‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 10 sur 163 · MOELLE U’UX EMBRYON HU.MAIN DE 8 MOIS · texte numérisé non relu

MOELLE U’UX EMBRYON HU.MAIN DE 8 MOIS

Sur une coupe transversale, l’aspect de la moelle d’un embryon bumain de 8 mois est si sensiblement le même que celui de la section transversale de la moelle d’un fœtus bumain de 7 mois que nous venons de décrire, qu’il nous paraît inutile de refaire notre description. Nous nous bornerons à dire que la corne latérale s’accuse un peu plus, et que les cellules de la colonne de Clarke et de la corne postérieure sont aussi un peu plus visibles qu’elles ne l’étaient au septième mois.

Cellules nerveuses. — Le protoplasma des cellules ner- \eusesdes cornes antérieures paraîtavoir considérablement augmenté de densité, les granulations qui s’y trouvent sont

encore plus fines el plus réfringentes qii’anparavant et la striation formée par les fines fibrilles, que nous avons vues se développer petit à petit durant les deux derniers mois, a généralement envahi tout le protoplasma du corps de la cellule et s^étend meme fort loin dans les prolongements cellulaires, qui, eux, souvent se bifurquent et se ramifient de dilTérentes façons. 11 est rare de rencontrer, à cet âge, des cellules des cornes postérieures qui ne présentent pas un aspect strié plus ou moins développé ; celles qui sont simplement granuleuses sont excessivement rares (pl. YI, fig. 7; pl. Yll, fig. 1).

Les cellules des cornes postérieures sont moins avancées dans leur développement; cependant, à cet âge, beaucoup commencent à présenter des traces de striation. Les fibrilles qui forment cette striation apparaissent dans ces cellules de la même façon que dans celles des cornes antérieures.

.MOELLE d’lN EUiTUS HUMAIN A TERME.

La section transversale de la moelle d’un fœtus à terme est presque semblable à celle de la moelle d’un adulte, les seules différences qu’on observe tiennent à ce que la corne latérale est relativement peu développée et à ce que la commissure antérieure est beaucoup plus courte qu’elle ne l’est dansla moelle adulte. Aussi ne décrirons-nous pas l’aspect d’une section de cette moelle et passons-nous de suite aux cellules nerveuses.

Cellules nerveuses. — Les cellules nerveuses de la corne antérieure, de la corne latérale et de la colonne de fdarke présentent toutes une structure identique. (Généralement les cellules de la corne latérale et de la colonne de Clarke sont moins volumineuses que les cellules de la corne antérieure.

Les prolongements de ces cellules, sauf bien entendu celui de Deiters, se divisent et se subdivisent souvent, enfin les plus grosses présentent assez fréquemment des saillies et des dépressions, qui rendent leur forme très comjiliquée. Leur volume comme dans la moelle adulte est très variable, on en trouve de très grosses, d’aulres qui le sont moins, enfin d’excessivement petites n’ayant généralement pas plus de 2, 3 ou 4 prolongements.

CELLULES NERVEUSES

Presque tous oll'reut la structure intime des cellules nerveuses adultes; en elTet, on distingue, tant dans le protoplasma central que dans celui des prolongements, des fibrilles très fines qui ont été décrites en premier lieu pai Itemak puis par M. Schultze. Les granulations que concontient le protoplasma sont devenues très fines et réfringentes (pl VII, fig. 4 et 5).

Jamais elles ne renferment, comme Eicliliorst l’a du reste déjà dit [loc. cit., p. 450), de granulations pigmentaires. Ce fait vient à l’appui de l’opinion de ceux qui considèrent ces granulations comme des produits de désintégration.

Les cellules des cornes postérieures sont moins bien dé- \eloppées; elles ne présentent que rarement une striation due aux fibrilles, mais presque toutes ont leurs granulations rangées en séries linéaires. Cet état ne se prolonge pas longtemps après la naissance, car ayant eu l’occasion d’examiner la moelle d’un enfant de trois mois, j’ai vu que les cellules des cornes postérieures contenaient de fines fibrilles.

Chez presque tous les animaux nouveau-nés que j’ai examinés, j’ai retrouvé presque le même état des cellules nerveuses, que celui que je viens de décrire chez l’homme ; il faut cependant en excepter le chat et le lapin nouveaunés; chez ces deux animaux, aucune cellule ne renfermait de fibrilles; par contre, chez le veau nouveau-né, la fibrillation des cellules est facilement visible, mais cet aspect est du probablement à ce que, chez cet animal, les cellules nerveuses sont d’un volume relativement considérable, ce qui rend l’observation des détails de structure plus facile à faire.

Ap rès avoir suivi l’évolution des cellules nerveuses, nous étudierons la formation des libres de la substance blanche, car elles constituent, avec les cellules nerveuses, ainsi que nous le montrerons plus loin, un tout continu, qui ne devrait pas en être séparé; cependant afin de suivre l’ordre généralement adopté et surtout afin de ne pas embrouiller la question, nous les décrirons dans un chapitre à part.

Mais avant d’exposer les résultats de nos propres recherches, nous exposerons d’abord les opinions de nos devanciers.

Page 1