‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 45 sur 82 · partie Au mois d'août. Je me suis empresé de · texte numérisé non relu

partie Au mois d'août. Je me suis empresé de

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blée récente du Conseil Universitaire et j'ai

ajouté ce que je n'avais pas pu lui dire la première fois, parce que je ne le savais pas encore, savoir : que vous aviez employé le temps entre le milieu du mois d'août et le 9 septembre à discuter avec le Conseil d’affaires et avec les Evêques de la Province de Montréal la lettre venue de Rome, et à préparer en conséquence celles adressées aux autres Evêques et à l’'Université; car tout cela était de nature à intéresser les membres du Conseil,

3° Dans ma lettre du 8 octobre, je vous ai dit que “j'étais prévenx contre vous nu sujet du retard apporté dans la communication du projet de loi à l'Université,” et plusieurs fois, dans ma lettre, les mots Prévenu, préventions, sont revenus sous ma plume, A ce propos vous dites :

Ne croyez-vous pas, Monseigneur, que toutes ces préventions entrent pour plus de la moitié dans les malentendus qui existent entre nous ?”

Je dois vous dire, M. le Vice-Recteur, que je

suis Cunvaincu que les préventions entretenues

par vous contre Mgr le Recteur, (1) contre le Conseil Universitaire et contre le Séminaire de Québec entrent pour plus de la moitié dans les malentendus, là où il y en a. Mais de notre côté, il n’y a aucun malentendu, vu que notre rôle depuis quelques années se borne à subir des faits sur lesquels on ne nous consulte pas, (2) ou, si l’ou nous consulte, c’est à la dernière heure et lorsqu'il n’est plus temps de rien changer.

Comme ces faits parlent d'eux-mêmes, il ne sau-

rait y avoir de malentendu : nous les prenons

(1) Dans tous les cas je n’ai jamais dit et répété que j'avais des préventions contre Mgr le Recteur, ni contre le Conseil Universitaire, ni contre le Séminaire de Québec.

(2) C’est un blâme que j'ai l'honneur de partager avec le Saint-Siège. Mgr Paquet, dans son rapport au Conseil Supérieur, pour l’année 1888-89, parle comme suit, à propos de la Constitution Jan dudum: “Qu'il me soit permis de dire que ces changements ont nullement été demandés par l'Université, et qu’ils ont été sollicités et faits à son insu. Il semble pourtant qu’on aurait pu et dù agir autrement envers l'Université.. Ce manque de déférence envers l'Université et le Séminaire de Québec...” Je serais curieux de savoir si,en exprimant ces idées, Mgr Paquet, pour me servir de vos

expressions, Monseigneur le Pro-Recteur, n’a agi qu'en se con-

formant aux awis de son Conseil.

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tels qu’ils sont. Quant À la manière de procéder, le fait que très souvent on nous laisse dans l'ignorance de ce qu’on prépare, même lorsqu'on empiète sur les droits de l’Université ou du Conseil Universitaire, serait bien propre à créer des fréventions ; mais je ne saurais appeler de ce non les conclusions que nous tirons, aussi rigoureusement, aussi froidement que possible, des faits accomplis; ces conclusions appartiennent à la catégorie des faits et non à celle des préventions.

Passons à mes fréventions (1), puisque ce sont elles qui ont provoqué la question que j'ai citée tout à l'heure. Pour celles-là, je réponds qu’elles ne sont pour rien dans les malentendus. Elles unt pris naissance à la réception de votre lettre du 9 septembre, et j'ai expliqué plus haut combien elles étaient légitimes tant que je n’ai pas connu vos explications verbales. Aussi n’ont-

elles duré que jusqu’au 23 septembre, c’est-à-dire

(1) En effet, l'alinéa précédent tombe dans la catégorie, non des préventions, mais des récriminations.

jusqu’à votre conversation dans ma chambre.

