partie aux présentes de seconde part
Lesquelles dites parties, pour en venir à la quittance qui fait l’objet du présent acte, ont préliminairement déclaré au Notaire soussigné ce qui suit, savoir :
Attendu que l'Administration de l’'Univer-
sité Laval à Montréal, à sa séance du vingt-
huit octobre dernier, aurait adopté une résolu-
tion qui se lit textuellement comme suit,
sa voir : Montréal, 28 octobre 1891.
Vu que l'Administration de l’Université ‘ Laval à Montréal, offre aux anciens membres ‘ propriétaires d: la Corporation de l’ Ecole de 5 Médecine et de Chirurgie de Montréal, de “ leur payer, par part égale, l'excédent d’avoir
‘ sur ses dettes que possédait la susdite corpo-
‘ ration, lors de la passation de l'acte de la “ Législature de la Province de Québec, 54 Vic.
“ chap. 58, en y ajoutant les frais d'arbitrage ;
‘ En témoignage de bon vouloir vis-à-vis les ‘ professeurs titulaires de la Faculté de Méde- ‘ cine de l’Université Laval à Montréal, exis- 6 tant lors de la passation du susdit acte 54 Vic. chap. 58, et actuellement en activité; en “ souvenir des sacrifices qu’ils se sont imposés “ pour aider, à Montréal, à la fondation de ‘4 l'Université Catholique ; et surtout en recon- ‘ naissance de la bonne volonté qu’ils ont
“ apportée dans la confection et le fonctionne-
me suit,
niversité membres Ecole de ntréal, de it d'avoir ite corpote de la c, 94 Vic.
rbitrage ; s-à-vis les de Médeéal, exise b4 Vic.
vité; en t imposés lation de en reconqu’ils ont
nctionne-
“ ment de l’Union ct nullement en reconnais- “ sance légale de quelque réclamation que ce ‘ soit :
“ Il est décidé à l'unanimité que l’Adminis- “ tration de l’Université Laval à M ontréal, offre “aux susdits anciens professeurs de la Faculté “ de Médecine de l’Université Laval à Montréal, “ de leur donner pour se le partager entre eux: “ par part égale, une somme d'argent égalant “l excédent d'avoir sur les dettes qui revient ‘’aux'anciens membres propriétaires de l'Ecole ‘de Médecine et de Chirurgie de Montréal, tel “qu'il est désigné dans la sentence arbitrale “rendue par MM. Louis Allard, Louis J. La- “ montagne et Alfred Roy, en date du dix-sept “de septembre mil huit cent quatre- vingt- “ onze;
Pourvu que les dits professeurs anciens de la “ Faculté de Médecine de l’Université Laval à # Montréal, renoncent à faire contre l'Univer- “sité Lavai à Montréal toutes réclamations
“ généralement quelconques jusqu’à ce jour.
LR
“ Signé à Montréal, à l’Archevêché, ce viugt-
‘ huitième jour d'octobre mil huit cent quatre-
‘“ vingt-onze.
“ + EDOUARD CHS, Arck. de Montréal.
& [, D. A. MARÉCHAL, Chan., V. G.
& 7, RACICOT, Chan.
“ J,B. PROULX, Pre, V. R. U. L. M.”
Attendu que la dite partie de seconde part a consenti à payer la dite somme de cinq mille dollars.
C’est pourquoi les dites parties de première part reconnaissent avoir présentement eu et reçu de ‘“ La Corporation Archi-Episcopale Catholique Romaine de Montréal”, pour l'Université Laval à Montréal, la dite somme de cinq mille dollars courant qu'elles ont partagée entre elles par parts égales, et ce pour les considérations portées dans la résolution sus-citée, dont quittance.
En conséquence, les dites parties de pretnière part renoncent à faire contre l’Université Laval à Montréal, toutes réclamations généralement quelconques jusqu’au dit jour, vingt-huit d’octc-
bre dernier.
de ] bou vel de ç
t quatre-
Wontréal.
Er"
le part a
nq mille
première u et recu tholique té Laval le dollars elles par 1s portées ince.
première té Laval ralement
it d’octc-
Dont acte :
Fait et passé à Montréal susdit, en l'Etude du Notaire soussigné, les jour, mois et an en premier lieu ci-dessus mentionnés, sous le numéro six mille sept cent de son répertoire,
Et les dites parties ont signé avec le dit notaire et en sa présence après lecture faite.
(Suivent les signatures.)
Roue, 15 décembre 1891.
Le Rév. Z. Racicot, Chan., Proc. à l’Arch. de Montréal.
MONSIEUR LE CHANoINE,
Merci, grand merci pour votre lettre du 28 de Novembre dernier, pleine de détails. Votre bon cœur vous à fait comprendre la soif de nou-
velles circonstanciées que je devais avoir au su jet
de cette affaire importante. Elle s’est dénouée
comme elle ne pouvait le faire autrement, étant en aussi bonnes mains. Je vous félicite sur un résultat aussi définitif, aussi général, à si courte échéance, avec de telles garanties légales de sécurité, À ce point de vue, je me réjouissais d’être dans l’occasion de me trouver absent, Depuis deux ans, j'ai dû m’opposer à tant d’ex-
igences diverse+, retenir dans les digues de la
modération tant de calculs débordants, rogner les
ailes à tant d’espérances outrées, qu’il était bon qu’un autre fût appelé à planter et à river le dernier clou: surtout quand cet autre possède comme vous un grand poids d'autorité en matières financières. Donc, je me réjouis de voir terminée cette affaire qui a été, certainement, à ia base de toutes les diMicultés passées. Votre lettre, ainsi que celle de M. le Grand Vicaire, nous à été d’une grande utilité dans l’ex posé de nos affaires. L'une et l’autre sont arrivées à point, comme les fées dans les contes. Nous en avons fait des extraits, et les avons insérés dans une lettre au Cardinal Simeoni, précieusement comme on en-
châsse des diamants. Ecrivez-nous encore, «u
ent, étant ite sur un , si courte 1les de sé- ‘éjouissais r absent.
