‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 71 sur 82 · AUS · texte numérisé non relu

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cette

année, des avancés pour le moins douteux s## le pouvoir que n'aurait plus l’Université de faire enseigner la médecine à Montréal, à créé de très grands embarras à l'efficacité et à la liberté de l’action universitaire du Vicc-Recteur, (Voir Correspondance à l'occasion du Projet de loi, pages 110 et 111.)

Enfin, dans cette question, qui nous occupe en ce moment, du projet de loi pour constituer en corporation les Administrateurs de l'Université à Montréal, le Conseil Universitaire, bien qu'il n'ose pas s'opposer directement à la passation du projet de loi, cependant déclare qu’il empiète sur les droits de l'Université; et fort de cette déclaration, Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec refuse de l’approuver, empêchant de cette fagon qu’il ne se constitue à Montréal, en temps opportun, une administration légale, absolument nécessaire pour l’exis-

tence même du Siège Montréalais de l’'Univer-

sité. (Voir Correspondance à l’occasion du projet

de loi, pages 3Let 53.)

Pourquoi tous ces embarras apportés au développement naturel de l'Université à Montréal ? Parce que, dit le Recteur, dans la plupart des cas, les Administrateurs à Montréal empiètent sur les droits de Université, tels que les a définis autrefois la Charte Royale.

Voyons. Est-ce que la Charte Royale pourvoyait à l'établissement d’une Succursale à Montréal ? Est-ce que, par la Charte Royale, l'Université Laval avait le droit d'enseigner à Montréal ? Non. L'Université du reste l’a adinis, lorsque, après avoir tenté de vains efforts pour faire amender sa Charte en Angceterre, elle à demandé à la Législature de la :'rovince de Québec de vouloir bien lui accorder ce pouvoir.

Voudrais-je dire par hasard que, pendant douze ans, l'Umversité Laval à Montréal a marché et

a enseigné à l'encontre des pouvoirs conférés par

ù projet

u déventréal ?

des cas, nt sur

définis

} poursale à toyale, gner à admis, ss pour elle à ice de Juvoir.

; douze ché et

‘és par

la Charte Royale ? Aucunement. Mais je veux dire, ce qui est bien différent, qu’elle a agi ex dehors et au delà des pouvoirs de la Charte. De la même manière, quelquefois les administrateurs de l’Université à Montréal agissent, non pas à l'encontre, mais ex dehors de la Charte.

Or, ce qu'a fait pendant douze ans à Montréal le Conseil de l’Université, poussé par la nécessité, pourquoi les admiuistrateurs de la même Université à Montréal, également pressés par les circonstances, ne le feraient-ils pas ? Ce qui est bien pour Québec deviendrait-il un mal pour Montréal ?

Pourquoi tous ces embarras ? Parce que,dit le Recteur en quelques cas, om agit à Montréal contre les dispositions de la Bulle d’érection canonique.

Est-ce que le supérieur qui a édicté une Bulle

ne peut pas, en quelques points, par certaines

explications, en compléter ou en modifier l’appli-

cation ? C’est ce qu'’aurait fait Notre Saint-Père le Pape par la Constitution Ya dudum, au témoignage de Mgr le Recteur, à qui toutefois la chose n’a pas plu tout d’abord. Car, au mois de septembre 1889, dans son Rapport aux Archevêques et Evêques qui composent le Conseil Supérieur de Haute Surveillance, il dit: Il semble pourtant qu'on aurait pu et dû agir autrementenvers l’Université, laprincipaleintéressée, vu surtout que les conditions posées, lors de la concession de la Succursale, avaient été insérées dans la Bulle d’érection canonique /x{er varias sollicitudines, conditions que la nouvelle Constitution modifie et détruit en grande partie.”

