Sollier. Pyschologie de l'Idiot et de Vimbécile, p
Aussi serait-il intéressant, d’interroger legatisme de vieux déments, gâteux et démenti; complets, qu’on est obligé de maintenir au lit d’une manière permanente. Toutefois, ce n’est point là notre but. La sphère psychologique de ces malades est en effet restreinte au minimum, ce qui rend presque impossible, dans la recherche de l’incontinence, la détermination pathogénétique exacte. — Nous voudrions seulement montrer le rôle de l’incontinence sphinctérienne, à une période où le malade n’est pas s* avancé qu’on ne puisse encore l’interroger avec profit, et où l’on a précisément le plus grand intérêt à démêler le diagnostic et à décider, sinon d’un traitement que l’on ne paraît pas près de connaître encore, du moins d’un pronostic dont la détermination est capitale pour la santé, quelquefois même l’honorabilité du malade (Période Médico-légale).
Ces cas de gâtisme épisodique, transitoire, nous les verrons survenir en particulier chez les déments séniles et les paralytiques généraux, absolument au même titre, quand l’encéphale seul est en jeu, que les hémiplégies ou les troubles de la parole à résolution rapide. A priori, on comprend que ces faits puissent se produire alors que les circonvolutions seules sont touchées, des altérations de la capsule interne ou des noyaux centraux produisant toujours des paralysies durables.
Auparavant toutefois, il est nécessaire d’éliminer une série d’a ffections locales des voles urlnalres,(\\n, au premier abord, pourraient être confondues avec une inconti-
nence [)roprement dite, et qu’il n’est pas, pour cela, su perfiu de ineutioimer. Ce sont surtout :
C \J h\iperlropIiie de la prostate, ou la simple di/snrie d’origine vésicale, atonie vésicale de Rochet (1), causes fréquentes de la rétention sénile, souvent méconnues, mal soiqnées, et suivies d’une incontinence secondaire.
2" Une c//5/z7c banale, par cathétérismes répétés et malpropres, rétrécissements de l’iirèthre etc., — en mettant à part tout ce groupe de cystites que favorisent les lésions spinales, avec ou non appoint de troubles trophiques (fdiarcot).
Pour tous ces cas, on s’aidera comme toujours, des commémoratifs, du toucher, de l’examen des urines, etc. Insistons sur la nécessilé de toujours pratiquer cet examen préliminaire.