‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 36 sur 163 · L. M. BOSSI · texte numérisé non relu

L. M. BOSSI

et à leur transformation en de grands kystes, dont les parois sont ta- i pissées par de l’épithélium très bas, parce qu’elles sont comprimées j par l’abondante collection de sécréta muqueux (fig. 10 et 11, c, d). ,

Les couches superficielles de la muqueuse sont fortement infiltrées| i

de leucocytes, et, çà et là, la surface libre de la muqueuse, ainsi al-) 1

térée, est recouverte d’un épithélium qui est en complète dégénéra-t i

tion muqueuse.

Jusqu’ici aucun indice de néoplasie de tissu connectif et épithélial I \ qui annonce le processus réparateur. Ce processus a cependant déjà ( commencé, quoique dans de faibles proportions, dans l’utérus de la j chienne tuée 4 mois et 10 jours après l’application du caustique. Danstl ce cas, comme on le voit dans la fig. 9, il s’est déjà formé une couche |:| de tissu connectif jeune (c), riche en cellules et en vaisseaux sanguins, jii qui est tapissée à sa surface libre d’un épithélium cylindrique plutôt li bas, duquel partent des tubuli glandulaires (b, &, b, b) encore très courts, parmi lesquels on rencontre quelques premières ébauches glan- il duiaires {d). Le processus de reproduction , après l’usage de la Pâte i de Canquoin, semble, d’après ce que j’ai pu relever dans ce cas unique, i s’effectuer de la même manière que dans les cas où j’avais enlevé la |è muqueuse par le raclage. Mais, si l’on compare la fig. 9 avec la fig. 8, L. copiée à dessein avec le même grossissement, on voit bientôt que tan- ^ dis que la reproduction, dans le 2® cas (raclage), est à peu près com- j< plète après 90 jours, dans le 1®’’ cas (destruction par la Pâte de Gan- 6 quoin) elle est à peine commencée après 4 mois et 10 jours. |

Ainsi il me semble évident que, si, en employant le caustique dej Canquoin pour détruire la muqueuse utérine, il y avait toujours un si grand retard dans la reproduction, cette méthode ne devrait cer- i; tainement pas être recommandée ni préférée au raclage. Et, laissant n maintenant de côté la question qui a pour objet de savoir si cette H reproduction, consécutive à la destruction par le caustique, s'effectue ) plus ou moins vite, si elle est complète et s’il en résulte une nouvelle I; muqueuse avec tous les attributs physiologiques et fonctionnels que '] présente la muqueuse normale, et qu’on trouve aussi, comme il a été !i établi, dans celle qui se forme après le raclage, ce qui ne pourra être -I bien déterminé qu’après de nouvelles expériences, je fais observer avant tout que le résultat de mes études ne correspond pas à ce que i MM. Tarnier et Polaillon ont déclaré dans leur rapport présenté à | l’Académie de Médecine de Paris en 1890 , que la Pâte de Canquoin i produise une destruction complète et uniforme de la muqueuse uté- il

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