‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les adminstrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 54 sur 70 · PRET PR REMOTE · texte numérisé non relu

PRET PR REMOTE

Fa ETES EST Er be Sas pr

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Roxe, 3 février 1892.

M. le Chanoine Z. Racicot, Proc. à l’Arch. de Montréal.

MONSIEUR LE ('HANOINE,

Je réponds immédiatement à votre lettre du 19 janvier que je reçois aujourd’hui même. En même temps j'accuse réception de la “ sorte de protêt”” à vous envoyé par MM. les Docteurs Dagenais et Brosseau. La maladie de M. Bruchési fait que je suis en grande pénurie de nouvelles universitaires. Merci pour les détails que vous me donnez.

Pendant mon absence, il ne m'appartient pas d’administrer ; c'est pour me décharger de cette besogne devenue impossible que les Evêques

m'ont choisi un substitut,

ontaines,

Arch. de

lettre du 1ême. En sorte de Docteurs , M. Brule de nou-

étails que

tient pas r de cette

Evêques

Même la prudence veut qu'à cette distance on ne hasarde aucun conseil, à moins que ce ne soit sous condition. Mais il est bien permis d'avoir une pensée ; or telle est la mienne sur la prétention des deux susdits professeurs, D'abord citons la lettre qui lui sert de prétendu point d’appui.

“Voici ce que je crois pouvoir vous répondre, ‘à vous, Messieurs les Docteurs Fafard et La- “marche, comme délégués par la Faculté de “Médecine pour me porter les résolutions ci- “dessus, bien que le temps me fasse défaut pour “consulter Nosseigneurs les Evêques.

“ Je sais que Nosseigneurs les Evêques de la “ Province de Montréal, pour l'avoir entendu de “leur bouche, veulent respecter vos droits à “l'égal de ceux des membres de l'Ecole de Mé- “ decine et de CF'rurgie de Montréal.

“Comme ce n’est ni le temps, ni le lieu, de “ délimiter l'étendue et la valeur de ces droits, “je vous propose, au nom de Nosseigneurs les

‘“ Evêques, présumant leur autorisation, de re-

‘mettre ce soin à trois arbitres, dont l’un serait

“ choisi par Nosseigneurs les Evêques, le second “ par les membres actuels de la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal, et le “ troisième par ls deux premiersou bien par les nouveaux membres de la Faculté,cest-à-dire les “ inembres actuels de l’Ecole de Médecine et de “Chirurgie, selon que, pour le troisième arbitre, “les Evêques le désireront ou les circonstances

“ l’exigeront. ”

Qu'on veuille bien remarquer ceci : MM. La-

marche et Fafurd se présentaient comme délégués de la Faculté de Médecine, et je leur répondis en leur qualité de délégués de la dite. Faculté.

Dans une communication datée du premier de mai 1891, M. le Docteur Dexrosiers, sous sa signature de secrétaire de la Faculté de Médecine, me transinet les réclamations des professeurs de la Faculté.

Le 11 mai 1891, à propos de ces réclamations, j'écrivais à M. le Grand Vicaire Maréchal une lettre dans laquelle on lit, entre autres remar-

ques, les suivantes :

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de Mééal, et le n par les -dire les e et de arbitre,

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MM. Lamme dé-

e leur ré-

e la dite.

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mations, hal une

3 remar-

# Dans tous les cas, je suis d'avis qu'il serait “infiniment mieux, pour étudier et déterminer ‘* les détails de cette question, d'attendre que les “réclamations des anciens membres de l'Ecole “ de Médecine soient définitivement réglées. La “ Faculté de Médecine a soumis “ qu’elle désirait ‘être mise sur le même pied que l’Ecole de Mé- ‘decine et de Chirurgie. Alors, avant de pro- “ céder il conviendrait de connaître exactement “ sur quel pied se mettra en définitive l'Ecole “ de Médecine.

“Si, dans ce temps-là, les professeurs de la ‘Faculté de Médecine ne trouvaient pas acccp- “ tables les propositions que nous avons à leur “ faire, nous aurons recours à ce que j'ai proposé & à leurs délégués, et ce que les dits délégués ont “accepté, savoir: de remettre ce soin à trois “arbitres. ”?

Le douze juin je communiquai cette lettre à M. le Dr Rottot, doyen de la Faculté de médecine,

Par conséquent, jusque-là, toutes les fois que

j'ai traité de ces réclamations, et qu'il s’est agi

de cet arbitrage, j'ai traité avec la Æacw/té ‘comme corps.

Or le 3 de novembre, lorsque, selon les demandes des professeurs de Laval et selon mes promesses, nous avons mis s47 #n même pied les professeurs des deux institutions qui s'étaient unies, la Faculté, ce soir-là même ou le lendemain, s’est déclarée satisfaite à l’unanimité moins deux. De ce moment l’alteruative de recourir à un arbitrage a cessé.

Si ces deux messieurs disent qu'ils veulent traiter comme 2dividns, alors je leur réponds : ‘ Je ne vous ai jamais fait de propositions. Mes propositions s’adressuient à la Faculté, comme c'était la Faculté qui me faisait des demandes. Cessez de vous prévaloir de ma lettre. ”

Ou vous agissez comme partie d’un corps où la majorité décide, ou vous agissez isolément, Si vous agissez comme partie d’un corps, le corps a décidé contre vous, et vous ne pouvez

demander l'arbitrage. Si vous agissez isolément, je n’ai jamais traité avec des personnalités isolées et par conséquent je ne vous ai jamais

proposé d'arbitrage.

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La preuve que c'était bien Ià la position que j'entendais prendre, outre les termes explicites de mes documents, c’est que, lorsque l’ancienne Faculté en corps eut rejeté le 31 octobre 1891 certaines propositions monétaires que je leur faisais, je proposai au corps réuni, Le 3 novembre, un nouvel arrangement que le corps a accepté à une grande majorité.

Nous traitons sur un terrain, je vous offre des avantages ; 1l vous plaît de passer sur un autre terrain, vous ne pouvez apporter avec vous les avantages,

Je vous ai dit : rouge ou noir, Vous avez répondu : noir. Eh bien! à moi les rouges. Vous ne pouvez pas avoir deux chances et inoi aucune.

O’Conuell, un jour, racontait à son auditoire qu'un Irlandais, buvant un œuf que la poule avait réchauffé trop longtemps, entendit le petit poulet lui crier dans le gosier: “ Trop tard, dit Pat, trop tard.” —De même, je crierai

aux deux médecins: “Trop tard pour changer

de position, trop tard ! ”

Voilà mon opinion. Que ces messieurs de-

mandent un arbitrage, ils sont libres de le

faire ; que l’administration universitaire le leur

accorde, c’est matière d'opportunité. Mais que ma lettre constitue un droit pour eux, et pour nous une obligation, je le nie,

Vos affaires politiques se corsent, Nous en sommes «au discours de Laurier. Ici, pareilleinent ca se corse, tout en craque. Il n’y a que deux choses qui ne bronchent pas : mon espérance qui est tranquille et ferme et ma santé qui fleurit comme un oranger sous le beau ciel d'Italie.

Je me souscris, avec considération,

Votre serviteur dévoué,

J. B. PROULX, Pre.

ieurs dees de le re le leur Mais que

, et pour

Nous en l, pareiln’y a que on espéma santé

beau ciel

ST-MICHEL DE NAPIERVILLE, 13 septembre 1891.

Le Révérend J, B. Proulx, Ptre, V. R. U. L. M.

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