Toulouse, Les Causes de la folie, p
de sénilité dans lesquels le cerveau subit en quelque sorte cette métamorphose régressive qui ne représente qu’un phénomène partiel du processus général de l’évolution (démence sénile) (1) ; c’est, parallèlement, la démence précoce qui n’en diüere que par la rapidité de la marche et le jeune âge des sujets. Avec les vésanies clironiques qui peuvent passer aussi à la démence, soit assez rapidement, soit simplement par les progrès de l’âge, il y a, enfin, d’une manière générale, toutes les démences secondaires organiques, où les altérations vasculaires, de même que rinllammation, dérivent de l’influence de causes occasionnelles, agents pathogènes intra et extra-vascnlaires, agents iidectieux microbiens, toxines, ou toxiques bien définis comme le jilomb ou l’alcool (2). On sait, enfin, la place S])éciale qu’occupe parmi ces ])rocessns démentiels la paralysie générale, démence généralisée avec phénomènes d’incoordination motrice aboutissant à la paralysie également généralisée (Magnan et Sérieux) (3).
Dans toutes ces affections à caractère démentiel, la déchéance de la possibilité de retenir ses déjections, lorsqu’elle apjiaraît, précède la disparition de la possibilité de marcher. Comme les idiots montrent le phénomène inverse: l’acquisition de la marche devançant l’acquisition delà fonction sphinctérienne (Solder) (4), on voit ici une preuve curieuse de la loi générale de la Régression.
1. Krafft-Ebing. Lehrhmh cler Psijchiâtne. Trad. Laurent, p. 709.
2. Joffroy. Anatomie et physiologie pathologiques de la Paralysie générale. Leçon recueillie par Pactet. Bull. Méd.., 189 i, P . 553.