Seulement je reconnais qu’elles existaient enco-

re au moment où vous me donriez vos explications. C’est ce qui fait que j'étais tout oreille pour écouter celles-ci, et c’est précisément ce qui explique comment j'aurais saisi de suite tout ce qui aurait pu, dans vos explications, vous être moins favorable.

Le fait que mes préventions ont cessé du coup, après avoir compris que vous n’aviez pas perdu une journée, montre dans tous les cas, qu’elles n'étaient pas enracinées, puisqu’une simple conversation de quelque minutes a suffi pour les faire tomber. (1) Il prouve aussi que si toutes les préventions étaient de la nature de celles que j'ai manifestées, elles ne pourraient causer aucun malentendu.

49 Vous me détaillez par le menu et assez longuement tout ceque vous avez eu à faire

pendant les trois semaines qui se sont écoulées

(1) N'est-il pas admirable de voir comme ces préventious, selon les besoins, de la cause, naissent et tombent facilement ?

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entre la réception de votre réponse de Rome, et l'envoi de vos documents (pardonnez-moi si j'ai employé le mot paguets; mais j'ai pris le mot même dont vous vous êtes servi chez M. Mathieu et chez moi, croyant par là mieux réveiller vos souvenirs.) J'avoue que, ayant à faire tout ce que vous dites pendant ces trois semaines, vous n'avez pas précisément manqué de diligence; mais comme j’ignorais toutes ces démarches, je n’en aurais pas moins été frappé par le fait de l'intervalle des trois semaines, si vous me les aviez mentionnées. Cela n'empêche pas le détail dans lequel vous entrez d’être assez piquant parce qu'il porte à se demander pourquoi (1) toutes ces démarches s’il s'agissait simplement de nous dire : “ Voici un projet de loi que nous avons fait de notre mieux ; nous l’avons soumis à Rome mais #07 serious heureux de con-

naître ce que vous en pensez.”

(1) La raison est bien simple : c’est que je ne suis pas un autocrate, que je me sens le besoin de prendre la direction de mes Supérieurs, et de faire part de mes desseins À ceux qui

m'ont été donnés pour auxiliaires.

me. 250 —

Cela dit, je vous ferai observer que, lorsque je vous mentionnais ma prévention contre vous au sujet du retard apporté dans la communication du projet de loi à l'Université, il ne s’agissait pas des trois semaines, mais bien des quatre mois et demi entre le 29 avrilet le 9 septembre.

Permettez à ce propos que j'appelle votre attention sur une manière habile (1) que vous avez de prendre, dans une lettre à laquelle vous répondez, quelques mots, quelques bouts de phrases, (2) qui ne touchent que de loin au fond de la question, et que vous isolez du contexte ou que vous groupez de manière que, tout en étant extraits réellement de la lettre, vous les faites

paraître sous un jour qui s'éloigne plus ou moins

(1) Euphémisme pour dire. pour dire enfin disons le

mot... pour dire pas tout à fuit très honnête,

(2) À moins de citer tout entière la lettre à laquelle je réponds, ce que je me permets souvent, il n’est guère possible de donner des citations plus complètes que celles que j'ai l’habitude de faire ; pour s’en convaincre, il n’y a qu’à jeter un coup d'œil sur ma correspondance, Et c’est, en bonne partie, pour échapper à ce reproche, que je publie ces longs Rapports où sont citées toutes nos lettres in extenso, ce qui toutefois ne

paraît pas être très agréable aux autorités universitaires,

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du véritable, et vous permet de faire une réponse apparente propre à capter le lecteur qui lira rapidement et sans toujours se reporter au reste de la correspondance.

Citons quelques exemples pour ne rien laisser dans le vague,

a) Le mot refard. La première fois que j'en ai parlé, il s'agissait du retard de quatre mois et demi écoulés entre le 29 avril et le 9 septembre. La prévention créée en moi par ce re/ard était précisément ce que j’invoquuis pour faire voir que j'aurais remarqué la mention de trois semaines, si vous me l'aviez faite, La question entre nous à ce propos, était: m’aviez-vous parlé de telle dute où de telle autre ?—Vous avez glissé sur cette question et, saisissant le mot retard, que vous avez appliqué à l'intervalle entre les deux dates, vous avez démontré longuement qu'entre ces deux dates vous aviez fait diligence, laissant le lecteur bénévole sous l'impression que vous justifierez ainsi le retard total dont je trouvais qu’on aurait eu lieu de se

plaindre.

