‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 59 sur 82 · MONSIEUR LE CHANOINE · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE CHANOINE

Tout va bien. Les affaires ont bonne mine.

Mer l’Archevêque pourra vous en donner les nouvelles qu'il jugera à propos.

Je vois par les journaux que vos bruyants

enfants vous ont donné un peu de tablature.

Nous sommes ici trop loin pour pouvoir donner

aux événements leurs justes proportions. Dans tous les cas, cette échauffourée n’a dû avoir aucune conséquence universitaire, puisque la cause était loin de l'Université.

Mais ce qui me paraît plus grave, ce sont les correspondances qui ont paru dans 4 Presse du du 17 novembre, et dans le Sr du 19.(1)

Les journaux, même les mieux disposés, souvent n’ont pas la conscience de ce qu’ils publient, Bon nombre de 72porters w’ont qu'une idée : publier des nouvelles ou des cancans, sans savoir s'ils sèment le vent ou la tempête. IT nous faut bien prendre le monde comme il est.

D'abord cet zxformeur n’est pas un vieux de Victoria. Il connaît trop, et a trop à cœur Îles intérêts de Laval à Québec. Le bout de l'oreille perce. Je pourrais signer son nom au bas de l’article, sans courir grand risque de me tromper,

L'article fourmille d'erreurs, Le but évident

est de semer la défiance dans le publie qui n:

connaît pas, et ne peut connaître le fond des

(1) Voir Pièces justificatives, N9S I et IT, pages 332 et 335

ions. Dans û avoir au-

ue la cause

ce sont Îles Presse du L9.(1)

posés, sous publient.

e idée : pusans savoir

l nous faut

) vieux de cœur les le l'oreille oas de l’ar- > tromper, it évident hic qui n:

fond des

932 et 335

choses, et de réveiller des craintes chez les anciens amis de l'Ecole. Embrouille, embrouille, et l'on pourra toujours pêcher quelque chose en eau trouble,

Le meilleur remède est la patience, et aussi la ligne droite. Je ne puis ni ne veux donner aucun conseil. Mes paroles arriveront un mois trop tard, vraie moutarde après le dîner. Toutefois voici ce qu’il me paraît de faire.

Si ces correspondances ne font pas grand émoi dans le public, c’est de les ignorer. Ceux qui les inspirent voudraient de la discussion et du bruit. Etouffons-les par le silence, Si au contraire elles produisaient quelque malaise considérable et persévérant, il serait peut-être bon de rétablir les faits, une fois pour toutes, sous une signature autorisée. Mgr l’Archevêque de Montréal ne pourrait-il pas demander aux journaux catholiques, de ne plus donner jour à de semblables élucubrations. Les rédacteurs en chef sont tous assez intelligents et assez patriotes pour com-

prendre qu’il y va du bien public de ne point

soulever ces questions inopportunes.

Mgr Racine et moi, nous ne doutons pas que certains personnages, qui ne sont peut-être pas aussi étrangers à ces correspondances qu’ils le paruissent, ne manqueront pas de tailler des découpures dans ces journaux, et de les envoyer à Rome, pour montrer que l'union n’a produit que de mauvais fruits, et que tout est remis en question à Montréal. Si vous pouviez nous envoyer sur ces correspondances une fêce forte, claire, que nous montrions, au besoin, à la Sacrée Congrégation, vous nous sauveriez peut-être bien des explications, sans compter que votre parole autorisée aurait bien autrement de poids que la nôtre, vu que nous ne sommes pas sur les lieux. Oui, oui, faites-nous cela comme un article de la Semaine religieuse ; doux, sans malice apparente, peigné, brossé, à croquer.

Il paraît que Mgr Bégin est nommé archevêque de Cyrène. Evidemment Rome fait exprès: Mer Bourget, archevêque de Martianopolis ; Mgr Fabre, évêque de Gratianopolis; Mgr La- Rocque, cousin de son cousin, évêque de Germa-

nicopolis; Mgr Lorrain, vicaire apostolique

as que tre pas wils le des dénvoyer produit mis en Jus en- » forte, la Saut-être > votre e poids sur les un ar-

malice

arche- 'X près :

opolis ; gr Lazerma-

olique

dans les charmes et les glaces du Nord, évêque de Cythère ; et Mgr Bégin, destiné dans la pensée du Saint-Père à rallier les partis divers, archevêque de Cyrène.

