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d’affaires
dition roà brochure e loi,etc.”
se réunissait au salon de l’Archevéché. Il avait été convoqué par l'avis suivant :
MANOIR DE CHATEAUGUAY, 1 septembre 1891.
MONSIEUR
Il y aura, sur un désir de Monseigneur l'Archevéque de Montréal, pour affaires importantes, le 4 de ce mois, vendredi, à 8 heures du soir, au salon de l’Archevêché, une réunion du Conseil d’affaires, à laquelle vous êtes instamment prié d'assister.
J. B. PROULX, Pritre.
Etaient présents : les RR. L. D. A. Maréchal, V.G.; Z. Racicot, Chanoine ; L. Colin, Supérieur du Séminaire de Saint-Sulpice ; J, B. Proulx, Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal ; Messieurs les Juges Jetté, Pagnuelo ; MM. les Docteurs Rottot et Hingston, Absents : le Rév. M. de Foville, et l’hon. Sénateur Lacoste, retenu à Ottawa par ses fonctions de président du Sénat,
En l’absence de Sa Grandeur Mgr Ed. Chs. Fabre, Archevêque de Montréal, qui assistait aux exercices de la retraite de Messieurs les Vicaires, le Très Révérend L. D. A. Maréchal, V.G., présida l’assemblée.
Après la récitation du Veni sancte, le Rév. J. B. Proulx, V. R, lut l’exposé suivant :
Messieurs,
Cette réunion du Conseil d’affaires est convoquée, sur le désir de Monseigneur l’'Archevêque de Montréal,
pour vous communiquer une réponse de Rome à l’envoi que j'ai fait à l’Eminentissime Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande de notre projet de loi ‘ pour rappeler l’acte qui constitue en corporation le ‘Syndicat financier de l’Université Laval à Montréal,” ‘50 Vict., chap. 23, et pour constituer en corporation ‘les Administrateurs de l’Université Laval à Mont- 66 réal.”
Ce projet de loi, dû à votre travail, Messieurs, et à votre rédaction, a été, après deux légères modifications, approuvé maximä cum laude, par Nosseigneurs les Archevêque et Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal, le 29 avril de cette année.
Nous savions fort bien que ce projet de loi, en ce qui regarde les intérêts généraux de l’Université, ne serait-ce qu'indirectement, régulièrement devait être présenté au Conseil Supérieur de l’Université Laval.
De plus, nous savons fort bien que tout ce que déci-
dera ce vénérable Conseil, à la majorité des voix, communi consensu, canoniquement, aura force de loi dans le pays et sera acceptable à Rome, puisque Rome renvoie dans la Constitution JAM DUDUM à ce Conseil l'étude et la décision, cognoscant, statuere et decernant, de toutes les questions que feront naître les temps et les circonstances.
‘ Episcopi utriusque provinciæ Quebecensis ac ‘ Marianopolitanæ quotannis una conveniant ut de ‘“ Athenæi doctrina ac disciplina cognoscant;iidemque
kome à l’enle la Sacrée rojet de loi rporation le , Montréal,” corporation val à Mont-
sieurs, et À s modificaosseigneurs e ecclésiasée.
> loi, en ce iversité, ne devait être sité Laval.
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Jecensis ac ant ut de it;iidemque
‘‘omnia quæ eadem super re ratione temporis ‘“ statuere necesse sit, communi consensu decernant.
‘ Les Evêques des deux provinces de Québec et de “Montréal se réuniront tous les ans, pour pren- ‘ dre connaissance de l’enseignement et de la disci- ‘“ pline de l’Université, et ils détermineront d’un ‘commun accord tout ce qui sera jugé nécessaire sui- “ vant le temps et les circonstances.”
Nous avons envoyé à Rome, tout d’abord, notre projet de loi, pour faire honneur à la première autorité, en lui donnant, avant toute autre, connaissance de notre dessein.
Nous l'avons envoyé à Rome, pour faire acte de bons catholiques car, si Rome, primd facie, avait trouvé notre projet impraticable, nous l’aurions retiré.
Nous l'avons envoyé à Rome, pour prévenir tout retard. (1) Car, au Conseil Supérieur, quelqu'un même de l'extérieur aurait pu dire : ‘ Avant que le projet de loi ne soit soumis à l'étude, référons-en à Rome, ” ce qui n’est plus guère possible après la lettre que m'a adressée dernièrement l’'Eminentissime Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande. Or, vous le savez, Messieurs, s’il est une chose qu'il importe pour nous, afin de profiter des bonnes dispositions du présent, c’est l'aller vite en besogne.
Donc, le 26 juin dernier, j’envoyais à Son Eminence
(1) Comme les calculs humains sont toujours courts par quelque endroit ! (Note de l'édition montréalaise.)
le Cardinal Simeoni notre dit projet de loi, avec une lettre explicative, qui se lit comme suit :
MonTRÉAr, 26 juin 1891.
Son Eminence le Cardinal Simeoni, Préfet de la $. C. de la Propagande.
EMINENTISSIME SEIGNEUR
J'ai l'honneur d'envoyer sous ce pli à Votre Eminence un projet de loi qu'ont fait préparer dans les intérêts de l'Université Laval à Montréal Nosseigneurs les Archevêque et Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal. (1)
Le 4 du mois d'août, Son Eminence le Cardinal Simconi répondait au Vice-Recteur dans les termes suivants :
RouE, 14 août 1891.