‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 47 sur 82 · tome · texte numérisé non relu

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permis de donner quelques notes à M. Proulx etje l’ai prié de vous les communiquer, La lettre de délégation que vous me donnerez, doit déterminer notre action auprès du Saint-Siège, et prouver en même temps que l’Archevêque. ses Suffragants et le Vice-Recteur ont fait tout en leur pouvoir pour amener l’Union et qu’ils ont réussi.

Je serai donc à Montréal dans la deuxième semaine de novembre, et j'ai plusieurs petites choses à arranger avant mon départ.

Veuillez agréer l’hommage de mes dévoués

sentiments en Notre Seigneur.

f ANTOINE, Zv. de Sherbrooke.

MonTRÈAL, 3novembre 1891.

Son Eminence le Cardinal Taschereau, Arch. de Québec, Chancelier Apostolique

de l’Université Laval.

EMINENTISSIME SEIGNEUR

Si je ne suis pas descendu à Québec la semaine dernière, comme j'avais l'honneur de l’annoncer à Votre Eminence dans ma lettre du 23 octobre dernier, Votre Eminence a pu comprendre facilement pour quelles raisons.

Comme Elle m’a écrit : “ Je vous ai dit tout ce que la position que vous me faites me permet de dire.... je ne puis, nen plus que l’Université, proposer à celui-ci (le projet de loi) aucun amendement.... J'ai du reste soumis mes doutes au Saint-Siège et J'agirai conformément à la solution qui me sera donnée ; ” je n’ai pas voulu faire un voyage inutile,

Votre Eminence terminait sa lettre par cette

phrase : “ Veuillez, je vous en prie, ne plus ré-

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péter l’insinuation que je ne vous exprime pas mes idées quand je vous écris.”

Vite Eminence, sans doute, fait allusion à ces trois lignes de ma lettre en date du 21 octobre : Nousentendre ! vénéré Seigneur, s’il n’y avait dans cette affaire que Votre Eminence et nous, 1l y aurait déjà longtemps, j'en suis persuadé, que l’entente serait complète.”

Croyez, Eminentissime Seigneur, qu'en écrivant ces mots je n'ai voulu rien dire qui pût être désagréable à Votre Eminence ; au contraire, je voulx:s adoucir, autant qu’il est en mon pouvoir, ce qu'il y a de pénible pour moi dans la situation où je me trouve de ne pouvoir concourir toujours comme je le désirerais dans tous ses désirs,

Je demeure, dans ies sentiments du respect le plus grand et de la vénération la plus profonde,

De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur,

Le très humble et très obéissant serviteur.

J.B. PROULX, être, V. RU. LM.

MonTRÉAL, 4 novembre 1891.

Son Eminence le Cardinal Siineoni, Préfet de la

Sacrée Congrégation de la Propagande,

EMINENTISSIME SEIGNEUR

L'Archevêque et les Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal, soussignés, humblement prosternés aux pieds de Sa Sainteté, ex-

posent respectueusement ce qui suit. (1)

(1) Pour la suite de cette lettre importante, voir plus haut, à la page 29 (Note de l'édition montréalaise.)

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