S AVEZ
, d’une
> dési- 3 CONSIcomme Vi au trouvé aement it pour e, bien 9 avril h Cote 6 le 29 X mois
diquait
icriminae mbreuse
quelques-
Universiit été fuit
nts ou de
que Rome eût répondu et que cependant on consultait l'Universite deux mors et demi après avoir sourts le projet à Rome. C’est ve que j'ai constaté moi-même de suite à la lecture de votre lettre du 9 septembre, et ce qui fait que j'ai été fort mal impressionné, co.nm: vous avez pu le voir par ma lettre du 16 septembre. Cette mauaise Impression, qui, pour moi, à duré iusqu’à notre conversation du 23 septembre, aurait très probablement été partagée par le Conseil Universitaire, des récriminations s’en seraient suivies contre vous, (1) parce que cest vous qui êtes le premier moteur et l’agent autorisé de la Succursale, et que c’est à vous naturellement qu'on
aurait dû faire remonter la cause volontaire de
ces retards (2) J'avais donc raison de dire que,
(1) Ne vous en troublez pas: je commence à être accoutumé À la chose, et le calme de mon âme n’en est guère atteint,
(21 En effet, j'ai cru remarquer que tous les considérants de la Résolution du Conseil Universitaire, habilement pointés, ne visaient que le Vice-Recteur, Vraiment c’est là lui attribuer
une importance de motion, d'impulsion qu'il n'a réellement
: point,
Dans des correspondances de ce genre, les retards veuvent I £ ,
dépendre de cinquante causes contingentes et incontrôlables,
venant de vous, ces retards auraient excité des récriminations contre vous; tandis que, du moment que ces retards n'étaient pas votre fait, mais venaient de conseils directifs reçus de Rome, l'autorité de ce Siège auguste et le respect qui lui es dû n’ont produit qu’une humble déférence. (1)
Comme vous le voyez, il n’y a pas lieu de lever les yeux au Ciel, ni de soulever aucun coin de voile pénible.
Mais les soupcons d’intentions peu bienveillantes, Eh bien ! oui, Monsieur le Vice-Recteur, que voulez-vous ? Quand on ne comprend pas une manière étrange de procéder, quand on ne peut expliquer par aucune raison acceptable, on soupçonne, surtout s’il y a
> en apparence au
IT est intéressant de voir comme, dans le cas présent, on prononce carrément que naturellement on aurait dû m'en croire la cause, et encore la cause rolontaire, Mais la prévention, vovezvous, la prévention !
(1) C’est très ingénieux, Il n’y a qu'un défaut dans tout ce raisonnement, c’est qu'il pèche par la base, comme jamais je n'ai donné, avec le sens qu’on leur attribue, de semblables explications,
cité des du motre fait, e Rome, ect qui le défé-
u de le-
un Coin
ienveilrecteur, pas une ne peut ble, on
nce au
it, on pr'ocroire la
1, VOVCZ-
18 tout ce jamais je
lables ex-
moins, des intérêts contradictoires en jeu; et ces soupçons deviennent très légitimes quand on a l'expérience d’un certain passé qui les justifie, et qui fait que ce n’est pas à propos de tout el à propos de rien, mais à propos de quelque chose. (1)
Mais encore que signifient ces soupçons ? Quels peuvent-ils être ? Voyons s’il n’y aurait pas eu lieu d’en avoir d'aussi légitimes que les récriminations de tout à l'heure. Remarquez que je me place toujours, pour m'en tenir aux termes de ma lettre, dans l'hypothèse que je ne me sois pas servi, au Conseil Universitaire, de la conversation privée du 23 septembre,
Et d'abord permettez-moi de vous dire que vos lettres, publiées dans vos différents rapports et autres documents, n’accusent pas un amour
très tendre (2) pour Mgr le Recteur, dont vous
(1) Mais faut-il alors faire de ces soupçons le mobile de sa conduite, comme s'ils étaient des certitudes.
(2) Très tendre, c’est un peu fort. Mais j'ai pour Mer le Recteur, surtout dans les circonstances actuelles, des sympa-
thies très vraies, J'ai combattu plusieurs de ses opinions,
essiyez de séparer la cause de celle du corps qu'il représente, mais qui, dans tout ce qu'il a fait (je suis heureux d’avoir cette occasion de le dire) n’a agi qu'en se conformant aux avis de son Conseil, C’est donc celui-ci, cst-à-dire, l'Université ou le Séminaire de Québec, suivant le cas,que vous accusez sans aucun fondement (1) de vouloir mettre des entraves à la Succursale. Ceci déjà est peu bienveillant pour le passé, ct pouvait justifier le soupçon d’une bienveillance problématique dans le cas actuel.
