‹ Développement des éléments du système nerveux cérébro-spinalChapitre 53 sur 163 · CC · texte numérisé non relu

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(action physiologique du massage sur les muscles de l’homme 229

L’examen des fig. 1 et 2 et des données numériques du tableau dé- 1 montrent que les muscles fléchisseurs du doigt médius de la main (gauche produisent, en se contractant volontairement avec le rhythme Ide 2" et un poids de 3 kg., en conditions normales, un travail méca- ( nique moyen de kgm. 4,252, tandis que, sous Faction d’une période de 1 massage de la durée de 3', ces mêmes muscles produisent un effet utile «beaucoup plus grand, c’est-à-dire de kgm. 8,019, et l’on voit aussi que : Ton obtient des résultats analogues pour la main droite. L’augmentalition du travail n’est pas due à une supériorité dans la hauteur des 1 premières contractions, mais plutôt au plus grand nombre de celles-ci, •et à ce qu’elles décroissent plus lentement. — La forme de la courbe

Fig. 3. Fig. 4.

Tig. 3. — Courbe normale de la fatigue des muscles fléchisseurs du médius de la main gauche avec le poids de 3 kg. et le rhythme de 2''. Irritation électrique du nerf médian.

Tig. 4. — La même courbe sous l’influence du massage de la durée de 3'. — Id. id.

lest sujette aussi, à cause de ces modifications, à des changements; en teffet, tandis que dans la 1® fig. elle ressemble à une S italique peu laccentuée, dans la 2® fig. elle se rapproche plutôt d’un arc de parabole. I Cependant cette dernière variation n’est pas constante.

; Dans cette expérience je me suis servi d’un poids constant de 3 kg.; iniais dans d’autres expériences j’ai trouvé que Faction du massage

A. MAGGIORA

apparaît tout aussi bienfaisante quand on emploie d’autres poids de différente grosseur (2, 4, 6 kg.).

Après avoir constaté ces faits dans les muscles qui travaillent sous : l’action de la volonté, il n’était pas sans intérêt de chercher s’ils se vérifiaient encore lorsque les muscles se contractent par l’effet de | l'excitation électrique de leurs nerfs, ou de la même excitation appli- !j quée directèment sur eux. Dans ce but, j’ai fait des expériences ana- ,, logues aux précédentes, dans lesquelles la contraction des fléchisseurs i du médius était déterminée par l’irritation électrique appliquée sur i le nerf médian, et d’autres expériences où l’irritation était appliquée directement sur les fléchisseurs mêmes.

Par brièveté je m’abstiens de décrire ces expériences et je me limite à reproduire deux tracés, l’un desquels (fig. 3) nous indique le cours normal de la fatigue des muscles fléchisseurs du doigt médius avec le poids de 3 kg. et le rhythme de 2'^ excités sur le nerf médian, et l’autre (fig. 4) nous démontre l’effet bienfaisant produit sur les mêmes il muscles par un massage mixte de la durée de 3'.

Par le moyen des expériences suivantes j’ai recherché si l’action bienfaisante du massage croissait proportionnellement à la durée de son application.

5° Expérience. — Le 10 décembre 1890, h. 8 h. du matin, j’ai inscrit la courbe normale volontaire de la fatigue des muscles fléchisseurs du doigt médius de la main gauche avec un poids de 3 kg. et le rhythme de et, tout de suite après, le tracé des muscles de la main droite dans des conditions identiques.

Ensuite à 10 h. 15', à 12 h. 30’, h 2 h. 45’ et à 5 h., j’inscrivis le tracé des mêmes muscles avec le même poids et le même rhythme, mais en faisant agir sur eux des manœuvres de massage mixte qui duraient d’abord 2’, puis 5’, ensuite 10', et finalement 15’. J’obtins ainsi 10 tracés, dont je me limite à reproduire le 3® (fig. 5) et le 5® (fig. 6), qui démontrent l’effet du massage appliqué respectivement pendant 2’ et 5’ sur les muscles du côté gauche.

Pour reconnaître d’une façon plus évidente cet effet, on fera bien de confronter les fig. 3 et 4 avec la fig. 1, qui indique le cours normal de la fatigue de ces • mêmes muscles sur la même personne. Dans le tableau 2, j’expose les chiffres qui ex[)riment le travail mécanique produit chaque fois par les muscles.

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