Cependant, n’en déplaise à qui que ce soit, le Saint-Père n’a contredit en rien la Bulle d’érection canonique; mais, dans cette sagesse prévoyante et dans cette bienveillance paternelle qui embrassent les intérêts de tous ses enfants, pour rencontrerà Moutréal des besoins nouveaux, il a ajouté à son document des dispositions nou-

velles, et voilà tout.

Maintenant, en jouissant des privilèges que

it-Père im, au utefois 1 mois IX Àr- Conseil AC ALLIRE à ‘autre- ‘ressée, s de la asérées fer vauvelle artie.?

soit, Le d’érece prénelle nfants, VeEnuUx,

LS nou-

es que

of — 368 port

leur accordent ces dispositions, en quoi les ad-

ministrateurs de l’Université à Montréal pè-

chent-ils contre la Bulle d’érection canonique ?

Or, parmi ces dispositions nouvelles que ren-

ferme la Constitution Year dudum, la moins

importante n’est certainement pas celle-ci :

“ Les Evêques des deux Provinces de Québec

et de Montréal se réuniront tous les ans pour

prendre connaissance de l’enseignement et de

“ la discipline de l'Université, et ils détermi-

neront d’un commun accord tout ce qui sera

“ jugé nécessaire suivant le temps et les circons-

tances.”?

Là, dans l’épiscopat réuni des deux provinces,

se trouve Île vrai, le seul lien de l'unité univer-

sitaire, si importante à conserver pour l'avenir

de notre pays ; 1à se trouve la solution de toutes

nos difficultés, si toutefois cette autorité suprême

est acceptée réellement et pratiquement dans

les deux sièges de l'Université, et si cette auto-

rité elle-même peut et veut exercer les droits qui lui sont conférés.

Donc, le temps et les circonstances ayant rendu nécessaire à Montréal l’organisation d’une Corporation légale pour administrer les affaires de l’Université, les administrateurs actuels se sont adressés à cette autorité suprême des évêques réunis des deux provinces et leur ont soumis un projet de loi à cet effet, afin que, d’après les termes de la Constitution Ye» dudum, ils pussent ex prendre connaissance et arriver à la détermination qu'ilsjugeraient convenable, (Voir Correspondance à l'occasion du projet de loi, pages 13etl4)

Le malheur est que les évêques n’ont pu se prononcer. Dans l’assemblée où il fut question de ce projet de loi, Son Eminence le Cardinal Taschereau parla de telle sorte qu’il devint impossible aux évêques ses suffragants, convenablement, d'exprimer leur opinion; après s'être plaint vivement de la conduite des administra-

teurs de l’Université à Montréal, sans demander

l'avis de personne, tout à coup il leva la séance,

s droits (Voir Correspondance au sujet du projet de loi, page 26.)

| ayant Quelques jours après, le Vice-Recteur de

n d’une Montréal ayant écrit à Son Eminence le Cardi-

affaires nal Archevêque, pour iui demander “ de vou-

tuels se loir bien nous émettre son désir sur notre pro-

es évê-

jet de loi et faire en sorte que nous ayons aussi

nt sou-

sur ce sujet l'opinion des autres évêques de la

d’après

Province de Québec, comme nous avons déjà celle

um, ils

des archevêque et évêques de la Province de

\ rer à la , (Voir

1, pages

Montréal,” Son Eminence, pour toute expression

de désir, lui fit savoir qu'Elle x'approuvait pas

le projet de loi, sans lui dire toutefois précise-

ment ce en quoi Elle ne pouvait l’approuver :

pu 8e ni dans cette réponse, ni en d’autres qui suiviuestion rent, il ne fut jamais question de l'opinion des ardinal évêques de la Province de Québec, Enfin. le 23 int im- d'octobre, Son Eminence, voulant en finir, écrinvena-

vait au Vice-Recteur de Montréal qu'Elle avait

A s s être

référé l'affaire à Rome, ayez’ soumis ses doutes

inistra-

au Saint-Siège. (Noir Correspondance à l'occasion du projet de lor, pages 47, 53, 63 et 73.)

nander

séance.

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