‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 113 sur 163 · COMAS · texte numérisé non relu

COMAS

D’une manière qénérale, les états comateux forcent l’attention par leur frécpience dans une foule d’affections différentes : Infections (fièvres éruptives, dothiénenterie, tuberculose aiquë, jialudisme, ictère qrave, pneumonie, rhumatisme articulaire aiqu, etc.) ; urémie ; diabète 5 intoxications (saturnine, alcoolique ) ; conqestiou cérélirale ;

méninqitcs à leur période tenninalc ; hémorrhaqies et oblitérations artérielles cérébrales ; épilepsie, etc.

lla[)pelons seulement fjue le coma, phénomène le plus frap[)ant du svndrôme apoplexie, se caractérise ])ar la somuolenca;, l’assonpissenumt profond, avec perte de toutes les fonctions {>s vcho-molrices et psycfio-simsorielles. Dans une description maqistrale, Houlay (1) nous montre le malade, dans le décnbitns dorsal, abandonné aux lois pliysiqnes de la ])esanteur et tendant sans cesse à qlisser vers les pieds de son lit, pour ])eii que ce dernier soit incliné ; ses membres, tout h‘ système de la locomotion ani-

1. Hoiilay. Dictionnaire enicijclop'sd'que des Sciences Médicales, tra. Coma, p. :^25,

male en état d’inerlie, sans qu’il y ait pom* cela de ])ara. Ijsie proprementclite... ; tonte conscience des sensations disparue ; les sens spéciaux éteints, la sensibilité qéiiérale absente... — Donc, abolition de la pensée, de la volonté, et snrtont, phénomène pins grave, de la conscience.

lhen rpie conservées dans leur ensend)le, les Fonctions végétatives ne peuvent ([ne se ressentir de l’énorme entrave ainsi apportée an Fonr tionnement cérébral. I^a respiration, la déglutition, etc. sont tronblées.

One deviennent alors les s[)liincters?

Ils ne peuvent qu’être viciés dans leur Fonctionnement, et c’est là nn point sur lequel tout le monde est d’accord. Tons les auteurs mentionneiit, tout an moins, les « troubles des sphincters. » La question devient tout autre dès qu’il s’agit de les [)réciser.

Uriiïrtire. — En ce qui concerne la miction, les auteurs reconnaissent bien qu’il y a tantôt incontinence, et tantôt rétention, mais ils se dérobent à l’explication de ces Faits, d’apparence vraiment contradictoire.

Il y a tantôt rétention, tantôt incontinence, dit simple- Bonlav. Si les sphincters sont ])aralysés, disent Blocq et ()nanon‘(L), c’est l’incontinence des urines et des matières fécales, mais dans d’antres cas, c’est la contractilité de la vessie et du rectum qui est abolie, et la rétenti(3ii en est la conséquence. Cette explication, plus complète, n’est pas encore sulTisante.il s’agit précisément de savoir dans ([ue[ cas les sphincters sont paralysés, dans quel cas, au contraire, la contractilité des muscles longitudinaux des

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