Puis on pouvait soupçonner, d’après ces mêmes rapports, que vous vous regardiez comine intéressé à ne pas consulter le Conseil Uni versitaire, où à ne le consulter que le plus tard possible. Par conséquent, comine il y avait loin du 29 avril à l'époque de la réunion des Chanbres qui devaient faire passer votre projet à
l’état de loi, on pouvait soupçonner que vous
mais je ne me suis jamais permis de personnalités à son égard : à mon égard, tous au Séminaire de Québec pourraient-ils dire
la même chose ?
(1) Avancé qui, sous cette forme, reste à prouver,
1 Corps qu'il à n de le vis de -à-dire, suivant ent (1) ursale, ss, ct
illauce
es imêcomme iversis tard it loin Chtnojet à
> Vous
h égard ;
t-ils dire
aviez voulu occuper tout ce temps de manière que l'Université, consultée (si cela devenait nécessaire), ne pût pas refuser sou assentiment, Pour justifier ce souaçon, il y avait le fait de ln de la loi dite d'Union (1) de l'année dernière : blâmé par une très hauteautorité (2) de n'avoir pas consulté l’Université sur ce projet d'union, N'aVezZ- Vous pas essayé de démontrer (3) qu'il était im possible de consulter le Conseil Universitaire, vu que vous n’auriez pas pu sans cela faire passer la loi £//e quelle? Et pourquoi ? parce que
vous supposiez une telle mauvaise disposition
(1) Il ny a pas même l'ombre d’une comparaison entre les deux cas: dans le premier, pour /« loi d'union, je disais ouvertement au Recteur que j'étais dispensé de consulter le Conseil Universitaire ; dans le second, pour le projet de loi dont il s’agit ici, au contraire je lui disais hautement que je venais le consulter, lui et le dit Conseil. Si dans l’un et l’autre cas, on avait daigné ajouter foi à mes paroles, on aurait coupé court à bien des misères,
(2: Laquelle, de grâce ? Parlons clairement, Je n'ai jamais été, à ma connaissance, blimé ailleurs qu’à Québec : et, ailleurs qu'à Québec, j'ai été très souvent approuvé et remercié,
: (5) Sans doute ; et, aux yeux d’un grand nombre, j à faire ma preuve,
’ai réussi
dans ce corps, (1) que vous regardiez son acquiescement comme impossible! C'était pe bienveillant, M. le Vice-Recteur, à l'égard d’un corps qui n'a Jamais refusé, non seulement ce que lui a demandé le Saint-Siège, mais même ce sur quoi Rome a manifesté un simple désir (2). On
pouvait donc très légitimement soupçonner que
(1) Vous dites, Monseigneur, ce que je n'aurais jamais osé écrire. Voudriez-vous citer celles de mes phrases qui renferment une telle proposition ? Pour moi, en attendant, je livre, aux réflexions de tous esprits qui ne sont pas préjugés, les paroles suivantes, tirées de mon “Mémoire sur la nécessité de l'influence épiscopale dans le règlement de nos difficultés universitaires à Montréal,” page 11: “ Quelque grave, quelque digne qu’il puisse être (le Conseil Universitaire) et quelque impartial qu’il veuille bien se montrer, il existe encore contre lui, quoique la Constitution Jam dudum soit venue établir pour l'avenir une base indubitable à la confiance, trop de préjugés dans le district de Montréal. La question n’est pas de savoir si c’est à tort ou à raison. Le fait existe, Quad il s’agit d'accomplir une grande œuvre, toutes les fois qu’il n’y a pas de mal réel à le faire, il faut bien prendre les hommes comme ils sont. Les courants d'opinion changent petit à petit ; mais on ne les voit pas, généralement, se détourner, d’aval en
amont, en un clin d'œil, du jour au lendemain.”
(2) Oui, mais nous, nous n'étions pas Rome: nous nous
croyons susceptibles d’éprouver un refus.
|acquiuw bicnn Corps que lui
ce sur 2). On
ler que
nais osé i renferje livre, ugés, les nécessité ifficultés e, quelet quelè encore nue étatrop de est pas uard il il n'y 1ommes à petit ;
aval en
IS Nous
vous n’aviez pas des intentions plus bienveillantes cette fois-ci.
