‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 25 sur 82 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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HS 4

à LYS Lee

— #4 — de ses membres : l’épiscopat formant ainsi une espèce de cour suprême dont la décision est finale.

Vraiment, que peut-on souhaiter de plus ?— Et comment ne pas profiter des dispositions

favorables des laïques eux-mêmes qui donnent,

volontiers, les mains à des arrangements aussi

bien pondérés :

Le deuxième considérant est que le bill “Syndicat financier de l’Université Laval à Montréal,” que ce projet de loi est destiné à remplacer, est loin d'offrir les mêmes garanties de catholicité.

1° L’Archevêque de Montréal n’y a aucun contrôle, comme il l’a dans notre projet de loi, sur la nomination des Gouverneurs, ni sur les actes du bureau d'administration. Il est dans la Corporation tout simplement un membre comme un autre, avec quelques attributions d'honneurs

particuliers ;

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est

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filé

2° Il n’y est pas même fait mention des Suffragants ;

3° La Corporation est loin d’être composée, par moitié, d’ecclésiastiques, mais ce qui est bien plus sérieux, c’est que

49 Il n’est pas même nécessaire d’être Catholique pour être membre de la Corporation ; ainsi :

9° Peuvent appartenir à la Corporation tout ancien élève qui paiern une contribution annuelle de cinquante centins ou une somme de cinq piastres une fois payée, et tout souscripteur d'au moins cent piastres au fonds de la Corporation, seraient-ils, élève ou souscripteur, protestants, juifs, et francs-maçons ;

6° Bien plus, de même sans être catholiques, peuvent faire partie du Bureau des Gouverneurs les souscripteurs d’au moins cinq cents piastres au fonds de la Corporation et tout délégué de toute institution souscrivant au moins mille piastres.

On voit, par là, à quel danger se trouve

exposée une Université essentiellement catholi-

que, comme celle de Laval, en voyant ses portes ouvertes au droit absolu de l'argent dans un

pays où l'argent est surtout en des maias protestantes.

Jene blâme rien, je n’accuse personne. Je

sais que cette lacune, que je signale dans le Syudicat de 1887, est loin d’être le fruit de la

mauvaise volonté ; et qu’on a, saus aucun doute, tiré le meilleur parti des circonstances d'alors ; seulement, comparant les deux bills, il m'est bien permis de faire ressortir les améliorations qu'ont rendu possibles les circonstances d'aujourd’hui.

Quand bien même le fonctionnement de ce Syndicat ne serait pas devenu virtuellement impraticable pour d’autres raisons, ce seul point faible,ce me semble,suffirait pour faire souhaiter de le voir remplacer par notre projet de loi, si respectueux de l'autorité des Evêques, si orthodoxe dans le choix des membres qui doivent composer la Corporation, et si conforme à l’esprit

et même à la lettre des décrets romains.

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