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“ Mais, objecte-t-on, votre projet de loi empiète sur les droits de l’Université.”
En quoi ?
C’est ce que nous désirons savoir ; c’est ce que n'avons cessé de demander depuis le commencement ; et c'est ce qu’on a toujours refusé de nous dire. (Lettre des Evêques, 4 nov. 1891, N° XII-XVI.)
Nous avons toujours eu l'intention de respecter les droits de l’Université, tellement que nous avons inséré dans le projet de loi une clause spéciale à cet cffet. Il y est dit : “ Rien de contenu au présent acte ne sera interprété comme namoindrissant ou affectant en aucune manière les pouvoirs, droits, où privilèges accordés à l’Universiié Laval de Québec ou au Conseil de la dite Université par la Charte Royale de Sa Majesté la Reine Victoria, en date du 8 décembre 1852, érigeant en Corporation Civile la dite Université
Laval à Québec, l'intention du présent acte étant
de ne déroger en rien à la dite Charte.”
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ARLES Nous voulions tellement respecter ces droits qu'en soumettant notre projet de loi à l'examen du Conseil Universitaire et du Conseil Supérieur de Haute Surveillance, nous demandions des suggestions, des observations ; nous promettions de les recevoir avec respect; et nous nous déclarions £eureux, par avance, de pouvoir en #xir compte.
mrremière preuve: “ Nous, les me ‘res du Conseil d’affaires de l’Université Lavai à Montréal, choisis et désignés par Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêque de Montréal le 20 février 1891 pour aider le Vice-Recteur de l'Université Laval à Montréal, nous avons l'honneur de soumettre à l'examen du Cons:il Supérieur de l’Université Laval un projet de loi pour constituer civilement en Corporation ‘ Les administrateurs de l'Université à Montréal ”. (Lettre du 9 septembre 1891.) Deuxième preuve, les paroles du Vice-Recteur aux Einineutissime et Illustrissimes membres du Conseil Supérieur : “ Leur confiance
égale le respect avec lequel ils sont prêts à
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recevoir les suggestions qu'il plaira à Votre Eminence et à Vos Grandeurs de leur faire, pour le succès de la tâche qu’ils ont entreprise sous là direction de leur vénéré Archevêque.” (Lettre du 9 septembre 1891.)
Troisième preuve, les paroles du Vice-Recteur de Montréal à Mgr B. Paquet, Recteur de l'Université Laval : “ Si vous-même, Monseigneur Île Recteur, où le Conseil Universitaire, aviez à nous communiquer quelques observations à propos de ce projet de loi, croyez que nous serions très heureux de les recevoir et d'en tenir compte.” (Lettre du 9 septembre 1891.)
Quatrième preuve, ces autres paroles du Vice-Recteur de Montréal à Son Eminence le Cardinal Archevêque de Québec : “ Après en avoir conféré avec Mgr l’Archevêque de Montréal, je prends la liberté de demander l'EspeC= tueusement à Voire Eminence de vouloir bien nous émettre son désir sur notre projet de loi,
et faire en sorte que nous ayons aussi sur ce
sujet l’opinion des autres Evêques de la Pro-
vince ecclésiastique de Québec, comme nous avons déjà celle des Archevêque et Evêques de la Province de Montréal.” (Lettre du 13 octobre 1891.)
Cinquième preuve : “ Eminentissime Seigneur.. nous ne soumettons pas notre projet de loi seulement à l'approbation, mais encore à l’examen du Conseil Supérieur, ce qui constitue, ce me semble, une notable différence. Nous vou lons connaître, avec précision, quels sont ces empiètements, afin de les corriger; bien plus nous supplions dans ce sens.” (Lettre de l’abbé J. B. Proulx à Son Eminence le Cardinal Taschereau, 16 octobre 1891.)
Sixième preuve : “ Je regrette qu’on ne nous dise pas, d’une manière précise, ce que nous devrions retrancher de notre projet de loi, pour en faire un projet que Votre Eminence “ serait heureuse d’.pprouver,” et ce en quoi il donne à d’autres “ les droits qui relèvent du Conseil
Universitaire” C’est possible que le Conseil trouve que notre projet affecte ses droits; et,
c'est justement parce que c’est possible que, en
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