‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 60 sur 82 · MON BIEN CHER MONSIEUR ET AMI · texte numérisé non relu

MON BIEN CHER MONSIEUR ET AMI

L'intérêt que j'ai toujours porté à votre œuvre, l'union de l'Ecole de } ‘lecine et de Chirurgie de Montréal à la fi. © Laval, me fait un devoir de vous dire que si les demandes et prétentions de Québec étaient exaucées à Rome ; si Québec avait le pouvoir de s’ingérer dans l’administration des affaires pécuniaires de la Succursale de Montréal, l’union que vous avez réalisée au prix de si grands sacrifices, et

qui a réjoui tous les cœurs affligés depuis vingt

(1) Cette lettre n’a aucun caractère officiel. Mais elle vient d'un homme si droit, qui est parfaitement au courant de l'opinion ; elle exprime si bien les nécessités de la situation, qu’il n’a semblé qu’elle avait ici sa place toute naturelle.

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ans, et qui a pacifié tous les esprits tant partagés, serait malheureusement brisée du Jour où cette nouvelle arriverait à Montréal. Je vous parle ainsi d’après les dires du Docteur B... et autres médecins, et aussi d’autres personnes avec lesquelles j'ai conversé, Je les ai rassurés en leur disant de ne rien craindre ; que Rome, dans sa sagesse, ne leur ôterait pas les droits que le décret im dudum leur donne, et que ce que vous demandez, dans votre projet de bill, n’est qu'une conséquence, ce nous semble, de ce décret, qui à été reçu au Canada avec une joie si générale, et qui a mis fin à de si longues et si pénibles divisions dans tout le pays. Ayez confiance, leur ai-je dit, dans la sagesse et l’habileté de ceux qui sont chirgés de revendiquer vos droits auprès du Saint-Siège, qui ne sait que rendre justice,

Eu vous exprimant mes souhaits de bonheur et de réussite dans vos importantes affaires, au renouvellement de l’année, j'ai cru que vous

seriez bien aise de connaître ces réflexions de

nos médecins qui se #ontent, même à la seule

pensée que Québec aurait son mot à dire dans leurs propres affaires montréalaises.

Le plus tôt cette question sera réglée définitivement, le mieux ça sera pour la bonne entente, et la consolidation de l’union médicale de Montréal.

Monsieur Délinelle et moi vivons toujours paisibles dans notre solitude, et nous vous offrons, tous deux, nos meilleurs souhaits pour la nouvelle année, ainsi que nos saluts les plus affectueux, en attendant le plaisir de vous revoir.

Votre ancien et fidèle ami,

F. PERRAULT, Prêtre,

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Prêtre,

MonrTrRéaL, Séminaire de St-Sulpice, 2 janvier 1892.

Monsieur J, B. Proulx, Ptre, V. R. U. L. M

Au Collège Canadien, à Rome.

CHER MoNSIEUR LE VICE-RECTEUR,

Nos messieurs ont déjà été chargés de vous remercier en mon nom de votre bonne lettre.

J'aime à le faire encore aujourd’hui par moimême.

Monsieur le Vicaire Général a envoyé à Monseigneur de Sherbrooke toutes les nouvelles qui pouvaient lui être de quelque utilité et vous intéresser vous-même. La bonne tournure que prennent les choses nous donne à espérer que votre second voyage à la Ville Eternelle sera béni de Dieu comme l’a été le premier. Je n’en réjouis d'avance. La paix et la religion n’au-

ront qu'à y gagner. Rome sera toujours la

source d’où tout bien nous viendra.

Votre présence ici nous serait utile, et je ne puis que souhaiter votre retour. Mais j'ai la confiance que la mer vous sera plus clémente qu’à votre départ, car vous aurez besoin de toutes vos forces.

La mort a enlevé en quelques jours le cher et vénéré M. Dowd, décédé le samedi 19 décembre, par suite d'une pneumonie, amenée par une attaque des rhumatisme et de grippe. Ses funérailles ont donné lieu à une manifestation extraordinaire parmi la population catholique et protestante.

Le juge Jetté va mieux, mais il à été assez sérieusement malade de la grippe et demeure toujours languissant.

Recevez, avec mes meilleurs souhaits de l’année, les sentiments de respectueux dévouement dans lesquels je suis,

Votre bien humble serviteur en N. $.

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