0) t:préventions. 1] s'agissait de préven-

tions créées par la réception de votre lettre du 9 septembre et qui durèrent jusqu'à votre conversation du 23 : durée 14 jours, le temps de recevoir vos explications. C’est ce que ma lettre disait clairement.—Par un tour de phrase, vous confondez ces préventions, si peu durables, avec d’autres qui auraient pu être la cause de malentendus entre vous et l’Université, et vous en faites l’objet d’une question à effet. pour le lecteur bénévole.

c) Je parle des récriminations qu'aurait suscitées contre vous le fait du retard de quatre mois et demi sazs vos explications, et j'en précise parfaitement le sujet.—Sans répondre à la question principale, vous vous contentez de détourner modestement la vue pour ne pas voir derrière certain voile à vous, et de demander : “ Que signifient & propos de tout, à propos de rien, ces récriminations, etc.” C’est de la mise en scène, ceci, M. le Vice-Recteur... toujours à l'adresse du

lecteur bénévole. (1)

(1) Pauvre lecteur, bénévole et inintelligent, que je te plains d'avoir à faire à un avocat aussi retors, subtil et coquin que cet rihile Vice-Recteur de Montréal !

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Pardonnez-moi si je vous fais observer que c'est là un procédé dangereux, car il porte à soupçoiner (toujours des soupçons, hélas ! mais veuillez remarquer que c’est le procédé qui y pousse) que vous écrivez pour un public tout autre que la personne à qui la lettre est adressée, car vous savez bien que celle-ci ne peut pas prendre le change (1). Ou dirait que vous préparez une nouvelle brochure où vos lettres parai-

tront (2). Puis, vous le dirai-je ? cela jette

(1) Dites-moi franchement, Monseigneur, cette longue lettre a-t-elle été écrite pour moi, ou bien pour un certain publie ?

(2) On serait peut-être porté à croire, d’après cette phrase, que j'écris des brochures pour le publie, tandis que, en réalité, je me borne à faire, à Mgr l’Archevêque de Montréal, pour le tenir parfaitement au courant des développements de la question universitaire, des Rapports détaillés que je passe aussi à ceux qui ont le droit d’en prendre connaissance comme, par exemple, le Recteur de l’Université et les membres du Conseil Supérieur de Haute Surveillance, Ces Rapports, je le sais, déplaisent aux adversaires de la politique universitaire que nous suivons, c’est-à-dire, de l'application pacifique et entière

de la Constitution Jam dudum ; donc, à ce point de vue, ces

Rapports sont bons. Veut-on connaître la raison pour laquelle ils renferment, tout au long, mes lettres et aussi celles de quelques ‘tutres personnes. Je la donnais à Mgr l'A rchevêque de Montréal, le 31 de juillet de cette année, Voici :

‘“ Pourquoi, me dira-t-on peut-être, publier tous ces docu-

comme un nuage sur les protestations de franchise, de bonne foi et de loyauté qui reviennent souvent dans votre correspondance, et auxquelles naturellement vous devez désirer qu’on accorde foi entière. Personne, voyez-vous, ne pourra admettre que vous, M. le Vice-Recteur, ne saisissiez pas bien le sens de lettres très claires (1) par elles mêmes, lorsque d’autres, bien moins clairvoyants que vous, les comprennent parfaite-

ment.

‘“ ments in extenso, et ne pas se contenter d’un rapport suc- “cinct ?

“Un rapport succinct, dans ces temps agités, pourrait être ‘“ soupçonné de partialité, de restriction et d’habileté diploma- “tique. Ces pièces in extenso, demandes et réponses, parlent “ pour elles-mêmes.

