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“à l'Université Laval par la Charte Royale.” (Lettre de Mgr. Th. Hamel à l'abbé J. B.
Proulx, 16 septembre 1891.— Voir Correspondance, page 20.) 2° Le 2 octobre, le Conseil Universitaire est d'avis au contraire, que notre projet de loi empiète sur les droits à lui octroyés par la
Charte Royale.
‘ Résolu que, —nonobstant les clauses VI et VIT du projet de loi susdit, qui empiètent sur “ les droits octroyés au Conseil Universitaire “ par la Charte Royale, — ce Conseil, dans les “ circonstances, par respect et par soumission “ pour le Saint-Siège, s’abstient de tout autre “ commentaire et s’abstiendra de toute opposi- “ tion à ce que ce projet devienne loi.” (Extrait des délibérations du Conseil Universitaire tenu le 2 octobre 1891.—Voir Correspondance, page 32.)
Aïnsi le Conseil Universitaire, tout en étant d’une opinion opposée à celle qu'avait le Pro- Recteur le 16 de septembre au sujet des droits de
l'Université, cependant déclare qu’il ne fera
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aucune opposition au susdit projet, Mais, autre contradiction, il n’en est pasde même du Chancelier Apostolique.
3° En effet, Son Eminence le Cardinal Tuaschereau, Elle, lui fait opposition en lui refusant une approbation, qui lui est absolument nécessare pour qu’il devienne loi. Car, d'après Elle non seulement il empiète sur les droits de P'Université, mais il crée réellement À Montréal une Université tout à fait indépendante, Ca va crescendo.
“ Sous prétexte de faire incorporer civilement les Aminishrateurs de l'Université Laval à “ Montréal, le projet de loi que vous présentez à “ l'approbation du Conseil Supérieur de l'Uni- ‘* versité (sans nous dire ce qu'en pense le Saint- ‘ Siège) créc réellement à Montréal une Uni- “ versité tout à fait indépendante de l’'Université Laval, telle que constituée par sa Charte “ Royale, et son institution canonique, —Dans ‘ces conditions, je ne puis, pour ma pit, en ma
“ qualité de Chancelier Apostolique de l’'Uni-
“ versité Laval, approuver ce projet de loi, et je
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“ ne l’appuierai qu’autant qu’il me sera authen- ‘“ tiquement démontré que telle est la volonté du “ Saint-Siège” (Lettre de Son Eminence le Cardinal Taschereau à l’abbé J. B. Proulx, 15 octobre 1891.—Voir Correspondance, page 53.)
Résumons cette gradation ascendante dans le thermomètre des variations :
1°—Les droits Universitaires sont sauvegardés ;
2°— Non, les droits Universitaires sont violés ;
3°—Malgré les empiétements du projet de loi, on n'y fera pas opposition ;
49—Oui, on s’y opposera ;
9°—Empiétements! le mot n’est pas assez fort : c'est zxdépendance complète qu'il faut dire.
Du 16 septembre au 23 d'octobre, on avait fait du chemin ! aussi qui aurait cru que ces gens de Montréal étaient réellement aussi bien disposés
à amender leur projet ?
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Voyons maintenant l'évolution rétrograde qui s'est produite dans les décisions de Son Eminence le Cardinal Taschereau :
1° D'abord, le 24 de septembre, sur les demandes de Mgr l’Archevêque de Montréal, l'Eminentissime Cardinal admet que nous pourrions modifier notre projet de loi, seulement il désire que nous attendions que le Conseil s’en soit occupé pour travailler notre affaire.” (Voir Correspondance, page 41.)
2° Le 15 d'octobre, lorsque le Conseil s’en est occupé, au Vice-Recteur qui aimerait à connaître précisément en quels points il faudrait travailler l'affaire, Son Eminence répond “ qu’ Elle ne peut approuver ce projet de loi,” et rien de plus. Premier pas en arrière, (Voir Correspondance, page 03.)
3° Le 19 octobre, le Vice-Recteur insistant,
Son Eminence lui fait savoir que, avant d’aller
plus loin, Elle a besoin de connaître quel est le
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désir duSaint-Siège, et‘qu’ Elle va s’en assurer.” M je le
Deuxième pas en arrière, (Voir Correspondance, M écrivai
page 64.) ; “ Nc
4° Enfin, le 23 octobre, Son Eminence, écrit x ut
| au Vice-Recteur que, vu les circonstances, Elle “ et no |
| ne peut, uon plus que l’Université, proposer au M ‘“ persu
| projet de loi aucun amendement. J'ai du reste, M (Voir 4
ajoute-t-Elle, soumis mes doutesau Saint-Siège.”
| Impossible de reculer davantage. Après un mois
juste, du 24 septembre au 23 octobre, nous nous
| trouvions loin du point de départ, à savoir gue M
| nous pourrions travailler notre affaire quand le :
| Conseil s'en serait occupé. (Voir Correspondance, ‘ p page 23.) : proverb | En tout ceci, loin de moi la pensée de man- 4 La d | quer aux égards et au respect que je dois à Son ’ disent-il
Eminence le Cardinal Taschereuu. Dieu sait la M difficiles
. . . . te , .
vénération que j'ai toujours eue pour ses nobles M l'Univea
| vertus, son grand caractère et la haute dignité M faction.” | dont Elle est revêtue. Aussi, voulant adoucir, M La tr | autant qu’il est en mon pouvoir, ce qu'il ya M possible, | de pénible pour moi dans la situation où je me M avec leu
trouve de ne pouvoir concourir toujours comme M Le to:
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écrit , Elle er au reste, iège.”? | Mois nous Ir que nd le
lance,
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je le souhaiterais dans tous ses désirs, je lui écrivais à la date du 21 octobre 1891 :
“ Nous entendre! vénéré Seigneur, s’il n’y ait dans cette affaire que Votre Eminence et nous, il y aurait déjà longtemps, j'en suis “ persuadé, que l'entente serait complète.”
(Voir Correspondance, page 65.)