N° VII
MonTrÉAI, 29 octobre 1891.
Rév. M. Palin, Supérieur du Collège Canadien à Rome.
MONSIEUR LE SUPÉRIEUR
Dans huit jours, il est probable que je partirai pour Rome. J’envoie en avant, par la poste, adressés à des Eminences un certain nombre de volumes dont j’aurai besoin. Je les adresse au Collège Canadien, espérant que vous serez assez bon de leur donner l’hospitalité jusqu’à mon arrivée. Si, par hazard, la douane italienne leur imposait quelque droit d’entrée, je de-
mande à votre obligeance de vouloir bien payer pour
moi; je vous rembourserai le tout.
Veuillez présenter mes meilleurs respects à MM.
Vacher et Leclerc ; et acceptez pour vous-même l’ex-
3 pression du dévouement et de la haute considération, copier. Je
avec lesquels je suis nmande à 4 J Ê
Monsieur le Supérieur,
avec une ) .
Votre tout dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.
ur.
X, Ptre. N° VITT
MonTRÉAL, 5 novembre 1891.
MonsIEUR LE CURÉ,
re 1891.
Je pars ce soir pour Rome, avec Mgr Racine, Evêque de Sherbrooke. Je ne puis quitter Montréal, sans venir vous remercier de l’importante nouvelle que vous m'avez donnée. C’est bien tard, maïs mieux vaut tard que jamais. La faute de cette négligence est tout entière, croyez-moi, à une accumulation
irai pour d'affaires pas pareilles.
sés à des Votre bienveillance a fait que vous m'avez dit
ont j'au- nombre de bonnes et gracieuses paroles ; une surtout
n, espé- m'a été sensible, c'est lorsque vous parlez de la droi-
Phospi- ture et de la sincérité de mes intentions.
douane Je suis toujours à me demander: Pourquoi ces
e, je de- défiances? Pourquoi gêner son voisin dans le déve-
Yer pour lo ppement naturel de ses intérêts? Le Canada est un | champ assez vaste pour satisfaire toutes les aspira-
à MM. tions; et le soleil du bon Dieu luit pour tout le
ne l’ex-
monde. Quand le Cap Diamant se porte bien, le Mont- Royal n’a pas la colique.
Veuillez agréer l'expression de ma reconnaissance et me croire avec une haute considération, Monsieur le Curé, Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.