MONSIEUR LE CHANOINE
J'ai attendu quelques jours la longue lettre annoncée, mais comme elle retarde, je ne veux pas remettre à plus tard le plaisir de vous dire
la satisfaction que nous a causée, à Mgr Racine
et à moi, la nouvelle apportée par votre petite
note confidentielle. Car, par ces quelques mots, par un communiqué (1) à la presse, par une lettre de Mgr l’Archevêque et une autre de M. X..., nous croyons avoir une idée assez exacte de la situation pour nous déclarer satisfaits.
Evidemment les souflleurs, et:l y en a dont
(1) On trouvera ce communiqué au Numéro suivant.
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le souffle porte jusqu’à soixante lieues, ont voulu profiter d’une inquiétude passagère pour semer la défiance, soulever des tempêtes dans le public et jouer leur dernière carte. Vous les avez fait bredouille.
Pour ma part, jen’ai jamais voulu empiéter sur les droits de qui que ce soit. Pour s’en convaincre qu'on veuille lire dans le compte rendu des délibérations du Conseil d’affaires, à la page 48 de la brochure qui renferme le ?royei de loi, ce qui suit :
“ Au cours de la discussion, le Révérend J. 8. # Proulx, fortement appuyé par le Très Révé- “ rend L. Colin, fit remarquer comme il importe de se conformer à la Constitution Ya» dudum ‘et à tous les décrets romains généralement ‘ quelconques, et par conséquent, dans le tra- ‘* vail de cette organisation absolument néces- # saire À Montréal, de n’empiéter en rien sur “les droits du Conseil Universitaire, qui doi-
‘vent rester intacts, tel que le Saint-Siège le “ désire, en sorte qu’il est bien entendu que ce
* syndicat, ou cette corporation qu'on est À or-
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“ganiser, n’a pour but que de partager avec “ l’Archevêque de Montréal et le Vice-Recteur “les responsabilités de administration Jinan- “cière de l'Université Laval à Montréal...” Estce assez explicite? C’est limpide comme l’eau de roche.
Notre intention n’a jamais été de présenter ce projet de loi à la Législature sans le soumettre à tous ceux qu’il regarde directement ou in-
directement. Nous l'avions soumis d'abord à
Rome, puis au Conseil Universitaire, puis au
Conseil Supérieur ; de 1à nous passions aux fa-
cultés. Il y aurait déjà longtemps que la chose
serait faite, si nous n'avions pas été retardés en
chemin par des obstacles imprévus,
Comme vousle voyez, les docteurs se ren-
contrent, c’est-à-dire, vous et moi. Avant de
sivoir qu’il y avait eu une assemblée des facul-
tés et de connaître la réponse que vous y aviez
donnée, j’écrivais à M. X... ic 21 Janvier : *‘Ce-
pendant, en attendant, si le Dr A.
donnait
dans ce mouvement il serait bon qu'il sût que
le bill subira des modifications, et qu'on n’était
pas pour le présenter à la Législature sans le a A ; Jen pt soumettre aux intéressés. Nous avions commen-
cé par l’Université, puis chacun son tour.” Et le 23, encore avant la réception de votre note,
j'envoyais à M. Ethier cette remarque faite à I calme un correspondant de journal: ‘“ qui vous dit
que le projet de loi ne doit pas être soumis à
l’étudé des facultés avant d’être présenté à la devra Législature ? Chaque chose en son temps.”
au re
Vous avez promis que certaines phrases se- F