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am À D; ue session de la Législature de la Province de Québec”. (Lettre des Evêques, 4 novembre 1891, N° XVII.)
Les raisons qu'ils donnent sont pressantes :
“afin, disent-ils, de mettre l'Université catholique en position de marcher de puir avec la principale Université protestante dont les ressources monétaires se développent avec une rapidité prodigieuse, et afin de prévenir le danger qui existe sérieusement de voir s'élever à Montréal, si l’Université actuelle n’y fleurit pas, une Université laïque en dehors du contrôle légal de l’épiscopat : ce qui serait le plus grand malheur qui puisse arriver à notre pays ”.
Il importe de ne pas fournir de prétextes plausibles à l’impatience de ceux qui trouvent que l’organisation financière de l’Université catholique à Montréal languit et retarde trop, Où aux soupçons de ceux qui sont portés à croire que toute démarche destinée à favoriser le développement universitrire à Montréal rencon-
trera toujours des obstacles et des oppositions
en certains quartiers, Evitons les causes de
récriminations : il est plus facile de prévenir L de | que de guérir. © tion Votre Eminence, sans doute, n’a pas oublié les
paroles que les susdits Evêques de la Province :
de Montréal avaient l'honneur de lui écrire, en 1 L date du 24 septembre dernier : “ Nous jouons probablement lu dernière chance de voir les laïques en masse marcher avec nous sur la question universitaire, Ils le font avec beaucoup
de sincérité, mais aussi avec une certaine impa-
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sé
tience. N’allons pas par des retards, pour des motifs d'ordre secondaire, frustrer leur attente et les fruits de leur bonne volonté ”.
Or la Législature s'ouvrira dans le courant de décembre prochain ; et les bills privés, dans la catégorie desquels se trouve notre projet de loi, doivent être présentés dans les premières
semaines de la session.
C’est pourquoi nous supplions Votre Eminence de vouloir bien faire en sorte que notre projet
soit examiné le plus tôt qu’il sera possible,
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Et vos pétitionnaires prient et ne cesseront
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= de prier, demeurant toujours avec la considération la plus haute et le respect le plus profond, De Votre Eminence, Emninentissime Seigneur,
Les très humbles et très obéissants serviteurs.
T ANTOINE, Zv. de Sherbrooke, J. B. PROULX, Prêtre, V.R. U. I. M.