‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 56 sur 82 · À L'OCCASION DU PROJET DE LOI POUR · texte numérisé non relu

À L'OCCASION DU PROJET DE LOI POUR

Tncorporer les Adm'nistrateurs de l'Université

Laval à Montréal.

Monseigneur l’Archevêque de Montréal.

MONSEIGNEUR

Avant de passer, dans ce rapport, au nouveau mémoire que Mgr Racine présentait à l’Eminentissime Préfet de la Propagande, le 6 de janvier de cette année 1899, sur Le Peu de bonne volsnté que le Recteu; et le Conseil de L'Université Laval onË apporté au fonctionnement de l'Université à

Montréal, je réunis comme en un faiscenu les

principales pièces de ln correspondance sur le

sujet qui nous occupe en ce moment, depuis la

veille de notre départ pour Rome jusqu’à la veille de la présentation du susdit mémoire.

Votre Grandeur y verra:

1° Le développement graduel de la position que nous avons dû prendre ici;

2€ La surprise que nous avons éprouvée en voyant sur les journaux du pays, la persistance avec laquelle certains correspondants ou inspirateurs s’obstinaient à vouloir faire croire au publie que nous étions venus à Rome pour demander au Saint-Siège l'indépendance de l’Université à Montréal ;

3° Les protestations immédiates et la dénégation formelle que ces avancés insidieux ont élicitées de ma part ;

4° La continuation de cette politique de retard, aux perspectives indéfinies, qu’apporte Québec à formuler, d’une manière précise, les objections qu’il dit avoir à notre projet de loi;

5° Enfin le danger toujours croissant que ce peu de bonne volonté de la part des autorités

Uuiversitaires à Québec entretient et nourrit,

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de voir se fortifier l'idée et les chances d’une Université laïque à Montréal.

Croyez que je demeure dans les sentiments du respect Le plus profond,

De Votre Grandeur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Pre.

MONTRÉAL, 4 novembre 1891.

Sa Grandeur Mgr Edouard Chs Fabre, Archevêque de Montréal.

MONSEIGNEUR, J’ai rencontré hier soir la Faculté de Médecine. LA ]

Comme c’est probablement Ia dernière fois

qne je vous écris avant mon départ pour Rome,

laissez-moi vous remercier de la nouvelle marque

de confiance que vous me donnez. Croyez au

dévoue nent et au travail que j'apporterai au règlement pacifique du nouvel imbroglio universitaire que l’on vient de soulever encore une fois sur notre route, Quant à la question de **%*, je n'ai jamais eu d’autres vues actives, d'autre politique à suivre que les desseins des Evêques, du ressort desquels ces choses relèvent, Je pars bien décidé de ne m'en mêler en aucune façon sous ma responsabilité personnelle ; seulement, je serai heureux de prêter le secours de ma plume à Mgr l’Evêque de Sherbrooke, si cela peut lui rendre service ou lui faire plaisir ; je veux, dans cette affaire, être l’homme de plume ; lui, sera l’homme de poids.

J'espère que, pendant mon absence, mon doux, gracieux et aimable remplaçant s’ancrera assez solidement dans la position qu’il ne sera plus possible, à mon retour, de l’en arracher. La plus belle nouvelle qui pourrait m'être apprise lorsque je mettrai les pieds de nouveau sur le sol canadien, ce serait de savoir que Nosseigneurs les Evêques veulent bien se passer de mes ser-

vices à l’Université. Mais, nous reparlerons de

ces chcses,

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Cependant, en attendant que Je sois rendu aux travaux de ma cure, croyez que je ne cesserai de travailler à l'œuvre qui nous est chère, et d'être avec le respect le plus profond,

De Votre Grandeur, Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur, J. B. PROULX, ?rêtre.

P.S.—J'oubliais de vous dire que Mgr Hamel m'envoyait, à la date du 30 octobre, la perle

suivante :

“M. le Vice-Recteur, une absence de quelques

Jours m’a empêché d’accuser réception plus tôt

‘ de votre lettre du 27 octobre. Je vous en

“remercie cordialement; car, elle répond à un

“ désir que j’entretenais depuis longtemps. J'ai

l'honneur d’être, ...” Quel pourrait donc être, en vain je me creuse

la tête, ce désir mystérieux ?

Désir de fille est un feu qui dévore, Désir de none est cent fois pire encore,

De quelle nature serait donc celui-ci? Tout

ce que nous en savons, c’est qu'il était très

ardent; car on l’entretenait depuis longtemps, et son accomplissement, bien que je n’y aie qu'un mérite d'occasion, me vaut un remercie-

ment cordial. Enfantillage que tout cela — J.B. P.

Cité du Retiro, 3, entrée : 30 faub. St-Honoré, Paris, 17 novembre 1891.

Sa Grandeur Mgr Ed. Chs Fabre, Archevêque de Montréal.

