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V. Magnan. Recherches sur les centres nerveux, p

ÏUOISIÈME PARTIE

LES GATEEX A L’ASILE

Jusqu’à présent nous avons étudié le (pîtisme dans ses

processus primitifs, spontanés, pour ainsi dire, n’envisaqeant l’affection qu’en elle-même, suivant son libre cours, sans modifications thérapeutiques quelcon([ues.

Influence de l'Internement. — Or, sitôt que le malade a franchi le seuil de l’Asile — parce qu’il est danqereux ou pour tout autre motif, — voici qu’un autre facteur entre enjeu ; c’est l’isolement loin des siens. Chanqement de milieu, changement d’habitudes, changement de régime, vie nouvelle en un mot. On comprend rinlluence énorme que pourra ressentir de ce chef le gâtisme, — même supposé épisodique primitivement — dont l’évolution et par conséquent le pronostic pourra ainsi changer du tout au tout.

D’autre part, la question se pose parallèlement, de savoir si parmi les aliénés vivant au dehors, le gâtisme survient sous la même forme et avec la même fréquence.

r/est là, 011 le conçoit, une (jrave question dont la solution est des plus importantes, [)ratiqueinent. l^our la résoudre, il faudrait que, sur tous les certificats d’admission médicaux fut mentionné le symptôme qatisme, Or, , dans l’état actuel des choses, rien n’obliqe le médecin à le signaler, et il le néglige, en effet, le plus souvient. En Allemagne, comme il existe des imprimés que remplit le médecin traitant, en particulier le Kreisarzt, où sont énumérées, entre autre, ces questions : le malade est-il gâteux? le malade se [)réoccupe-t-il de ses soins de propreté? se couvre-t-il d’ordures, au contraire ? — on peut trouver tous les éléments d’une statistique à ce sujet.

C’est ce qu’à fait Linderborn (l),en compulsant tous les certificats d’admission à l’asile de J lubertusburg, de 1880 à 1888. — J1 a, pour la clarté des résultats, éliminés: les paralytiques généraux avancés, les aliénés offrant des troubles cérébraux ou spinaux justifiant, à eux seuls, le gâtisme; enfin tous ceux déjà internés auparavant. — Restaient alors 337 malades. — Parmi ces 337, 2 {= 0,59 0 0) avaient gâté avant leur entrée (un imbécile et une débile maniaque), qui étaient Ijarbouilleurs ; et 18 (13 femmes, 5 hommes) (= 50/0) étaient gâteux simples.

Si l’on remarque que cet asile reçoit des aliénés de tonte espèce, sauf des épile[)ti(pies, et que les cas récents sont la grande minorité, on doit donc se demander si le nond)re de cas de gâtisme et de barbouillage à rapporter à l’interuement seul, tel qu’il se pratique actuellement, ne

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