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toujours dévoué ; il l’a remise a M. V., et ce dernier au Pape. Sa Sainteté l’a eue mardi.
Mercredi, nous sommes allés remercier M. V., et ayant appris la veille au soir que le Cardinal Ledochowski venait d’être nommé Préfet de la Propagande nous arrêtâmes lui faire notre compliment. Beau grand vieillard, encore frais, à l'œil vif, il nous reçut avec une ouverte bienveillance, et, malgré qu’il fût au milieu de ses réceptions, à l’occasion de sa nomination, ilretint Monseigneur au moins trois quarts d’heure pour se mettre au courant des affaires : du premier coup il paraît avoir très bien saisi le joint de nos difficultés. Lundi chez le Cardinal X..., qui était sur son départ. ‘ Revenez demain à 9 heures, et Je serai à vous aussi longtemps que vous voudrez.” En effet ce matin nous eûmes avec lui une très longue conférence. II nous conseilla de revoir le Cardinal Y., parce que,dit-il, son opinion fait autorité en matière d’Université. Monseigneur yest allé ce soir, et lui a apporté de petits
mémoires courts, incisifs, ne traitant qu’un point,
allant au but, que nous faisons de ce temps-ci, et
que nous distribuons à qui il appartient, et en temps voulu. Mais la visite la plus consolante fut chez M. Z. Il dit à Mgr Racine : “ Vous avez écrit au Pape, et vous avez bien fait. Le Pape va-t-il se réserver la question,va-t-il la renvoyer devant la Congrégation ? Je l’ignore. La chose se décidera probablement d'ici à dimanche. Vous avez raison. Vous ne ne demandez que ce qui est nécessaire. Je comprends que la solution presse. Tout est prêt. Si votre demande vient devant la Congrégation, il n’y a pas de doute, elle passera la première” Pendant ce temps-là, je récitais mon bréviaire dans l’antichambre, Monseigneur Racine sortit, la figure illuminée, je compris tout sans parole. Je m'em-
presse de vous communiquer la bonne nouvelle,
afin de soulager les inquiétudes que vous pour- |
riez commencer à avoir sur notre compte ; mais cela est pour vous seul.
Plus que tout autre, vous savez comme on est chatouilleux ici sur les indiscrétions, je ne vou-
drais pas que l’on m'en reprochât ; mais avec
Votre Grandeur je sais qu’il n’y a pas de danger.
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J'ai reçu votre lettre du 13 courant avec beaucoup de plaisir, et avec non moins de plaisir, par M... j'ai appris que M, Bruchési était sorti de la phase du dinger. Une nouvelle pour la Semaine religieuse de M. Emard, nous avons reçu la carte, mais la demi-douzaine n’était que de cinq. Tout de même, ça suffira, et je lui envoie mes remerciements cinq fois répétés.
Excusez tout, j'écris à la hâte pour ne pas manquer la poste de ce soir. Priez pour moi et
veuillez croire que je suis toujours avec une très profonde affection,
De Votre Grandeur,
Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, ?yérre.
Roue, 1° février 1892.
Son Eminence le Cardinal Ledochowski, Préfet
de la S. C. de la Propagande.