SUR LA REPRODUCTION DE LA MUQUEUSE DE L’UTÊRUS
rine, jugeant non pas d’après une constatation directe faite sur Tutérus, mais bien sur le simple examen des escarres; j’ajoute que, dans tous le cas, j’ai trouvé une sténose incomplète du canal cervical et l’occlusion des cornes de la matrice, et, dans deux cas, avec l’occlusion, une destruction si profonde qu’elle produisit la séparation des cornes du corps de l’utérus, et enfin qu’il y a toujours des signes d’une péritonite qui vient de parcourir ses phases.
Il importe encore de noter quelques-unes des données fournies par l’examen microscopique, qui démontrent l’existence d’une forte inflammation de la muqueuse provoquée par le caustique, qui, souvent, au lieu de détruire complètement la muqueuse, l’altère profondément dans son appareil glandulaire, lequel subit, en grande partie, une grave transformation kystique; on ne sait pas si après cette transformation il y a destruction, ou bien si elle persiste comme altération chronique, une restitutio ad integrum étant, à mon avis, impossible ou du moins difficile. J’ai constaté ce fait, d’une manière bien prononcée, dans la matrice d’une chienne tuée après 53 jours, dans laquelle j’ai trouvé la muqueuse avec une forte augmentation d’épaisseur (3-4 millim.) et avec la couche la plus superficielle formée de tissu connectif abondamment infiltré de leucocytes et recouvert d’un épithélium cylindrique en dégénérescence muqueuse, auquel n’aboutissent que de très rares tubuli glandulaires restés ouverts, tandis que sous cette couche on trouve (fig. 10, planche III) un amas de tubuli glandulaires obstrués et énormément dilatés par les produits de sécrétion qui s’y sont accumulés, ainsi qu’une grande quantité de kystes de différente grosseur provenant de la transformation kystique des tubuli obstrués. Le contenu des kystes et des tubuli est formé par une matière muqueuse coagulée, l’épithélium (fig. 11, pl. III A, B) est très aplati à cause de la compression par le contenu, car il ne s’y opère pas simultanément une proportionnelle multiplication de cellules épithéliales, qui permette une dilatation progressive.
Si (après avoir admis que les conditions anatomiques de l’utérus de la chienne et celles de l’état normal de sa muqueuse diffèrent des conditions de la matrice malade de la femme) on considère que, soit dans les 10 expériences où la muqueuse utérine a été détruite par la cuillère de Volkmann, soit dans les 20 autres, où l’on avait pratiqué, outre le raclage complet et étendu de la muqueuse de l’utérus, l’incision et la suture de la paroi antérieure de cet organe, ü n'y eut jamais d'occlusion, ni même de sténose ou rétrécissement, jamais de
Archives italiennes de Biologie, — Tome XVI.