NT
de l’assemblée, le Président ait pu dire : ‘ Tous vos professeurs sont chrétiens ; nous ne voulons'pas d’autre enseignement que l’enseignement catholique; la science médicale :loit être soutenue, éclairée et dirigée par la philosophie, la philosophie chrétienne, c’est-àdire la foi.” (Applaudissements redoublés.)
Sous peu, Messieurs, je dois faire mon rapport à Rome, et Rome apprendra avec bonheur, avec allégresse, les paroles si nobles si généreuses, si catholiquement belles qui viennent de retentir dans cette enceinte. (Applaudissements redoublés.)
Je m’arrête, Messieurs ; cependant je ne reprendrai pas mon siège sans vous dire que ces espérances de secours monétaires qu’entretient M. le docteur d’Orsonnens, sans aucun doute, seront réalisées, ces appels chaleureux entendus. Il n’y a que dix minutes que le désir a été exprimé, et déjà il vient de se produire un résultat favorable. Mon voisin, qui est un riche curé, me souffle à l'oreille qu’il laisse à l’Ecole de Médecine une large part dans ses dispositions testamentaires. (Rires et applaudissements.)
Vous l’entendez, Messieurs, il dit que Saint-Lin est un riche bénéfice. (R'res.) C’est peut-être vrai; mais Sainte-Rose vaut deux fois davantage. Par conséquent, pour chaque mille piastres que donnera le curé de Saint Lin-de3-Taurentides, le curé de Sainte- Rose de l’Ile-Jésus s'engage à en donner deux mille. Ainsi donc, marché conclu et discours fini. (Applaudissements prolongés.)
MoxrrfaL, 8 octobre 1891.
MONSIEUR
J’ai l'honneur de vous faire savoir que, mardi, le 13 du courant, à 8 heures À. M. aura lieu à la Chapelle de l’Archevêché la Messe du St- Esprit, à l’occasion de l’ouverture des Cours de Théologie, de Droit, de Médecine et des Arts.
Par les présentes, Messieurs les Professeurs et Messieurs les Elèves des différentes Facultés
et Ecoles où se donnent ces cours universitaires, sont invités à y ascister, |
J. B. PROUIX, fre, V. RL. U. L. M.
Par J. U. ETHIER, fre.
mardi, lieu à du Sturs de Arts.
esseurs acultés
itaires,
MonrrfaL, 9 octobre 1891.
À MM. les Présidents des Elèves des Facultés de Droit et de Médecine.
Monsreur,
J'ai cru vous faire plaisir en vous adressant un certain nombre d'exemplaires de l’invitation ci-inciuse, avec prière de vouloir bien les faire circuler parmi vos confrères de l'Ecole de Médecine (ou de la Faculté de Droit),
Veuillez accepter, Monsieur, mes félicitations pour la confiance que vous ont témoignée MM.
les Etudiantsen Médecine (ou en Droit) en vous élisant leur président, et croire que Je suis avec beaucoup de considération.
Monsieur, | Votre très dévoué en N. S.
J. U. ETHIER, Pre.
XXXI (1) MonTRéaAL, 25 février 1891.
Le Révd J. B. Proulx, :
Cuer MONSIEUR PROUIxX,
Souvent, en pensant à moi, vous avez dû dire : ‘“ Quel pauvre remplaçant et quel pauvre correspondant ! ” Les circonstances, je l’avoue, sont contre moi : vos deux longues lettres de l’année
dernière sont encore sans réponses. Mais vous le
(1) Je partais pour Rome le 5 novembre 1891. Depuis lors je n'ai fait à Montréal aucun acte d'administration en ce qui regarde les facultés. Ce soin incombait, par le choix des Evêques de la Province de Montréal, à M. le chanoine Bruchési. Ila bien voulu me mettre au courant de ce qui s’est passé à l’Université pendant mon absence par un compte rendu en date du 25 février 1892, lequel étant arrivé à Rome après mon départ, ne m’a rejoint à Paris que quelques jours avant que nous prissions la mer: ce qui explique comment il ne fait pas partie de Devant Québec et Rome, dont les derniers feuillets avaient été envoyés à l’imprimeur le 8 de mars. Je le cite ici presque en entier, avec les pièces qui l’accompagnaient.
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savez, j'ai été une des nombreuses victimes de la grippe : voilà l’explication de mon silence, et qu'est-ce que la maladie ne fait pas pardonner ? Je suis encore à l’Hôpital des Sœurs Grises, dans trois jours je retournerai à l’Archevêché : c’est vous dire que je suis complètement guéri. Je vais pouvoir me remettre au travail; mais jy apporterai une prudente modération, une modération italienne. On s’est empressé de me montrer votre télégramme, Vous êtes victorieux, je vous en félicite et nitends avec impatience les détails promis sur votre victoire. Vous serez peut-être parti de Rome quand cette lettre y arrivera. Je l’y adresse tout de même, sûr qu'on saura vous lu faire parvenir à Paris. Je désire, wvant que vous reveniez, vous rendre compte de mon administration : je commence par le commencement, l'intérêt va crescendo.
