‹ Devant Québec et Rome ou Collection de documents se rapportant au projet de loi pour incorporer les administrateurs de l'Université Laval à Montréal [microforme]Chapitre 77 sur 82 · N° IT · texte numérisé non relu

N° IT

Moxrréar, le 25 septembre 1891.

. Mgr Th. Hamel, Pro-Recteur

de l'Université Laval, Québec.

MonSEIGNEUR.

Dans la visite que j'ai eu l'honneur de vous faire à votre chambre le 23 du courant, vous avez exprimé le désir de voir entre les mains de chacun des membres du Conseil Universitaire une copie de notre projet de loi.

Aussîtôt de retour à Montréal, je m'empresse de satisfaire à votre désir. Mais comme je n'ai ici que six exemplaires de ce projet, imprimés dans une brochure à part, je les envoie aux six membres du Conseil qui sont laïques; quant aux membres ecclésiastiques, je leur adresse mon froisième Rapport à Mgr l'Archevêque dé M-atréal, dans lequel rapport, à la page 86, ils trouveront le susdit projet.

Nous savons, par Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec, que le Conseil Universitaire se propose de soumettre, à l'endroit de notre projet de loi,

des suggestions, ou des changements où des modifications, Nous faisons des vœux pour que la chose ait

lieu le plus tôt possible ; car tout retard serait aussi préjudiciable à l’Université Laval à Montréal. Croyez au sentiment de haute considération avec lequel je suis, Monseigneur le Pro-Recteur, Votre très dévoué serviteur,

J.B. PROULX, Ptre, V. R. U. L. M.

N° III Quésec, 26 septembre 1891.

Révérend M. J. B. Proulx, Vice-Recteur U. L. M.

MonsIEUR LE Vice-RECTEUR,

J'ai l'honneur d’accuser réception de votre lettre d'hier, qui m'explique la réception que je venais de constater d’un second exemplaire du votre Rapport, J’en avais déjà un que vous m’aviez fait tenir avant votre départ de Québec. Je vora remercie de l’un et de l’autre, ainsi que de l’empressement que vous avez mis à acquiescer à ma demande. Cela évidemment avancera la besogne.

Vous avez dû mal comprendre Son Eminence, qui évidemment n’a pas pu dire ce que se proposait de faire le Conseil Universitaire, dont les membres ne sont pas encore convoqués et qui ne sesont pas rencontrés ;

rait aussi al. tion avec

re lettre enais de Rapport.

ir avant > l’un et Dus avez emment

nce, qui de faire ne sont ontrés ;

à moins qu’Elle n’ait fait allusion à ce que je vous ai dit déjà que je tâcherais de faire prévaloir au Conseil Universitaire.(1) Mais alors vous ne seriez pas retardé. Dans tous les cas, nous allons faire diligence. J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Vice-Recteur. Votre très humble serviteur,

TH. E. HAMEL, Prêtre, Pro-Recteur U. L.

(1) Connaissant les répugnances de Son Eminence le Cardinal Taschereau à l'endroit de notre projet de loi, sachant pour l'avoir entendu de leur bouche que ces mêmes répugnances existaient chez certains membres du Conseil Universitaire, en lisant la demande de Son Eminence,“ que nous attendions que le Conseil s’en soit occupé pour travailler notre affaire,”’en naïf que je suis, je supposai, et la chose me paraissait toute naturelle,que le Conseildevait suggérer quelques modifications. J'avoue que ma supposition a été trop favorable. Je ne me serais jamais imaginé que l’on prendrait cette position, que l’on trouve sans doutestratégique,ou politique,ou diplomatique: le Conseil Universitaire, nonobstant les empiétements de notre projet de loi,ne lui ferait pas opposition ; et le Chancelier Apostolique, à raison de ces mêmes empiétements, lui refuserait son approbation; mais en définitive l’un et l’autre se déclareraient impuissants à y proposer des amendements ! Et cependant fugit ineluctabile tempus.

N° IV (Télégrammes.)

MonrréAr, 23 octobre 1891.

À Mgr ‘'acine, Sherbrooke.

Præpara ‘isressum tuum. Comes où Romam, si volueris, ero. Brevi ad te videndum ibo.

PROUIX, Ptre.

SHERBTOOKE, 24 octobre 1891.

L'abbé J. B. Proulx, Université Laval, Montréal, Venez à Sherbrooke.

A. RACINE, ÆEvêque de Sherbrooke.

N°V CorrèGE Sre-MaRte, Monrréar, 24 octobre 1891.

Monsieur Proulx me dit qu’il a correspondu Votre Grandeur par le télégraphe

avec

au sujet du projet d'aller à Rome. Vous savez combien je désire ce

voyage pour Votre Grandeur. Je n’ai que le temps de vous dire le fait et de constater que l’entrevue me plaît.

Je suis votre tout dévoué serviteur,

EDOUARD CHS, Archevêque de Montréal.

re 1891.

N° VI mam, si MonTRÉAIr, 27 octobre 1891.

, Ptre.

Sa Grandeur Mgr A. Racine, Evêque de Sherbrooke.

e 1891. MONSEIGNEUR, réal, Monseigneur l’Archevêque a été très heureux de ce que je lui ai rapporté de Sherbrooke. TI] a hâte de nous voir ensemble. Sans faire semblant de rien, j'ai réfuté les craintes de M. X., ne lui disant pas que j'avais breoke. connaissance de sa lettre à Votre Grandeur. J'ai appris sous secret la nouvelle à M. Z., qui m'a paru trouver notre démarche très à propos. Mgr Fabre convoquera Mgr l’Evêque de St-Hyacinthe à Montréal pour mardi prochain. Je suis dans l'ouvrage par-dessus la 1891. RE } :

tête. Ci-inclus nos remarques sur les résolutions prises à Québec et une réponse que je viens de faire à du avec à une lettre de Mgr Hamel, longue de douze pages, u projet grand format, qu’il m'a écrite, je ne sais trop encore ésire ce

à propos de quoi, ni pourquoi, Elle est trop longue ct

trop peu importante pour que je la fasse copier. Je vous la montrerai plus tard. Je me recommande à votre prière, et croyez que je suis toujours avec une haute considération, De Votre Grandeur, Monseigneur, Le très dévoué serviteur.

J. B. PROULX, Ptre.

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