ant d’exues de la rogner les était bon à river le e possède en inatiè- > voir ternent, à ja tre lettre, nous à été 8 affaires.
it, comme 18 fait des lettre au me On ei-
ncore, ll
fur et à mesure qu les événements se développent, des explications aussi précises qui deviennent pour nous des autorités avec un caractère officiel,
Nous visitons nombre de Curdinaux, et à chacun nous répétons notre boniment, : Nous l'avons répété si souvent, qu'il n’a plus d'intérêt Pour nous, et que nous le trouvons ennuyant à mourir, pourvu toutefois que nous ne soyons pus Comme certains prédicateurs de retraite,
force de répéter le même serInon,
qui, à finissent par paraître ne plus se croire eux-mêmes, Pour vous, croyez que je crois que vous croyez que je suis avec une très haute considération,
Mousieur le Chanoine,
Votre tout dévoué serviteur,
J. B. PROULX, /yévre.
ARCHEVÊCHÉ DE MONTRÉAL, 19 janv. 1892.
M. l'abbé J. B. Proulx, Ch. Hon., V.R. U. L. M.
Mon cuer MONSIEUR,
Depuis que j'ai reçu votre bonne lettre, remplie de toutes sortes de choses agréables, j'ai payé M. le Docteur Chartrand, le seul médecin de l'ancienne Ecole Victoria, qui n'avait pas encore signé l'acte de cession de la propriété de l Ecole à l1 Nouvelle Corporation.
Voilà done une affaire Odclée. Quant aux médecins de la Faculté Laval, deux sont encore en arrière. Les Docteurs Brosseau et Dagenais ne se sont pas encore décidés à venir chercher leur chèque. Le Dr Dagenuis m'a fait une visite à l'Archevêché pour expliquer sa conduite ainsi que celle de son confrère : ils m’avaient envoyé auparavant une sorte de protêt contre L'autorité Uuiversitaire ; je vous l’e: afin que vous
en preniez connaissance. (1)
(1) Voir le Document suivant.
iv. 1892.
tre, remj'ai payé decin de t pas en-
priété de
{UX mencore el genais ne cher leur visite à uite ainsi it envoyé l'ätitorité
que vous
Le Dr Dagennis m'a, de plus, montré une lettre sur laquelle il croit pouvoir appuyer ses prétentions à une somme beaucoup plus considérable que celle qui lui est offerte. Il m'a même annoncé qu'il s’adresserait à des avocuts éminents pour apprendre d'eux les moyens d’obtenir ce qu’il réclame.
Toutefois, il m'a fait comprendre qu'il ne prendrait aucun procédé légal, s’il n'était pas appuyé sur l'opinion de légistes expérimentés et instruits, À ces réflexions jui répondu que Mgr l’Archevêque ne craignait rien, et qu'il était impossible de faire aucune modification dans le mode de récompenser les médecins de Laval pour Les services qu’ils avaient rendus.
Vous verrez par les journaux de Montréal que l'Académie St-Louis de (Gonzague a failli devenir la proie des flamries. La vie de deux Sœurs à été en danger. Le résultat pratique pour les élèves à été une vacance de quelques
jours. Les dommages s'élèvent à un millier de
piastres, qui a été payé par les assurances,
Prenez garde à la grippe qui paraît s’achar-
ner aux grands personnages.
Mes saluts respectueux à Monseigneur l’Evê-
que de Sherbrooke.
Votre bien dévoué, | Z. RACICOT, Chanotne. l XXV l | MonTréaAL, 4 décembre 1891. 0e Messire Z. Racicot, Ühanoine. ù ) MONSIEUR, si Les soussignés n’ont pas accepté les cinq cents piastres offertes par vous au nom de M. le Vice- no Recteur de l'Université Laval à Montréal, en de paiement de leurs réclamations contre l’'Univer- cie ; sité, pour arrérages d'honoraires, pour les raisons l suivantes. MARDI JA . | .
/ 1° La somine offerte n’est pas suffisante, et il Mi N y a trop de disproportion entre le montant de | leurs réclamations et ce que l’on offre, k
2° Le dernier mode d’indemrité adopté par
Ë M. le Vice-Recteur ne parait pas juste, parce
fl |
s’achar-
r l'Evê-
anotne.
re 1891.
nq cents le Viceréal, en ’Univer- 8 r'AÏSONS nte, et il itant de
opté par
te, parce
qu'il octroie autant à ceux qui ont donné soixante lectures par année qu'à ceux qui en ont donné plus de deux cents.
3° Lessoussignés préfèrent s’en tenir au mode
proposé par M. le Vice-Recteur aux délégués de la Faculté à Québec, le 3 de décenbre 1890, mocs accepté par eux et approuvé depuis par les Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal. Ce mode consistait à soumettre toutes les réclamations des professeurs de la Faculté à trois arbitres dont l'un serait nommé par les Evêques, l’autre par les professeurs, et le troisième par les deux premiers,
Les soussignés déclarent qu'ils sont prêts à tccepter ce mode de règlement et ils déclarent de plus qu'ils s'engagent à se soumettre à la décision des trois arbitres ainsi nommés,
En vous priant d’uccepter l'expression de leurs sentiments d'estime et de respect pour vous, Mr le Chanoine, les Soussignés se souscrivent
Vos très humble serviteurs,
À. DAGENAIS, 47. D.