Je suis toujours avec une haute considération, Monsieur le Chanoine et Vice-Recteur,

Votre très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Prêtre.

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines,

Roue, 11 décembre 1891.

Son Eminence le Cardinal Simeoni, Préfet de

la S. C. de la Propagande.

EMINENTISSIME SEIGNEUR

Je viens de recevoir de Montréal, de ln part de personnages officiels, des nouvelles importantes à propos de l’Université ; Je me fais un

plaisir comme un devoir de les communiquer à

Votre Eminence.

I. D'abord certains règlements d'intérêts monétaires, devant lesquels avait toujours échoué l'administration du Séminaire de Québec, tant qu’elle eut en main les affaires financières de la Succursale, viennent d’être réglés définitivement, je puis dire, à l'amiable, Voici ce que m'écrit à ce sujet le Grand Vicaire de Monseigneur l’Archevêque de Montréal, Monsieur L. D. A. Maréchal, en date du 27 novembre dernier :

“Je m’empresse de vous informer que le

“ règlement des biens et des réclamations des ‘ deux Ecoles de médecine, décidé en principe “ avant le départ de M. le Vice-Recteur, est un ‘ fait accompli. Les Docteurs de Victoria (1) ‘“ ont tous signé, moins un, Monsieur le Docteur ‘ Chartrand qui esten Europe, et qui a déjà

“ déclaré qu’il acceptait. Ceux de Laval ont

“ reçu leur argent et signé. Deux font semblant

‘ d’hésiter ; mais on a tout lieu de croire qu’ils “vont signer l'acte de décharge prochaine-

‘ ment,

(1) C’est-à-dire, les anciens membres de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.—J. B. P.

ntérêts oujours Juébec, ncières définice que Monseiir L. D.

arnier :

que le ns des rincipe est un ia (1) Docteur a déjà ul ont mblant qu’ils

haine-

Tédecine

“ Enfin l'affaire paraît réglée avec toutes les

“ garanties désirables. Monsieur Z, Racicot a

“ suivi cette transaction avec soin. Comme M. le

“ Procureur doit en rendre compte avec tous les

‘ détails à M. le Vice-Recteur, je me contente

‘d'en informer Votre Grandeur sommaire- “ ment.”

De son côté M. le Vice-Recteur Proulx reçoit l'information suivante de Monsieur Z, Racicot, chanoine, procureur de l’Archevêché de Montréal, qui le remplace pendant son absence pour terminer le règlement de cette affaire :

‘‘ Je vous ai donné tous ces détails, croyant “qu'ils vous seraient utiles etagréables. Je suis

“ heureux d’avoir contribué quelque peu au

e ex

rèclement de cette grande question qui a tenu

a CN

si longtemps les esprits surexcités, et que vous

= pas

avez eu l’habileté de résoudre, Continuez de

réussir pour le bien de la religion et du pays.” IT. Secondement, il vient de se produire un

incident qui démontre, une fois de plus, la

sagesse et l'à propos de la Constitution Fam du-

du.

Certains esprits, mécontents de voir la paix s'établir à Montréal, ayant fait circuler dans les Journaux des rumeurs allant à dire que le Séminaire de Québec voulait reprendre par lui-même, la direction de l’Université à Montréal, il s’en est suivi une protestation qui montre quel est le sentiment qui règne généralement à Montréal, sentiment qu'il serait dangereux de froisser ou de surexciter. Je laisse la parole à M. le Grand Vicaire Maréchal.

“ Depuis votre départ a paru dans un journal “ un entrefilet qui disait que les Messieurs de ‘“ Québec avaient l'intention de reprendre la ‘ direction de la Succursale à Montréal, ce qui a

‘ provoqué une manifestation de sentiments de

‘la part de tous les professeurs. Tous seraient

LS

‘ décidés, le cas échéant, à rompre radicalement

‘ avec Québec, et à faire reconnaître leur indé-

ee

‘ pendance (des Ecoles de droit et de médecine)

‘ par l'autorité civile. Bien entendu qu'il n’y

‘avait rien de fondé dans cette rumeur. Mais ‘“ ce qui vient de se manifester prouve que le «‘ décret am dudum est nécessaire, de nécessité

6 sine qu& non.”

a paix ins les Sémimême, l s’en est le itréal, ser ou

xrand

urnal 1rs de re la qui a its de aient ment indécine) 1 n’y Mais ne le

egsité

Ainsi, nous nous trouvons toujours en face du danger d'une Université laïque. Toute notre espérance est en Rome, et dans l'exécution pacr- Jique et entière du décret Tam dudum. Dans cet espoir, je demeure avec le plus grand respect et la vénération la plus profonde,

De Votre Eminence, Eminentissime Seigneur,

Le très humble et très obéissant serviteur,

f ANTOINE, Zv6g. de Sherbrooke, Canada.

