‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 5 sur 82 · PAR · texte numérisé non relu

PAR

bise

nous Contenterons d'ajouter ici seulement quel- V ques remarques bien succinctes. P n

Il :

La Constitution Fam dudum a été Le salut de g l'Université à Montréal, C'est un acte de haute Se sagesse qui assure et consacre l'unité universi- d taire, sous la seale forme possible dans notre en" Pays, Elle porte, dans son sein, la solution de Pl toutes nos difficultés et le germe de notre paix. d Les faits d’ailleurs sont 1à pour le prouver, d' d

III à

Qui ignore l’état précaire et pénible de l'Uni- di versité Laval à Montréal, à venir jusques il y Pa a deux aus, et les difficultés sans nombre qui te mettaient son existence en danger. Les trois "

quarts, au moins, des laïques et des prêtres, pour une raison où pour un autre, lui étaient

opposés. L'opinion se passionnait avec amer-

tume, des discussions énvenimées se poursuie

nt quel-

alut de e haute 1iversi- > notre ion de e paix.

l'Unies il y re qui | trois êtres, tuient amer-

ursuie

sie vaient presque sans interruption dans les feuilles publiques. Des poursuites judiciaires, attaquant même l'existence légale de la Succursale, planaient cotnine une menace continuelle au-dessus de sa tête. La Faculté de médecine n’avait guère qu’une quarantaine d'élèves, tundis que sa rivale, l’Ecule de Médecine et de Chirurgie de Montréal, en comptait environ deux cents, ralliant autour d'elle les ‘ympathies les plus prononcées du district de Montréal. Les désirs du Saint-Père, souvent et fortement exprimés, de voir ces deux Ecoles de médecine s'unir, demeuraient sans effet. Deux missions apostoliques, pour rétablir la paix sur la question universitaire, avaient échoué en grande partie; les décrets romains, en pratique, devenaient lettre morte: et l'autorité des évêques se trouvait tenue en échec, soit par l’opposition sourde des

uns, suit par l'indifférence des autres,

Sur ces entrefaites, le 2 février 1889, parut la Constitution Ya» dudum. Notre Très-Saint- Père le Pape, après avoir donné de grands éloges à l’Université Laval, après avoir dit qu’il ‘‘ ne souffrirait pas qu'aucune autre Université Catholique indépendante d'elle existe dans le pays avec la faculté de conférer des grades accadémiques ” exprims en même temps sa volonté que la Succursale établie à Montréal “ soit conservée comme un autre siège de la même Université et qu’elle y tienne lieu de l'Université Laval exerçant son magistère à Montréal.” De plus il coufère à ce siège montréalais de l'Université certains privilèges et certaines libertés, en particulier pour ce quiregarde : 1° le choix du Vice-Recteur ; 2° la nomination des professeurs ; 3° la confection des programmes. Quatrièmement, surtout, il transporte aux Evêques des Provinces de Québec et de Mont-

réal un pouvoir très vaste non seulement de

parut la

s-Saintgrands oir dit e Uniexiste er des temps ntréal de ]a eu de tère à montet cerrarde :

ation grame aux Montnt de

LES LOS Pr CE UE E OS

mé Da surveillance, mais encore d'initiative et de direc. tion. Les Evêques, dit-il, des deux Provinces de Québec et de Montréal se réuniront tous les ans pour prendre connaissance de l’enseignement et de la discipline de l'Université, et ils détermineront d’un commun accord tout ce qui

sera jugé nécessaire suivant les temps et les

circonstances.”

Ces privilèges accordés au Siège Montréalais de l’Université produisirent, à Montréal, un grand apaisement dans les esprits, et firent naître les plus consolants espoirs, Le 4 de septembre 1889, Mgr l’Archevêque de Montréal pouvait écrire à Son Eminence le Cardinal Préfet de la S. C. de Propagande : “ La Constitution Jam dudum accordée à notre Université par la bienveillance de Notre Très-Saint Père le Pape à été publiée et accueillie par le clergé et les fidèles de cette Province de Montréal, avec les

sentiments de la plus vive reconnaissance pour

Page 1