Puis, supposé que vous vous uttendissiez à ce que Rome vous obligerait cette année de consulter l'Université sur votre nouveau projet, (c'est une simple supposition, justifiée seulement par un document que vous connaissez (1), on pouvait soupçonner que vous aviez, à dessein et seulement pour gagner du temps, d'abord retardé de deux mois votre envoi à Rome, puis peut-être retardé ici votre consultation, afin de pouvoir dire que le projet éfaif soumis à l'examen du Saint-Siège. Malgré vos idées peu bienveillantes à l'égard du Conseil Universitaire, il peut se faire que vous ayez une conscience assez nettement formée sur sa pleine soumission au Saint- Siège pour espérer qu’il s’abstiendrait de toute opposition à votre projet de loi, du moment qu'il verrait en têle de celui-ci: Soumis à l'examen du Saint.Siège. Et vous auriez eu raison, M. le
Vice-Recteur, puisque la simple posstbrlité que
(1) Je ne comprends pas,
le Saint-Siège ait approuvé le projet ex quelque chose a suffi pour arrêter le Conseil Universitaire. Mais on aurait eu raison de so#pçonner que vous aviez calculé (1) tous ces retards À dessein, ce qui aurait indiqué peu de bienveillance de votre part.
En voilà assez (2), je crois, M. le Vice-Recteur, pour montrer qu’on aurait pas manqué de base pour asseoir des soupçons d’intentions peu bienveillantes.
Heureusement (3) j'ai cru en justice pour
(1) Tous ces calculs imaginaires me rappellent les efforts de science auxquels avait recours un savant pour expliquer comment il se faisait qu’une pierre de son jardin, exposée au soleil, avait chaude la surface appuyée sur le sol, tandis que celle qui était exposée à l’air se trouvait froide.—" C’est bien simple, remarqua le jardinier qui survint sur ces entrefaites ; je viens de la tourner.” Je dirai à Mgr Hamel : ‘C’est bien simple, la poste n’a pas été plus vite.”
(2) C'est bien trop, à mon avis: je ne dois pas être aussi calculateur que le laissent supposer tous ces soupçons, âme bien trop naïve que je suis, et bon enfant jusqu’à l'excès... ce me semble.
(3) Pour cet alinéa et les trois suivants, les seuls auxquels j'ai attaché quelque importance, ontrouvera la réponse dans la lettre ci-après, N° XL,
quelque sitaire, 1e vous ein, ce
e votre
e-Recqué de
ns peu
e pour
forts de ler COMosée au dis que st bien ‘efaites ; st bien
re aussi 18, Âme
cès..…. ce
1xquels dans la
vous, que je devais me servir de cette conversation “à la bonne franquette ” qui était de nature À vous protéger contre les récriminations et les soupçons. En cela, M. le Vice-Recteur, nous avons montré, nous, de la bienveillance, à admettre comme dénués d’exagération tous les allégués de cette conversation. Vous-même scme blez trouver après coup (dans votre lettre du 5 octobre) que ce que vous m’aviez dit peut com- Porter un autre sens trop étendu lequel, malgré la merlleure volonté, vous ne pouvez admettre. Je ne sais pas si vos paroles étaient susceptibles d’un double sens (à moins que vous n’entendiez par là qu'il fallait en rabattre); mais je sais que nous avons bien voulu les prendre pratiquement, dans le sens obvie qui vous était le plus favorable, et que c’est ce sens qui a engagé le Conseil à prendre la détermination qui vous a fait tant de plaisir. (1)
(1) Ce que c’est, que d’être accoutumé à donner aux paroles le sens obrie! A cette phrase ordinaire, exprimée par cette
formule de convention qui est devenue presque banale: “Je
suis heureux que le Conseil Universitaire en soit venu à la conclusion..” on donne le sens: il m'a fait tant de plaisir que le Conseil Universitaire, etc...l !
—Ah! si le Conseil eût voulu agir sous le soupçon d’exagération de votre part, les choses ne se seraient pas passées comme je vous l'ai dit : il y aurait eu des récrèminations très légitimes sur ce qu'on aurait très probablement appelé (non pas simple exagération) mais bien défaut de bonne foi.
Non, le Conseil Universitaire a admis pratiquement votre entière bonne foi, et il a regardé comimne constaté : 1° que vous aviez consulté la Propagande pour savoir qui, d'elle ou de nous, vous deviez consulter d'abord ; 2° que la Propagande vous a répondu que vous deviez commencer par e//e ; 3° que vous vous êtes empressé de le faire à la date du 26 juin ; 4° qu’aussitôt après avoir reçu la réponse du Saint-Siège, vous aviez envoyé un exemplaire du projet de loi au Recteur pour avis.
J'ai compris, ainsi que M. Mathieu (séparément l’un de l’autre) que c'était le 7 septembn que vous aviez reçu cette réponse dites maintenant que vous avez mention. la seconde