ST-HYACINTHE, 12 décembre 1891.

Monsieur le Chanoine Proulx, Collège Cana-

dien, Rome.

Mon cer MONSIEUR,

Je vous suis bien reconnaissant de m’avoir

transmis copie de la lettre que vous avez écrite

le 28 novembre à Mgr l’Archevêque de Mont-

réal, et je remercie le bon Dieu de tout mon cœur que votre accident de la traversée n’ait pas eu de suites fâcheuses, quoique vous en ayez souffert beaucoup.

J'espère que vous êtes maintenant guéri, et que vous pouvez guerroyer facilement des deux bras.

Les affaires ont bonne mine, tant mieux!

C’est bien ce que je pensais, car nous avons avons travaillé en union si étroite avec le Saint- Siège, et en suivant si fidèlement ses avis et directions, que nous ne pouvions pas en être condamnés, Avec une boussole aussi sûre que celle-là, on ne peut périr, quelque fortes que soient les tempêtes.

Je vous souhaite santé, bonheur et succès, et

croyez-moi votre tout dévoué en N. S$.

+ L. Z., Er. de St-Hyacinthe.

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ri, et

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ieux !

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que

ès, et

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, RoME, 18 décembre 1891.

Sa Grandeur Mgr Edouard Chs Fabre, Arche-

vêque de Montréal.

MONSEIGNE UR,

Votre lettre du 28 novembre dernier, si renplie de nouvelles, si sympathique, m'a causé une grunde joie, et je vous en remercie. Je vous remercie ézalement pour ce que vous avez daigné faire en faveur du Ruisseau St-Jein....

Mgr Racine vous tient au courant de ce que nous feisons, Nous nous sommes empressés de centrer nos diverses questions de suite devant les autorités de la Propagande, étabhssant dans plusieurs visites clairement 1x position que nous voulons prendre. Mais elles ne pourront venir devant le Congrégation que dans la deux-

iè me partie de janvier. En attendant, nous ne

perdons pas notre tainps. J'ai ajouté au mémoire sur l’Université que je vous ai déjà envoyé, un supplément de pièces justificatives. Je charge la poste de vous porter un de ces mémoires ainsi augmentés. De plus, sur l'avis autorisé d’un qui connaît, je fais imprimer toute la correspoudaines qui a eu lieu en septembre et en octobre, au sujet du projet de loi, pour la scumettre aux Cardinaux, surtout au fouente de notre cause. En effet, de cette correspondance il ressort avec quelle droiture nous y sommes allés en toute cette affaire, et combien, ailleurs, n’osant pas dire un non carré à notre requête, on à cherché des réponses détourné:s pour gagner du temps et nous retarder, ce quia pour premier effst de nous *mpêcher d’être prêts pour la prochaine session de la Législature, si elle se réunit en temps ordinaire.

Cette nouvelle brochure aura cent pages environ, grand format, celüi des mémoires. Elle sera terminée probablement à la fin de cette semaine, et aussitôt un exemplaire prendra la

route de Montréal, à votre adresse. L1 disposi-

mémoi- 21VOyÉ, Je charémoires autorisé | COrres- 1 oCtoimettre > notre e ilresallés en n’osant , ON à »ner du )remier la pro-

réunit

es ens, Elle ette seidra la

lisposi-

ses DR a tion des matériaux, le sommaire détaillé, qui se trouve en tête de l’opuscule, les notes au bas des pages, tout cela m'a tenu joliment uccupé. Mais, comme en toutes choses humaines, le bout viendra,

De plus, il ne se passe guère de jours sans que nous voyions quelque Cardinal. Déjà ont été visités : les Cardinaux S. Vanutelli, V. Vanutelli, Parocchi, Oreglia, Monaco, Mazella, Rampolla, Zigliara ; je ne parle pas du Cardinal Simeoni à à qui nous avons rendu plusieurs visites.

