CELLULES DE
LA NÉVROGLIE.
raient tle nombreux prolongements fibrillaires, et comme nous l’avons vu plus liant {IJist. cellules nerveuses), pour lui une partie des cellules névrogliques se transformeraient en cellules nerveuses.
Boll (1), ainsi que nous l’avons déjà dit [Hist.), prétend que dans le cerveau de l’embryon de poule, les cellules de la névroglie, au commencement de l’incubation, forment une masse unique contenant de nombreux noyaux, et que cette masse renferme les cellules nerveuses. Ce n’est que plus tard quelles s’individualisent. La substance qui renfermerait, d’après cet auteur, tous ces noyaux, serait vers le quatrième jour de 1 incubation légèi ornent gianuleuse. Entre le quatrième et le quinzième jour, les granules augmenteraient en nombre, et la masse prendiait un volume plus considérable. Enfin, dans les jours suivants le quinzième, les granulations se rangeraient en séries linéaires, puis les séries linéaires formeraient de véritables fibrilles en se soudant les unes aux autres. Cbaque série de fibrilles partirait d’un noyau, de sorte que ceux-ci formeraient une série de centrés, et la masse fondamentale se trouverait divisée en autant de centres qu il y a de noyaux. Entre leiiJibrilles, il resterait une certaine quantité de gnimilajions qui ressomblorait.au « givre ».
La cellule de la névroglie ou de Deiters se trouverait ainsi constituée. Cette cellule ne serait qu’une forme de cellule conjonctive embryonnaire persistant pendant toute la vie.
D’après Eiebborst, il n’existe pas encore, vers la fin du troisième mois, de cellules de la névroglie dans la substance blanche ; elles n’apparaissent que pendant le quatrième mois; du moins à ce moment on trouve dans la substance iiiterlibrillaire des corpuscules blancs, et comme il n’est pas probable que ce soit des cellules do la partie centrale de la moelle qui soient devenues mobiles et aient pénétré dans la substance blanche, comme on ne peul pas admettre non ])lus une division, il no reste donc qu’à supposer, dit cet auteur, que ce sont des cellules lympliatique^jimbryonnaires, qui ont pénétré dans la substance blanche par les vaisseaux et s’y transforment.
(1) Boll, /oc. cit.
SYSTÈME NERVEUX CÉRÉRRO-SPINÂL.
lïensen, dans un mémoire que nous avons analysé plus haut (p. 59), s’élève contre le rôle que quelques histologistes font jouer aux cellules errantes. Quoique nous ne puissions pas nous associer complètement au mépris avec lequel il traite « cet enfant tordu des histologistes modernes », nous comprenons parfaitement l’indignation qui l’a saisi en lisant des suppositions aussi dénuées de preuves que celles qu’avance Eichhorsl ; mais nous n’essayerons pas de démontrer à présent combien est grande l’erreur de cet auteur, et nous décrirons la transformation qu’il assigne aux corpuscules lymphatiques, qui se trouvent logés au milieu des fd3res de la substance blanche.
Cette pénétration des corpuscules lymphatiques, » Emhryonale Neurogliazellen », commence aussitôt que les vaisseaux ont pénétré dans la moelle et se continue jusqu’à la naissance ; mais cette pénétration est surtout considérable pendant le quatrième mois. Vers le cinquième, il en a émigré un si grand nombre, que les cellules sont pressées et serrées les unes contre les autres.
Pendant le cinquième mois, on leur voit émettre un ou plusieurs prolongements. Ceux-ci se montrent, tantôt à un seul pôle, tantôt aux deux, ou bien sur une moitié de la circonférence, ou bien sur toute sa surface. Quelques-unes ont un seul long^jiiailongement à un pôle, tandis que le pôle , opposlT’csrœuvert d’un grand noml)jL:o-d-o-~-ün^ fibrilles, elles ressemblent alors assez J\. un pinceau etsnnLsmïilaires à celles que Boll a décrites sous le nom de « Pinselzellen ». Ces prolongements pénètrent entre lesHbFés nerveuses et les enserrent (lans iiD^-lacis^fort compliqué.
La substance molléculaire qui se trouvait entre les fibres nerveuses reste entre les prolongements de ces cellules et forme avec elles la névroglie. Il faut, d’après cet auteur, considérer comme n’étant que des produits artificiels, les f formes de névroglie spongieuse, granuleuse, etc., décrites ' par certains auteurs; ce ne sont que des aspects produits 1 par l’action des réactifs.
Eicbborst fait remarquer qu’il n’a pas pu trouver trace de la substance élastique, que Cerlacb a décrite dans la moelle.
D’après Kœlliker, on voit apparaître vers le vingt-troi-
CELLULES DE LA NÉVROGLIE
sièiiiG jour dans la substance blanche et la substance giise de la moelle, des masses abondantes de petits noyaux ronds et allongés avec les cellules y attenantes.
Ces éléments ne viennent pas des vaisseaux et représentent, d’après cet auteur, la première ébauche de la substance connective cellulaire des cordons. On ne peut, d’après lui, admettre à cette substance d’autre origine, que de supposer qu’elle s’est propagée le long' des vaisseaux. Cette substance connective existe en plus grande abondance dans les cordons antérieurs que dans les autres points de la substance blanche.
M. Ranvier, dans son mémoire sur la névroglie, ne s’est pas borné à examiner seulement les cellules de la névroglie de l’adulte, il les a aussi étudiées chez les embryons, et cette partie de son travail nous intéresse spécialement.
Ce savant a vu que chez un embryon de bo^f de 14 centimètres de long, toutes les cellules de la névroglie se montraient semblables à celles qu’il a décrites dans la rétine sous le nom de cellules basales. Chez des embryons de bœuf de 75 centimètres et de 95 centimètres, beaucoup de cellules de la névroglie étaient étoilées et présentaient de longs prolongements ayant toujours la constitution du protoplasma. Ce type serait celui qui reste persistant pendant toute la vie dans le cerveau.