1° Je n’ai eu à faire aucune dépense extraordinaire pour la maison de la place Jacques- Cartier. M. Ethier a fidèlement tenu ses comptes: vous les verrez à votre retour.
2° La petite échauffourée de nosétadiants en
médecine l'automne dernier a eu un excellent
résultat. Le Recorder qui a condamné les dissi-
pés à $100 d'amende a été trouvé bien sévère,
mais les élèves ont payé l’amende et ont été depuis lors d’une sagesse exemplaire.
83° MM. Brosseau et Dagenais n’ont pas encore demandé les $500 qui leur avaient été offerts d’abord. L'un et l’autre sont venus me voir et m'ont fait voir les documents sur lesquels ils prétendent appuyer leurs réclamations. Je leur ai dit que j’étudierais sérieusement ces documents et que je leur répondrais dans quelques jours. J’ai vu alors M. A....et M. B.... qui m'ont dit que ces Messieurs ne pouvaient en justice réclamer aucune indemnité. Peu de temps après, M. Brosseau est revenu. Je lui ai dit : ‘“ J’ai consciencieusement examiné votre affaire; je l’ai soumise à quelques professeurs de notre Faculté de Droit qui trouvent comme moi que vos prétentions ne sont nullement fondées. Vous pouvez faire ce que vous voudrez, mais si vous me permettez de vous donner un
conseil d'ami, soyez bien tranquilles, et ne
1 excellent é les dissien sévère, et ont été
| pas encore été offerts 1s me voir lesquels ils s. Je leur , ces docu- 1s quelques B..., qui avaient en « Peu de 1. Je lui ai miné votre professeurs ent comme lement fonus voudrez, donner un
Iles, et ne
parlez pas de procès.” Depuis lors, nous n'avons entendu parler de rien.
- 49 J'étais malade, et dans mon lit, lorsqu'un entrefilet paru dans Z Monde m'apprit la décision que venait de prendre la Faculté de Médecine. Après les vacances de Noël, tous les cours devaient se donner à la place Jacques- Cartier. C'était étrange, n'est-ce pas? J'’écrivis alors au sécretaire et au président (1). Ma dernière lettre à celui-ci a été dictée de mon lit; je me trouvais alors chez les Sœurs Grises. Le résultat de cette correspondance vous est connu, À l'unanimité, la Faculté est revenue sur sa décision. M. Durocher s’est noblement conduit dans cette circonstance, J'étais bien décidé à ne point céder.
5 Mme B..., est venue me demander : si dans le partage d'argent qui a été fait entre les professeurs de la Faculté de Médecine, on avait oublié son mari? Cette question m’a embar-
rassé. M. B...,nété bien dévoué, je le sais,
(1) Voir, plus loin, Documents Nos, XXXII—-XXXV,
à l’œuvre de l’Université ; son nom se trouve dans le Bill d’Incorporation de la Faculté. Au- Jourd’hui, ie pauvre homme est malade. Est-ce une raison pour nous d'oublier les services qu’il a rendus ? et puisqu'il ne s’agit pas d’une question de justice, mais bien d’un don à titre gracieux, doit-il être traité différemment de ses collègues ? J'aurais préféré donner $500 à Mme B.... qu'à cet X. Y.Z. Je vous dis là assez clairement ce que je pense. Mais je n’ai rien décidé. Mine B.... vous présentera sa requête quand vous serez revenu (1).
6° Enfin le dernier événement vous est connu ; ma petite note écrite aussitôt après et les journaux vous l’ont fait connaître. Les esprits étaient bien montés. Aujourd'hui le calme est revenu: tout va bien. Vous ferez passer le 4/7 qu’il vous plaira, pourvu qu’il ne s’ugisse dans ce 64/7 que d’une corporation finan-
cière. dJ’ignorais jusqu’à ces derniers jours le
(1) Elle n’eut pas même la peine de présenter sa requête, ma réponse prévint sa démarche.
