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tre mémoire vous fait défaut, et que votre intention n’est pas passée à l’état d’acte. Vousallez du reste en convenir vous-même.
Permettez-moi de vous rappeler que J'étais prévenu contre vous au sujet du retard apporté dans la communication du projet de loi à l’Université : ma lettre du 16 septembre vous l'avait fait pressentir, puisque, —de vous-même, — vous m'avez expliqué ce retard dans votre visite à ma chambre, en me racontant toutes vos démarches avec les dates pour me faire voir que vous vous étiez empressé de nous faire votre communication aussitôt que vous l’avez pu. Si vous aviez mentionné la deuxième partie du mois d’août,—ce qui, dans les circonstances, veut dire pex après le quinze, —prévenu comme je l'étais, je n'aurais pas manqué de remarquer qu’il s'était écoulé #roës semaines entre la réception de la réponse de Rome et la date (9 septembre) de votre lettre aux Evêques et au Recteur, Vous ne m'avez pas, non plus, mentionné
qu'après avoir reçu votre lettre de Rome, vous
aviez consulté le Conseil d’affaires ; car, toujours
mu. 149 — À causes de mes préventions, Je n'aurais pas manqué de remarquer que, après la réception de cette réponse, vous aviez passé une couple de semaines à discuter avec le Conseil d'affaires avant de neus communiquer votre projet pour avis ; de sorte que, au lieu de voir tomber mes préventions, j'aurais vu dans toutes ces démarches quelque anguille sous roche. Mais, loin de là, cette date du 7 septembre était si rapprochée du 9 (‘late de la lettre au Recteur) que j'ai dû admettre votre extrême diligence qui, du reste, cadrait parfaitement avec ce que vous avez ajouté que “ vos paquets (pour les Evêques et pour le Recteur) étaient fous faits et que vous n’attendiez que la réponse de Rome pour les expédier.” Admettez que s'il s'était écoulé trois semaines entre la réception de la lettre de Rome et l'expédition de paquets déjà préparés avant cette réception, cela n'aurait pas indiqué une grande diligence. Enfin, bien que mon oreille me dit qu'il s'agissait du 7 septembre, comme
j'hésitais entre le T et le 5, M. Mathieu, chez
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qui vous avez causé avant de venir chez moi, a confirmé mon impression en disant que vous lui avez mentionné à lui-même, dans sa chambre, le 7 septembre (1) comme date de la réception de votre lettre. Il résulte de tout cela qu'il est impossible que M. Mathieu et moi, sfparément, nousayons mal compris.
Veuillez remarquer que je ne mets aucunement en doute votre intention de dire les choses comme vous le mentionnez dans votre lettre du 5 octobre ; mais je veux seulement établir que j'ai été très exact en rapportant Les choses et les dates comme je les ai entendues.
Au reste, tant mieux que vous ayez parlé comme je lai dit; car, grâce à cela, je n'ai eu aucune peine à produire une conviction favorable dans le Conseil Universitaire. Sans cela,
le résultat pratique eût sans doute été le même,
1) En réalité, cest à attacher, ce me semble, à ce #7 sep-
tembre ” plus d'importance qu'il n'en mérite.—J, BP.
mais il y aurait eu des discussions désagréables. (1) J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Vice-Recteur, Votre très humble serviteur.
THOS. E. HAMEL, ?rêtre, Pro-Recteur U. L.
SHERBROOKE, 10 octobre 1891.
A M. le Chan. J. B. Proulx, V. R. U. L., Mont-
réal.
MoxSsIEUR LE VIcE-RECTEUR,
Votre lettre du 8 octobre dernier m’annonçant l’ouverture des cours de la Faculté de Médecine de Laval m'a causé un sensible plaisir. La satisfaction, le contentement et l’union qui
régnaient chez les Professeurs, élèves et amis de
(1) La réponse à cette lettre se trouve plus loin, au N° XX.— J, B. P.
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