Les uns connaissent mieux la question de ***, les autres celle de l'Université. Tous se montrent d’une grande bicnveillance,

Dans tous les cas, nous faisons tout en notre pouvoir pour nous acquitter des préparations préliminaires, et, quand la question viendra devant la Congrégation, elle pourra être jugée, pour ce qui défend de nous, à sun mérite.

Mgr Racine, à qui je lis cette lettre, me fait remarquer qu'il importe de faire à temps l’annonce du bill dans les journaux, comme il a été

décidé la veille de notre départ; et nous espérons

que M. Bruchési nous tiendra au courant de ce qui sera fait, ainsi que des mouvements de l'opinion publique.

Cette lettre vous arrivera, Monseigneur, dans les derniers jours de l’année, probablement. Je la charge de vous porter mes meilleurs souhaits de santé, de succès, de bonheur, ainsi que l'expression de ina reconnaissance pour la confiance et les bontés que vous ne cessez de me témoigner, et l’assurance du zèle que Je ne cesserai, moi non plus, d'apporter au service des causes qui vous sont chères.

Dans ces sentiments, je demeure avec le respect le plus filial,

De Votre Grandeur, Monseigneur,

Le serviteur et fils tout dévoué,

J. B. PROULX, ?yêrre,

Collège Canadier

M. l'abbé Bruct Montréal

MoNSIEUR L

D'une Univers présente mes salu de bonne année.

Chaque semañ de petits entrefil( tous à dire, sous que je suis venu pendance de l’U:

Evidemment c rédaction, car le y attacher assez «

ballons d’essai q

(1) Voir Pièces just 338, 341 et 342.

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, Roue, 20 décembre 1891.

M. l'abbé Bruchési, Chanoine, Archevêché de

Montréal.

MoNSIEUR LE RECTEUR

D'une Université qui fait parler d’elle, je vous présente mes saluts, mon respect, et mes souhaits de bonne année.

Chaque semaine, les journaux nous apportent de petits entrefilets, ingénieux, insidieux, allant tous à dire, sous une forme ou sous une autre, que je suis venu à Rome pour demander l’indépendance de l’Université à Montréal. (1)

Evidemment ces entrefilets ne sont pas de la rédaction, car le journal lui-même ne paraît pas y attacher assez d'importance Ce sont donc des

ballons d’essai qui viennent de l’extérieur, et

(1) Voir Pièces justificatives, aux Nos III, IV et V, pages 338, 341 et 342.

encore de personnes qui y tiennent; cs reviennent trop souvent sur ce sujet.

Maintenant, quel pourrait être le but fusées, lancées par-ci, par-là ? CA lo sa :

Serait-ce pour soulever des discussion:

cher en eau trouble ?

Serait-ce pour agir indirectement sur 1 sonnige qui ne suit pas habituellement 1 naux, en lui faisant accroire que l’opini blique se préoccupe grandement de ces ru

Serait-ce pour réveiller à Montréal de rances endormies, et pousser certains es des démarches imprudentes, afin de se des motifs pour combattre en faveur d’une perdue autrement ?

Serait-ce pour se donner un prétexte « mander à Rome, avec un air de préoccur si réellement il s’agit de traiter de l'in dance de l'Université à Montréal, afin d'avec réponse négative que l’on montrerait au fanes comme le témoignage d’une victoir soi et d’une défaite pour d’autres ?

Serait-ce pour se donner l’occasion d’of

qui y tiennent; car elles nt sur ce sujet.

urrait être le but de ces par-là ? CA Lo sa ?

ver des discussions et pê-

indirectement sur un pers habituellement les jourccroire que l'opinion pundement de ces rumeurs ?

ler à Montréal des espépousser certains esprits à lentes, afin de se donner

tre en faveur d’une cause

nner un prétexte de deun air de préoccupation, de traiter de l’indépen- Montréal, afin d’avoir une l’on montrerait aux pronage d’une victoire pour r d’autres ?

ner l’occasion d'offrir de

soi-même à Rome l'indépendance de la section montréalaise de l’Université, dans le but que que l’on sait ?

Serait-ce pour toutes ces raisons à la fois? Je l'ignore. Seulement on ne se donne pas tant de trouble pour rien.

Dans tous les cas, afin de rogner les ongles à des calculs peu bienveillants qui pourraient s'appuyer sur notre silence pour nous oyafigner, ne serait-il pas bon de contredire ces rumeurs, en quelques mots clairs et courts, d’une manière autorisée, disons, par exemple, quelque chose dans ce genre ?