Arrivée à Paris hier soir, 16 du courant, à 5 heures. Traversée horrible de vent et de roulis. J'ai fait une chute, et me suis démis le bras droit. Deux médecins m'ont rebouté à bord, avec douleurs atroces. Assez bien maintenant, cependant je ne me sers de ma main droite que pour écrire : de là le laconisme de cette lettre.

Mgr Racine se porte asssz bien, il n’a ressenti les

temps, l'y aie mercie-

‘ela ! —

lonoré,

evêque

nt, à 5 roulis.

le bras

bord, enant, te que lettre.

nti les

atteintes du mal de mer que durant les deux premiers jours. Nous partons ce matin pour aller voir Mgr Gravel à une heure de chemin de fer de Paris. Nons pensons pouvoir quitter pour Rome après demain matin au plus tard.

Nous avons vu en arrivant Monsieur H. Fabre, Il salue Votre Grandeur, et moi je m’en souscris avec le plus grand respect, Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, ?rêtre, P.S.—En tombant, je n’ai pas renversé le sel

de ma salière, et la question uaiversitaire reste

toujours debout,

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, ROME, 28 novembre 1891.

Sa Grandeur Mgr Ed. Chs Fabre, Archevêque de Montréal.

MONSEIGNEUR

Voici une semaine aujourd’hui que nous sommes arrivés à Rome, si je n’ai pas écrit plus tôt à Votre Grandeur, j'en ai été empêché par deux raisons.

La première, c’est que pendant ce temps j'ai été dans les écritures et les impressions pardessus la tête. L’imprimeur me livre ce soir deux mémoires qui peuvent former 60 pages d’un format ordinaire ; puis, avant de commencer ce travail, il a fallu prendre deux jours pour voir sur quel terrain nous étions, de quel côté soufflait le vent, et où se trouvait le joint des

questions. Je vous assure que nous n’avons pas

itaines,

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perdu notre temps. Du reste, il me paraît être dans le caractère de Mgr Racine de mettre de suite la hache en bois, il court au plus pressé.

La seconde raison, c’est que ma main, de ce temps-ci, est un peu rétive à prendre la plume, et que déjà elle trouvait longue la course que j'avais à lui faire parcourir...

Quand j’entrai, lors de ma seconde visite chez le Cardinal Simeoni, il avait appris mon aecident : “ Ah! ah! dit-il, la Providence s’est chargée de vous désarmer.—Eininence, il me reste le bras gauche, et je puis encore donner un bon coup.” On ne peut pas nous recevoir avec plus de bienveillance. J’ai été le voir une troisième fois, seul, mardi soir. Mgr Racine a vu deux fois Mgr Persico; je l’ai rencontré une fois, il a eu pour moi de très gracieuses paroles. Maintenant que nos mémoires sont imprimés, nous allons commencer auprès des Cardinaux de la Propagande un travail plus actif. Tout a bonne mine, Avec un peu de temps et de la

patience, ça abontira. Mgr Racine a dû vous

écrire que l’affaire des * * * est en bonne voie

— 1298" — de solution immédiate, et que l’'Archevêque de Montréal aura satisfaction complète.

Son Eminence le Cardinal Simeoni a écrit à Son Eminence le Cardinal Taschereau, lui demandant de vouloir bien lui envoyer son opinion motivée sur notre projet de loi, et celle des Evêques de la Province de Québec ses suffragants, tout comme nous avons fait : J'espère que l’Eminentissime Préfet aura plus de chance que nous.

Je vous envoie par la malle les deux mémoires... Avec une haute considé ‘ation,

De Votre Grandeur, Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, ?yêtye.

jue de crit à ui de- Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, opini- RoxE, 28 novembre 1891.

le des suffra- Sa Grandeur Mgr L. Z. Moreau, Evêque de Ste que Hyacinthe.

e que MONS£IGNEUR, émoi- Je vous envoie la copie d’une lettre que J'adresse à Mgr l’Archevêque de Montréal. Cela soulage d'autant ma main malade, comme vous le verrez dans cette lettre. Mgr Racine vous salue ; et moi, en attendant que je puisse vous | écrire plus au long, ce qui sera avant longtemps, re.

je me souscris avec un profond respect.

De Votre Grandeur, Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J.B. PROUXLX, Prêtre,

Collège l'anadien, 117 rue des Quatre-Fontaines,

Roue, 28 novembre 1891.

Le Très Révérend Louis Colin, Supérieur du

Séminaire de St-Sulpice, Montréal.

MONSIEUR LE SUPÉRIEUR

Depuis plusieurs jours, je dé... > vous écrire ;

" . Q LA 4 mais un accident, arrivé à mon bras droit, me force d’être aussi sobre possible en écriture, afin de conserver ma faible capacité pour les griffonnages nécessaires, Ne voulant pas vous laisser sans nouvelles, j'ai pris le parti de vous

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