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en 10 le Saint-Siège. Chacun s’est mis à l’œuvre, dans la mesure de son pouvoir, pour en assurer la parfaite exécution et, déjà, nous pouvons espérer, dans un avenir assez prochain, une harmonie complète établie sur des bases solides.”
Ces espérances ne furent pas trompées. Grâce à la Constitution nouvelle, le nouveau Vice-Recteur put entrer en pourparlers avec l’Evol : de Médecine et de Chirurgie de Montréal, avec une facilité et une faveur que n'avaient jamais rencontrées ses prédécesseurs.
Le Clergé, dès le mois d'août, se ralliant à l'idée universitaire, signait une résolution, approuvant un projet d’une unioù juste et équitable entre les deux facultés de Médecine.
Pas plus tard que le 24 de septembre de cette même année, une union provisoire entre les deux Corps enseignants jusque-là rivaux était arrêtée, laquelle, à travers bien des obstacles, grâce à un nouveau secours du Saint-Siège, avec de certaines modifications, finit au mois de décembre 1890, par passer à l’état définitif et légal. L'Ecole de
Médecine et de Chirurgie de Montréal, recevant
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dans son sein tous les professeurs de la Faculté de Médecine de l'Université à Montréal, devenait la Faculté Médicale de Laval À Montréal. Enfin c'était le triomshe des décrets romains, la fin de nos divisions, le repos des esprits, et l'aurore d'un grand développement universitaire, si à Québec comme à Moutréal on sait s'élever À la hauteur de lu situativn,
La paix à Montréal, inconnue depuis des années, nous est revenue ; les rivalités tombent, et le bon vouloir s'exerce aisément entre des hommes dont les idées, jusqu’à dernièrement, ne pouvaient se rencontrer. Les élections dans la nouvelle Faculté Médicale, la distribution des chaires et le règleinent de plusieurs autres questions tout À fait délicates qu’entraînait l'union nécessairement, se sont faits dans le plus grand esprit de générosité et de bienveillance réciproque. C'est au point que l’opposant le plus déterminé de l’union a été élu président de la Faculté Médicale, et qu’il a accepté franchement
et carrément de fuire fonctionner et réussir le
nouvel ordre de choses, Les autres Facultés, par
+ De sympathie, en ont éprouvé du soulagement. A l'heure actuelle, plus de cinq centsélèves suivent à Montréal l’enseignement universitaire, avec ardeur et entrain.
Pour plus de détails, je renvoie à la lettre des Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal, qui est annexée à ce Mémoire. (Voir les Numéros I, IT, IIT et IV). Les Evêques paraissent heureux de pouvoir dire :
‘ L'union est entrée en opération le l°" de juillet de cette année, 1891. Depuis, malgré certains petits intérêts privés qui peuvent se croire peut-être froissés, un grand esprit de bon vouloir et de déférence mutuelle n’a cessé de de régner entre lesprofesseurs des deux anciennes Ecoles rivales. Les étudiants en médecine, au nombre de 500, ont commencé et continuent leurs cours au milieu du plus grand calme. La paix règne dans le public. L'autorité épiscopale, dans ces conditions où l’on a placé le fonctionnement de l’Université en s'inspirant de la Constitution Ya» dudum, est acceptée par tous
et bénie. Devant nous s'ouvrent les plus belles
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