‘“ Les rumeurs qui circulent dans certains journaux et qui vont à dire que Mgr Racine, ‘“ évêque de Sherbrooke, et M. l'abbé J. B.

“# Proulx sont allés à Rome pour demander au

‘ Saint-Siège d’ériger la section Montréalaise

‘ de l'Université Laval à Montréal en Univer-

* sité indépendante, sont absolumentdépourvues ‘de fondement.” —BRUCHÉSI.

Si la Seine religieuse vouiait donner l’hos-

pitalité à une pareille dénégation, l'autorité en

serait encore pius grande devant le publie.

C'est là l'opinion de Mgr Racine, c’est aussi la mienne, autant qu'on peut se former une opinion à cette distance des lieux et des événee ments. Je n'oublie pas qu’un mois sépare, pour

vous, l’entrefilet de la remarque qu'il suscite

sous ma plume. Parlez de la chose à Mgr l’Archevêq'e de Montréal, et faites pour le mieux. Sachant que vous vous arrêterez au parti le plus sage, je demeure avec beaucoup de considération,

Monsieur le Chanoine,

Votre très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Prêtre.

est aussi mer une s événE= tre, pour | suscite gr l’Ar- mieux, 1 le plus

nsidéra-

eur,

rêlr'e.

Collège Canadien, 117 rue des Quatre-Fontaines, RoxE, 27 décembre 1891.

Sa Grandeur Mgr Fabre, Archevêque de Montréal.

MoNSEIGNEUR,

Au seuil de la nouvelle année, veuillez accepter mes meilleurs souhaits de bonheur, de santé et de succès. Votre Grandeur est certainement née sous une bonne étoile : je souhaite que les chances de votre vie vous accompagnent jusqu’à ce que Dieu nous appelle à la récompense, Ce jour ne sera pas demain, puisqu'il n’est pas encore arrivé et qu’il ne paraît pas devoir arriver de sitôt pour celle qui est votre mère. Pour la mère et pour le fils, Dieu soit béni!

Les Congrégations sont en vacances. Nous continuons à préparer le terrain, à fourbir nos

armes. La veille de Noël, nous avons fait trente-

deux visites dans une même journée: une cor-

vée! Les affaires continuent, de leur côté, à avoir bonne mine. Après demain, mon imprimeur doit melivrer mes Pièces justificatives. \ m'a retardé; je ne le pressais pas, vu que je n’aurai besoin de cette brochure que dans une quinzaine de jours. J’en mettrai de suite un exemplaire à la poste à votre adresse, quand j'aurai reçu l'ouvrage de l'imprimerie.

Quelqu'un, peut-être optimiste, peut écrire qu’il n’était pas nécessaire que nous vinssions à Rome. Pour ***, c’est possible, Et puis encore, sans notre voyage, il est probabie que l'affaire aurait traîné, traîné avec le danger de se salir. Quant à l’Université, c’étuit de nécessité urgente. Le développement des choses va le prouver surabondamment. On n'a pas encore digéré à Québec le décret Fam dudum. J'ose espérer que notre voyage aura pour résultat de régler non seulement l'incident actuel, mais de faire sortir un principe qui réglera par lui-même toutes les autres difficultés qui pourront naître plus tard, sans qu’il soit besoin de toujours recourir à

Rome,

Ôté, à impries. Il jue je ns une ite un

quand

écrire ions à ncore, 1ffaire salir.

6 urprouligéré spérer er non sortir es les

tard,

rir à

Videbitur infra, ou,

Qui vivra, verra.

Pas de réponse encore de Québec au Cardinal Préfet. Nous sommes à représenter que de temporiser et de ne pas montrer une très grande bonne volonté est, pour le règlement de nos affaires montréalaises, dans la politique de Québec ; or voici que Québec lui-même se charge de faire ici notre preuve : la démonstration peut prendre un peu sur notre temps, mais après tout qui s’en plaindrait ?..

Croyez que je demeure avec une haute considération et une profonde reconnaissance,

De Votre Grandeur, Monseigneur

Le très dévoué serviteur,

J.B. PROULX, Prêtre.

BON PASTEUR, MontrRéAL, 30 décembre 1891.

Le févérend J, B. Proulx, Vice-Recteur de

l'Université Laval. Rome.

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