‘“ Je veux clicher, comme dans un métal solide, les opinions ‘“etles démarches du présent, afin d'empêcher les subter- “ fuges insaisissables, les explications miroitantes et les sou- ‘“ plesses d'interprétation.”

(1) Ce qu’il y a de certain, Monseigneur, c’est que j'ai très bien saisi le sens de la phrase qui précède. C’est une insinuation très sérieuse pour terminer une lettre qui ne l’est guère. Cependant je puis vous dire que je ne m’en formaliserai aucunement, étant décidé depuis longtemps à prendre, d’après le dicton américain, les choses comme elles viennent, l'argent pour

ce qu'il vaut, et les hommes tels qu'ils sont.

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Je vous demande pardon de la longueur de cette lettre, Mais je tenais tant À ce que vous ne puissiez pas vous plaindre que je ne parlais pas clairement. (1)

Agréez l'assurance des sentiments respectueux avec lesquels,

J'ai l'honneur d’être,

Monsieur le Vice-Recteur,

Votre très humble serviteur,

THOS. E. HAMEL, ?rêtre,

Pro-Recteur, U. L.

26 octobre 1891.

PS.—Cette longue lettre commencée le 14, a été souvent interronpue et je ne puis vous l’envoyer qu'aujourd'hui,

T. E. IL, Prêrre.

(1) Dans tous les cas, que Mgr Hamel parle clairement ou non pour ime servir de son expression, je suis assez cluirvoyant pour comprendre, dans cette lettre, surtout ce qui n’y est pas exprimé formellement,

MonTRÉAL, 27 octobre 1891.

Mgr T. E. Hamel, Pro-Recteur de l'Université

Laval.

MONSEIGNEUR

Je reçois à l’instant votre lettre, commencée le 14 et terminée le 26 octobre.

Ce doit être pour de sembiables explications, longues, déliées, subtiles, difficiles à saisir, anxieuses d’avoir raison, qu'a été formulé le proverbe : Qui s'excuse s’acvuse.

Je crois qu'il est imieux de ne pas répondre, pour le moment, à toute cette discussion de motifs, de mobiles et d'intentions. Surtout, il me fuit plaisir de pouvoir, encore une fois, laisser de côté les nombreuses choses peu flatteuses à moi personnellement adressées, que renferme

cette épître.

Cependant il est un point sur lequel je ne puis

iversité

mencée

cations, sir, an-

le pro-

pondre, sion de tout, il is, laistteuses

nferme

ne puis

me taire, et je proteste emphatiquement contre le sens #04 étendu que vous donnez aujourd'hui clairement à mes paroles, et que laissait entendre, comme je le signalais dans le temps, ce troisième considérant de la résolution du Conseil, basé sur une conversation privée, tenue à la bonne franquette. Jamais, non, jamais je n’ai dit, ni à vous, ni à d’autres, que j'avais consulté la Propagande pour savoir qui, d’elle ou de l'Université, je devais consulter d’abord ; Jamais Je w’ai dit que la Propagande m'a répondu que Je devais commencer par elle,

Ceci étant affirmé positivement et solennellement, permettez-moi de reprendre votre texte.

1° “ Heureusement, j'ai cru en justice pour

“vous que je devais me servir de cette conver-

“ sation à ia bonne franquette qui était de na-

‘ture à vous protéger contre Les récriminations, “et les soupçons.”

Vous avez cru cela, c’est votre affaire: mais je ne surprendrai personne, lorsque je dirai que je me serais bien passé de cet acte de justice et

d’une telle protection,

2° “ En cela, Monsieur le Vice-Rectenr, nous “ avons montré, nous, de la bienveillance.”

Vraiment, c’est touchant, qui l'aurait cru ?

3° “ Car, entre nous, il y avait de la bienveillance à admettrecomme dénués d'exagéra-

“ tions tous les allégués de cette conversation.”