se trouve ‘ulté. Aue. Est-ce vices qu'il ’une quesn à titre ent de ses r 8000 à ous dis là ais je n’ai
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vous est jt après et tre. Les ird'hui le Jous ferez ru qu'il ne ion finan-
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projet de loi qui a été soumis par vous au Saint- Siège. Je vous avoue qu'en le lisant j'ai été surpris de certaines clauses qu’il renferme (1), Ces clauses concernant le pouvoir de la Corpo-
ration de faire des règlements sur les études, les
(1) Il y asouvent, dans le règlement de questions compliquées et controversées, des exigences que seuls connaissent ceux qui sont habituellement à la peine. Dans tous les cas, Mgr Racine proposait à Rome le retranchement des phrases incriminées le 23 de janvier, plusieurs jours avant qu'aucune inquiétude ne se fût manifestée au sein des facultés. De plus le 14 ‘ de février, seulement trois jours après l’assemblée dont M. le chanoine Bruchési vient de donner un compte rendu, alors que j'ignorais encore complètement ce qui se passait à Montréal, j'écrivais à un membre du Conseil d’affaires: ‘“ Les “ phrases retranchées sont celles que vous savez. Ce retran- “ chement r’attaque pas le principe constitutif du Bill, l’impor- “tant est de se constituer en personne civile. Maintenant, ‘entre nous et pour personne autre, je ne vous cacherai pas “que ce retranchement, à mon avis, nous sauve peut-être de ‘plusieurs difficultés. Quand notre bill serait devenu public, à “la dernière heure, les Collèges afliliés et les Facultés auraient “pu venir nous dire que nous mettions le pied sur leur terrain, “ C’est bien plutôt sur leurs privilèges que nous empiétions, “si empiétements il y avait, que sur les droits du Conseil “ Universitaire : car, de ce côté-là, nous n’allions pas plus “loin que la Constitution Jam dudum, et les Evêques de la “ Province de Montréal sont maîtres d'étendre à qui ils veu-
“lent l'exercice de leurs attributions, pourvu qu’ils se gardent ‘“ le droit de veto, ”
examens, le bon gouvernement des Facultés, le progrès des études dans les collèges affiliés, ces clauses, dis-je, ox me l’a appris, doivent disparaître. Ille faut absolument, si nous ne voulons pas éterniser la guerre , et j'ai promis aux professeurs de Droit et de Médecine réunies qu’elles disparaîtraient. Cette déclaration a eu le meilleur effet; vous avez pu en juger par les résolutions qui ont été votées à l’unauimité. L'assemblée, grâce aux chicanes qu'a voulu me faire M. X. Y. Z., n’a fini qu'à 11 h. 4 du soir; elle avait duré 2 h. 1. X. Y.Z. a été traité comme il le méritait et je lui ai dit sans gêne ce que je pensais de lui. Les autres professeurs se sont conduits comme de vrais gentilshommes et sont partis contents. J'ai béni Dieu de cet heureux résultat et, vraiment, il y avait lieu.
De plus, je vous en prie, faisons en sorte que toutes les Facultés soient contentes du 444 qui
ser: présenté. (1)
(1) Pour ma part, je suis bien décidé (et j'en donne assez de preuves) à ne pas empiéter, non plus qu’à laisser empitter, sur les droits des facultés, Loin de là, je suis même disposé à
'acultés, Le ffiliés, ces ent dispais ne vouroImis aux e réunies ation a eu juger par natimité.
voulu me £ du soir ; ité comme 1e ce que rs se sont es et sont
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Ne soyez pas inquiet au sujet des annonces officielles ; j'y verrai dans le cas où votre départ d'Europe serait retardé.
La Minerve et la Presse ont publié ce qu’elles ont appelé le texte complet du bill. C’est une fausseté d’abord, et de plus une indiscrétion impardonnable. J'ai été tenté de répondre; mais à quoi bon ? Notre cause est gagnée, nos professeurs savent à quoi s’en tenir, et vous allez revenir bientôt.
Voilà, mon cher Vice-Recteur, ce que j'ai fait. À votre tour maintenant, il vous reste de grandes choses à accomplir; je vous verrai sans peine reprendre la charge et l'honneur. Veuillez pré-
senter mes respectueux hommuges à Mar Ra-
leur prêter main forte, dans les conditions voulues, pour que leurs privilèges leur soient garantis dans toute leur étendue par l'autorité civile. D’un autre côté, il faut savoir admettre que les administrateurs financiers actuels de PUniversité
Laval à Montréal ont aussi des droits, des privilèges et une liberté d’action, qu’il convient de respecter, Quelques professeurs (et je dois dire qu'ils sont peu nombrex) quelquefois semblent paraître un brin être enclins à se croire toute l'Université, Cuique suum.
2 4 A , cine et agréer vous-même l'assurance de mes
bien affectueux sentiments.
P. N. BRUCHÉSI, Chan, V. R. U. L. pro. temp.
ARCHEVÈCHÉ DE MONTRÉAL, le 28 décembre 1891.
Monsieur H. E. Desrosiers, M. D., Secrétaire d l’Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, Faculté de Médecine de l'Uni-
versité Laval à Montréal.
MONSIEUR LE SECRÉTAIRE
Le Monde de samedi dernier publiait l’entre-
Es
filet suivant :—