II. — Les Etats de Confusion Mentale
\oiis rapprochons du proupe des démeïices les diff'érents états décrits sous le iioiu de Confusion Mentale, parce (fiie, en effet, ces deux psychopathies quoique si dissenihlahles, coninie oriqine, étiologie, pronostic, voisinent quelquefois sur le terrain séméiologique. N’est-ce pas là ramentia aigu de Meynert, la démence aigue d’Esquirol ? Et vraiment, c’est i)ien soïivent dans les deux cas, le meme faciès étonné, égaré, liébèté ou absolument inerte, abruti, stupide, la même difficulté de compréhension, le même anônnement dans les réponses singulièrement embrouillées, la même perte des notions de temps et de lieu (1)...,
Uien entendu, peu nous importe ici, si la confusion mentale est toujours un symptôme, ou peut être parlois iflio])athique. Ce n’est que le syndrome clinique, et lui seul, (pii nous intéresse.
Or, dans ces états de conlusion mentale en même teitq)S qu’existent des troubles digestifs, de la dénutrition, de la fièvre parfois, on peut rencontrer le (fàtisme, sinon e.onstaiument^ <Iu moins par intervalles (Séglas) (2).
Eorsqnela confusion mentale, revêt hi forme astheuf que avec tor[)eur, le gâtisme s’explique facilement (voir plus
I. l’oui* juger de la difliculté du diagnostic, voir : Zielien, Ilaunion (lhaslin.
'■i. Séglas. Leçons cliniques sur les maladies mentales, et nerveu ses, p. 170.
liaut au chapitre sfiipeur). Le [)lus souvent le cas est plus béiiiii. Il arrive alors que, pour ses besoins de délécation, le malade pousse quelques grognements significatils pour l’entourage. On prend, d’ailleurs, bientôt la précaution de présenter le vase à heures fixes. L’incontinence d’urine seule est plus facile, et plus fré- ([uente. Elle est meme la règle au cours des confusions accentuées.
Mais ce ne sont pas là les cas les plus typiques de la confusion, parce que, la dépression y étant prononcée, le processus dans ce cas a très bien pu être rapproché, (ainsi l’enseignait Baillarger), du processus mélancolique ordinaire.
Les confus plus actifs, qui réalisent le chaos dont parlait Delasiauve présentent un ensemble de phénomènes psychologiques plus curieux, dont l’observation et l’interprétation expliquent aussi l’apparition du gâtisme.
Il faut d’abord invoquer les troubles fondamentaux de la confusion (Séglas) (1): chez le malade à lacies étonné, égaré, hébété, à rêvasseries interminables, à langage troublé, (les Images des mots s’évoquant avec peine, et se liant difficilement les uns aux autres, si bien que les réponses ne sont souvent qu’un sim])le écho de la question posée), tout montre l’entrave énorme apporté à l’exercice des facultés volontaires et attentionnelles en même temps qu’au jugement, à la mémoire, à l’association des idées. H n’est pas jusqu’aux troubles de la sensibilité qui n’entrent aussi en ligne de compte. La perception des objets