Il n’y a dans mes allégués d’autres exagéra-

tions que celles qu'y a apportées une mauvaise interprétation, Veuillez citer, je vous en prie, cette conversation textuellement. Pourquoi ne l'avez-vous pas déjà fait ? Le travail aurait été certainement moins long.que tous les commentaires que vous faites à son sujet.

4° % Vous-même semblez trouver après coup ‘ (dans votre lettre du 5 octobre) que ce que ‘ vous m'aviez dit Peut comporter un autre sens ‘ {yop étendu, lequel, malgré la meilleure volonté ‘vous ne pouvez admettre

Je n'ai jamais trouvé, ni semblé trouver pareille chose; mais j'ai trouvé, non après coup, mais bien du premier coup, aussitôt que j’eus reçu l'extrait des délibérations du Conseil Uni-

versitaire, que votre troisième considérant,

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volonté

rer pa- 3 COUP, > j'eus | Uniérant,

éclairé par les considérations qui précédaient et les considérations qui suivaient, pouvait cumporter un tel sens; cur, remarquez que votre susdit considérant ne rapporte qu’une seule de mes paroles, isolée, séparée de son contexte.

5° “ Je ne sais pas si vos paroles étaient sus- “ ceptibles d’un ‘double sens (à moins que vous “ rentendiez par là qu’il fallait en rabattre); ”

Mes paroles n'étaient pas plus susceptibles d’un double sens, naturellement parlant, qu’elles n'étaient exagérées. Je n'ai rien à en rabattre, il faut prendre les mots comme ils sonnent. Mais quand on les torture, à l’aide de soupçons et de préventions, on peut toujours arriver à un sens plus ou moins hétérodoxe. Quelqu'un a dit : “ Donnez-moi cinq lignes de l’écritu re d’un homme, et je le ferai pendre.’

6° # Mais je sais que nous avons bien voulu “ les prendre pratiquement dans le sens obvie, “qui vous était favorable, et que c’est ce sens “qui a engagé le Conseil à prendre la détermi- “nation qui vous a fait tant de plaisir.”

Il fallait les prendre dans leur sens littéral,

strict et vrai, qu’il me fût favorable ou non, dût 1 résolution du Conseil me faire déplaisir, Une fois n’est pas coutume.

7° “ Ah! si le Conseil eût voulu agir sous le “ soupçon d’exagération de votre part, les cho- “ ses ne se seraient pas passées comme je vous ‘6 J'ai dit.”

Peut-être ; mais ce qui m'a frappé, c’est que les choses se sont passées à peu près comme vous me l’annonciez dans votre lettre du 16 septembre; et, alors, vous n’aviez pas pour former votre opinion les allégués de ma conversation.

8° “ [l y aurait eu des récrimunaltions très ‘ légitimes sur ce qu'on aurait très probable- “ ment appelé (non pas simplement sxagération) mais bien défaut de bonne for

Merci, Monseigneur le Pro-Recteur de l'Université Catholique, merci.

99 4 Non, le Conseil Universitaire à admis “pratiquement votre entière bonne foi...”

Le Conseil a admis ce qu’on lui a dit, et de la U

manière qu'on le lui a dit, voilà tout; je n'avais

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chargé personne d’y défendre ma bonne foi, à sa facon.

Evidemment, Monseigneur, vos préventions,

devenues tout à coup trop favorables, dans le

désir que vous aviez de montrer de la bienveil.

lance et de protéger ma bonne ‘oi, ont fait que

vous avez confondu les temps, les lieux et les personnes, Si maintenant votre considérant, que vous paraissez regarder comme la pierre angulaire de votre argumentation, n’est pas solide sur la base, je le regrette beaucoup pour votre thèse. Tenez, il eût mieux valu sen tenir aux documents officiels que nous avions communiqués à Monseigneur le Recteur.

Croyez que je demeure toujours avec une haute considération,

Monseigneur le Pro-Recteur,

Votre très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, rêtre, V. R. U. L. M.

Quésec, 30 octobre 1891.

Révérend Mons. J.B. Proulx, Chan. Hon.,, Vice- Resteur de l’Université Laval à Montréal.

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