse trop parler, et par des vantardises inutiles. Dans donc à tous les cas, Mgr Racine, pour répondre à votre l'ombre question, vous fait dire qu’il n’y a aucune raiso au b
de changer ce qui a été décidé par les Evêques F faudrai la veille de notre départ, à savoir qu’il faudrait tion.
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+ faire les annonces légales Au projet de loi à temps, quand bien même on n’en serait pas encore venu à des arrangements définitifs avec l'Université, quitte ensuite à ne pas presser le bill devant la Législature, si la chose devenait inopportune,
… J'arrive au terme de mes publications. Le but que je poursuivais par là est atteint. Qui connaissait la question Universitaire à Montréal ? qui avait lu comme il faut les décrets ? qui savait jusqu'où nous pouvions aller, sans nous heurter à quelque obstacle ? à part vous et moi,la compagnie étant toujours exceptée, peutêtre dix personnes. Et nous avions affaire à des adversaires subtils, déliés, qui connaissaient fort bien leur lecon. La discussion publique était nuisible, elle ne servait qu’à soulever les passions et à embrouiller les questions. Il fallait done avoir sous la main une étude pratique de l’embrogiamento universitaire, afin de la passer,
au be vin, sans bruit, à tous ceux chez qui il
faudrait porter connaissance, lumière et convic-
tion, Ærdes ex auditu. Ce travail devait être
nn préparé d'avance ; car on n’a pas toujours le temps d'écrire une longue lettre d'explications. De plus, ces rapports détaillés étaient déposés chez tous les Eminentissimes Cardinaux de la Propagande. Quand une objection était soulevée, pour y répondre, on n'avait qu’à indiquer la page. Cette page donnait envie de lire la suivante. Ilest vrai qu’on aurait pu. être plus court, mais il fallait prévenir l’objection : “ C’est un choix de documents favorables, on vous cache quelque chose.” Croyez que ces publicationscat été loin d’être étrangères à l’éclaircissement de l'atmosphèr: dans les hautes sphères du firmament. Une dépense faite à propos en sauve bien d'autres. Du reste ces livres ne coûtent rien à l'Université. L'argent personnel que jy ai mis, en grande partie dans catte intention, dépasse de beaucoup les frais de publication. Toutefois, je le répète, la fin étant obtenue, la question Universitaire ayant été étudiée et exposée sous presque toutes ses faces, le moyen doit et va
cesser.
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Je termine cette trop longue épître, m M) ne fait plus que tracer des hiéroglyphe
Je suis toujours avec reconn
à main Siege
aissance et considération,
Monsieur,
Votre tout dévoué serviteur.
J. B. PROULX, ?yêtre,